Blinken: Les actions de l’Iran risquent de l’isoler davantage et d’exacerber la crise

Selon le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, l’Iran risque de s’isoler davantage et d’exacerber les tensions (Photo, AFP).
Selon le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, l’Iran risque de s’isoler davantage et d’exacerber les tensions (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 10 juin 2022

Blinken: Les actions de l’Iran risquent de l’isoler davantage et d’exacerber la crise

  • Ses propos interviennent après que l’Iran a retiré les caméras destinées à surveiller ses activités nucléaires
  • L’envoyé américain en Iran appelle Téhéran à coopérer avec l’AIEA pour résoudre les questions de garanties en suspens

LONDRES: Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a déclaré jeudi que l’Iran risquait de s’isoler davantage et d’exacerber les tensions après que le pays a retiré les caméras destinées à surveiller ses activités nucléaires.
Les actions de l’Iran menacent le rétablissement éventuel de l’accord sur le nucléaire conclu par six pays en 2015, indique M. Blinken dans un communiqué.
«Le seul résultat de cette décision sera une aggravation de la crise nucléaire et un isolement économique et politique supplémentaire pour l’Iran», explique-t-il.
Plus tôt dans la journée de jeudi, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a révélé que le retrait de 27 caméras de surveillance utilisées par l’organisme de surveillance nucléaire de l’ONU pour contrôler les activités de Téhéran porterait un «coup fatal» aux négociations visant à relancer l’accord historique.
Ce communiqué a été publié un jour après que le conseil des gouverneurs de l’AIEA a majoritairement exprimé son appui à la mission essentielle de soumettre les matières nucléaires aux garanties afin d’empêcher la prolifération nucléaire, et a censuré Téhéran pour son manque de coopération avec l’organisme de surveillance.
Selon M. Blinken, la première réaction de l’Iran a été de menacer de nouvelles provocations nucléaires et de réduire la transparence, au lieu de s’attaquer à ces questions.
«L’Iran doit coopérer avec l’AIEA et fournir des informations techniquement crédibles en réponse aux questions de l’AIEA. C’est la seule façon de retirer les questions de garanties de l’ordre du jour du conseil», souligne M. Blinken.
Il a ajouté que les États-Unis demeuraient attachés à un retour mutuel à la mise en œuvre intégrale de l’accord sur le nucléaire et étaient «prêts à conclure un accord fondé sur les arrangements que nous avons négociés avec nos alliés européens à Vienne pendant de nombreux mois».
De son côté, l’envoyé américain en Iran, Rob Malley, estime que le message du conseil d’administration à l’Iran est clair en ce qui concerne la nécessité de respecter ses obligations en matière de garanties, qui sont indépendantes de l’accord sur le nucléaire, également connu sous le nom de plan d’action global commun (PAGC).
«Il ne s’agit pas d’une question politique; dès que l’AIEA disposera des informations techniquement crédibles dont elle a besoin, le conseil ne verra pas la nécessité de prendre d’autres mesures relatives à ces questions», note M. Malley.
Il a ensuite réaffirmé qu’ils étaient prêts à un retour mutuel à une conformité totale immédiate, mais que l’Iran «doit décider de laisser tomber ses exigences extérieures» et accepter l’accord de Vienne disponible depuis mars.
«L’Iran a une solution pour sortir de la crise nucléaire qu’il a créée: coopérer avec l’AIEA pour résoudre les questions de garanties en suspens et accepter de revenir au PAGC. Cela permettrait de répondre aux préoccupations internationales urgentes en matière de non-prolifération et d’obtenir la levée des sanctions américaines. C’est à eux de choisir», poursuit-il.


(Avec AFP)
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.