Israël donne son feu vert final à la normalisation avec les Emirats

Benjamin Netanyahu, Donald Trump, et les ministres des affaires étrangères du Bahreïn et des Émirats arabes unis saluent du balcon Truman à la Maison Blanche après avoir participé à la signature des Accords d'Abraham. (SAULLOEB/AFP)
Benjamin Netanyahu, Donald Trump, et les ministres des affaires étrangères du Bahreïn et des Émirats arabes unis saluent du balcon Truman à la Maison Blanche après avoir participé à la signature des Accords d'Abraham. (SAULLOEB/AFP)
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Publié le Dimanche 25 octobre 2020

Israël donne son feu vert final à la normalisation avec les Emirats

  • L'accord de normalisation avec les Emirats arabes unis a été approuvé à la mi-octobre par le Parlement israélien, la Knesset
  • Les Palestiniens estiment que la normalisation entre Israël et le monde arabe peut intervenir après une paix israélo-palestinienne et non l'inverse.

JÉRUSALEM: Le gouvernement israélien a donné dimanche son feu vert final à l'accord de normalisation avec les Emirats arabes unis, selon un communiqué officiel.  

L'accord, annoncé en août et signé le mois dernier à Washington, a été approuvé à la mi-octobre par le Parlement israélien, la Knesset, et attendait l'approbation finale du cabinet ministériel.

Des députés de la Liste unie des partis arabes israéliens ont voté contre cet accord lors de la séance-marathon du 16 octobre rythmée par plus de huit heures de débat.

Lors d'une réunion, l'exécutif a donné son approbation et soumis à la Knesset l'accord avec Bahreïn, deuxième pays arabe du Golfe à annoncer cette année la normalisation de ses relations avec l'Etat hébreu.

L'un des sujets sensibles lié à l'accord avec les Emirats était la question de la vente d'avions de combat américains F-35 à Dubaï qui menaçait selon des responsables israéliens l'avantage technologique d'Israël au Moyen-Orient.

Depuis les années 1960, les Etats-Unis maintiennent une politique du "Qualitative military edge (QME)", ou "avantage militaire qualitatif", selon laquelle Washington s'assure qu'Israël dispose du meilleur équipement militaire dans la région.

Or vendredi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué avoir reçu la garantie que les "Etats-Unis allaient mettre à jour les capacités militaires d'Israël et maintenir son avantage militaire qualitatif" et que par conséquent l'Etat hébreu "ne s'opposera pas" à la vente de matériel de pointe aux Emirats.

Après les Emirats et Bahreïn, le Soudan a annoncé à son tour vendredi, la normalisation de ses relations avec Israël au grand dam encore des Palestiniens.

Du Fatah laïc du président Mahmoud Abbas, qui siège en Cisjordanie occupée, aux islamistes du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, la classe politique palestinienne a dénoncé ces accords, qualifiés de "trahison" ou de "péché politique".

Les Palestiniens estiment que la normalisation entre Israël et le monde arabe peut intervenir après une paix israélo-palestinienne et non l'inverse.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.