Les trois défis de la relance touristique au Maroc

Des touristes montent en calèche sur la place Jemaa el-Fnaa à Marrakech, au Maroc, le 12 mai 2022. FADEL SENNA / AFP
Des touristes montent en calèche sur la place Jemaa el-Fnaa à Marrakech, au Maroc, le 12 mai 2022. FADEL SENNA / AFP
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Publié le Vendredi 10 juin 2022

Les trois défis de la relance touristique au Maroc

  • La saison estivale, compromise au début de l’année, est dorénavant sauvée, grâce notamment à une campagne de communication dynamique visant dix-neuf pays
  • «Il faut être plus offensif et compétitif pour récupérer nos parts de marché»

CASABLANCA: La dynamique touristique se confirme au Maroc. Après l’ouverture de l’espace aérien, le 7 février 2022, et l’allégement des mesures sanitaires, le tourisme, l’un des secteurs névralgiques pour l’économie du pays, a repris des couleurs.

La saison estivale, compromise au début de l’année, est dorénavant sauvée, grâce notamment à une campagne de communication dynamique visant dix-neuf pays, principaux marchés émetteurs de touristes pour le Royaume. Toutefois, la relance touristique fait face à plusieurs défis. Contactée par Arab News en français, Wissal el-Gharbaoui, secrétaire générale de la Confédération nationale du tourisme (CNT), revient sur ces principaux défis.

«La forte demande qui s’exprime depuis la reprise des vols internationaux est vitale, car elle nous permet de sortir de notre phase de crise de manière concrète, et elle contribuera au repositionnement de la destination Maroc à l’échelle mondiale, et ce grâce au soutien de la campagne de communication déployée à destination de dix-neuf pays. Il nous faudra toutefois prioriser la desserte aérienne à destination du Maroc; il est impératif de doubler les capacités aériennes à destination du Maroc, pas seulement pour la saison estivale, mais aussi et surtout pour la période d’hiver», déclare Wissal el-Gharbaoui.

La reprise est là, mais pour la pérenniser, il faudra renforcer de manière considérable les capacités aériennes à destination du Maroc, insiste notre interlocutrice. Elle propose un rapprochement plus soutenu des distributeurs et tour-opérateurs (TO) à l’échelle internationale afin de programmer des vols charters de point à point, tout en allant gagner des parts de marché et chercher des relais de croissance sur lesquels l’industrie touristique marocaine pourra s’appuyer pour sa performance économique.

«Cela passera par un important budget d’accompagnement de ce doublement de capacités aériennes auprès des TO par des campagnes conjointes de comarketing, pour assurer un volume suffisant et un maillage territorial sur l’ensemble du territoire national. Il faut que nous puissions offrir suffisamment de sièges pour pouvoir assurer la pérennité de la relance», poursuit Wissal el-Gharbaoui.

Le deuxième grand défi de la relance est lié, quant à lui, au capital humain. La crise sanitaire a impacté de manière considérable le secteur et ses ressources humaines. Entre reconversions et pertes d’emploi, le tourisme marocain est désormais en phase de reconstruction.

«Le secteur a été fragilisé et les ressources humaines fortement déstabilisées. Nous devons reconquérir notre force de travail sur ce secteur à travers la formation, la mise à niveau et la montée en compétences de nos ressources humaines pour pouvoir remettre la machine de production en route. Il s’agira également de protéger et préserver notre capital humain qui est désormais sollicité par d’autres destinations internationales comme le Qatar qui prépare la Coupe du monde du football», souligne Mme El-Gharbaoui.

Le dernier défi pour l’industrie touristique marocaine a trait à la compétitivité du secteur. Du fait de l’inflation, le pouvoir d’achat des Marocains et des étrangers subit une forte pression. Il s’agit donc de proposer une expérience touristique de bonne qualité, mais également abordable.

«Il faut être plus offensif et compétitif pour récupérer nos parts de marché. Un véritable coup de pression doit être exercé sur la production, en plus d’un cadre fiscal plus incitatif. Nous avons émis des propositions en ce sens dans le cadre du projet de loi de Finances 2023. Si la pression sur l’assiette fiscale du secteur touristique est suffisamment réduite, il faudra que cela se répercute sur le prix du produit final afin de favoriser le repositionnement de la destination Maroc», conclut-elle.

 

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Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.