Tirs mortels de policiers à Paris: Plainte de la famille de la passagère tuée

Les services d'urgence soignent deux occupants d'un véhicule qui ont été abattus par des policiers qui ont ouvert le feu, dans le 18e arrondissement au nord de Paris, le 4 juin 2022 (Photo, AFP).
Les services d'urgence soignent deux occupants d'un véhicule qui ont été abattus par des policiers qui ont ouvert le feu, dans le 18e arrondissement au nord de Paris, le 4 juin 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 09 juin 2022

Tirs mortels de policiers à Paris: Plainte de la famille de la passagère tuée

  • Me Sylvie Noachovitch a confirmé son intention de déposer plainte au nom de la famille, annoncée sur RTL
  • La famille va également déposer une plainte contre X visant les policiers

PARIS: La famille de Rayana, passagère de 21 ans tuée samedi à Paris par des tirs de policiers sur une voiture dont le conducteur est soupçonné d'avoir foncé sur eux, va porter plainte contre le conducteur et les policiers, a annoncé mercredi son avocate.

Me Sylvie Noachovitch a confirmé à l'AFP son intention de déposer plainte au nom de la famille, annoncée sur RTL.

"La famille va déposer plainte dès ce jour (mercredi) contre le conducteur du chef d'homicide involontaire, car en refusant d'obtempérer alors que les passagers le suppliaient de s'arrêter, il a commis une violation délibérée aux règles de prudence et de sécurité et a causé la mort de cette jeune fille", a-t-elle dit.

Me Noachovitch a précisé que Rayana, "sans casier judiciaire, ne connaissait pas le conducteur (...) Ils se sont rencontrés dans la boîte de nuit".

Selon elle, le conducteur "a proposé de ramener les trois passagers (...) Cet homme a refusé d'obtempérer à deux reprises. Les policiers vont tirer la deuxième fois, lorsque cet homme à nouveau n'a pas voulu obtempérer parce qu'il s'est retrouvé avec la vitre brisée, également il a été braqué".

Rayana "n'a jamais approuvé toutes ses fuites, à chaque fois elle hurlait dans la cabine de la voiture, comme les autres passagers, pour qu'ils sortent de la voiture et cet homme ne répondait pas. Il est en premier responsable de cette mort", a estimé l'avocate.

La famille va également déposer une plainte contre X visant les policiers, "pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et homicide involontaire également car, selon la version de plusieurs témoins, il n'y avait plus de danger pour leur vie au moment du tir" des policiers, a ajouté Me Noachovitch.

Pour le conseil, "la légitime défense ne peut être invoquée" par ces fonctionnaires.

"On ne comprend pas pourquoi on a tiré six coups de feu devant la passagère, pourquoi elle s'est retrouvée avec une balle dans la tête, tout ça devrait être expliqué avec une autopsie", a-t-elle ajouté, évoquant aussi l'existence de "vidéos" des faits et de "témoins" qui accréditeraient des fautes imputables aux policiers.

Marie Violleau, avocate d'Inès, passagère à l'arrière du véhicule, a indiqué mercredi sur BFMTV que sa cliente était "profondément choquée" par ce qu'elle a vécu.

"On se constitue partie civile car on veut faire partie de cette procédure et on veut être proactifs", a-t-elle annoncé.

Mais la responsabilité du conducteur, "c'est pas notre sujet" ni "le sujet principal", a ajouté Me Violleau, excluant une plainte le visant, et pointant du doigt "les tirs des policiers".

Les trois policiers sont ressortis libres mardi de garde à vue, sans poursuites judiciaires à ce stade. Une information judiciaire a été ouverte et confiée à un juge d'instruction, pour retracer précisément le déroulement des faits.

Le conducteur est en garde à vue depuis mardi, celle-ci a été prolongée mercredi, selon une source proche du dossier.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.