Les dirigeants de l'Égypte, du Bahreïn et de la Jordanie discutent du sommet régional américain en Arabie saoudite

Le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi (C), le roi de Bahreïn Hamad ben Isa al-Khalifa (D) et le roi Abdallah de Jordanie se sont entretenus à Charm el-Cheikh dimanche (Photo, Petra).
Le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi (C), le roi de Bahreïn Hamad ben Isa al-Khalifa (D) et le roi Abdallah de Jordanie se sont entretenus à Charm el-Cheikh dimanche (Photo, Petra).
Le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi salue le roi de Bahreïn Hamad ben Isa al-Khalifa à Charm El-Cheikh, samedi (Photo, Porte-parole de la présidence égyptienne).
Le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi salue le roi de Bahreïn Hamad ben Isa al-Khalifa à Charm El-Cheikh, samedi (Photo, Porte-parole de la présidence égyptienne).
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Publié le Lundi 20 juin 2022

Les dirigeants de l'Égypte, du Bahreïn et de la Jordanie discutent du sommet régional américain en Arabie saoudite

  • Le président américain, Joe Biden, se rendra à Djeddah les 15 et 16 juillet, où il traitera notamment de la crise énergétique, des guerres en Ukraine et au Yémen et du dossier nucléaire iranien
  • Le président El-Sisi, le roi Hamad et le roi Abdallah ont insisté sur la solution à deux États pour la Palestine

LE CAIRE: Le sommet régional américain de Djeddah, prévu le mois prochain, a figuré en tête de l'ordre du jour d'une réunion trilatérale entre le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi, le roi de Bahreïn Hamad ben Isa al-Khalifa et le roi Abdallah de Jordanie, dimanche à Charm el-Cheikh.

Le président américain, Joe Biden, se rendra à Djeddah les 15 et 16 juillet, où il discutera avec d'autres dirigeants réunis de la crise énergétique, des guerres en Ukraine et au Yémen, du dossier nucléaire iranien, de la cybersécurité et de la sécurité alimentaire.

Les dirigeants ont souligné la nécessité d'élargir la coopération trilatérale dans tous les secteurs afin de répondre aux aspirations de leurs peuples et de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

La réunion a mis l’accent sur l’importance de continuer à œuvrer pour intensifier l'action arabe commune afin de faire face aux défis de la sécurité alimentaire, de la hausse des prix et des coûts de l'énergie au vu des développements mondiaux.

Par ailleurs, les dirigeants ont insisté sur la nécessité de soutenir la lutte palestinienne «légitime» et «la solution à deux États», menant à la création d'un État palestinien indépendant sur les frontières du 4 juin 1967, avec pour capitale Jérusalem-Est.

Ils ont également évoqué les efforts déployés pour trouver des solutions politiques aux crises régionales et lutter contre le terrorisme dans le cadre d'une approche globale.

Les trois dirigeants ont salué le sommet qui se tiendra en juillet en Arabie saoudite et qui réunira les dirigeants des États membres du Conseil de coopération du Golfe, ainsi que les dirigeants de la Jordanie, de l'Égypte, de l'Irak et des États-Unis.

Lors d'une réunion bilatérale, El-Sisi et le roi Hamad ont également discuté du renforcement de la coopération économique et des investissements.

Le porte-parole officiel de la présidence égyptienne a ainsi déclaré: «Le président El-Sisi a affirmé la fierté de l'Égypte quant aux liens historiques qui unissent les deux pays et peuples frères.»

Il a ajouté que l'Égypte souhaitait «continuer à renforcer la coopération bilatérale avec Bahreïn dans divers domaines, intensifier le rythme de la coordination conjointe vis-à-vis des développements au Moyen-Orient, et consolider l'unité et l'action arabe commune face aux divers défis régionaux et internationaux».

Le roi Hamad a déclaré que sa visite en Égypte était une «continuation des relations historiques et éminentes qui lient les deux pays, les gouvernements et les peuples, ainsi que leur destin et leur avenir communs».

Le monarque bahreïni a salué le «rôle pivot et ferme de l'Égypte en tant que pilier de la sécurité et de la stabilité dans la région, ainsi que ses efforts pour promouvoir l'action arabe commune à tous les niveaux», exprimant son admiration pour «le développement important et qualitatif dont témoignent (les) relations égypto-bahreïnies dans divers domaines politiques, économiques, de développement et autres domaines d'intérêt commun». 

Il a également exprimé son désir d'approfondir les relations avec le pays d'Afrique du Nord.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le Conseil des ministres saoudien condamne les attaques iraniennes et affirme le droit du Royaume à se défendre

La session du Conseil des ministres, présidée par le prince héritier Mohammed bin Salmane par visioconférence. (SPA)
La session du Conseil des ministres, présidée par le prince héritier Mohammed bin Salmane par visioconférence. (SPA)
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  • Les ministres ont également salué la performance des défenses aériennes du Royaume qui ont intercepté et détruit des missiles

RIYAD : Le Conseil des ministres d’Arabie saoudite a fermement condamné mardi les attaques iraniennes visant le Royaume, les États du Golfe et d’autres pays de la région, affirmant qu’elles menacent la sécurité régionale et violent le droit international.

La session du Conseil, présidée par le prince héritier Mohammed bin Salmane par visioconférence, a réaffirmé le droit de l’Arabie saoudite de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger sa sécurité, sa souveraineté et son intégrité territoriale.

Les ministres ont également salué la performance des défenses aériennes du Royaume qui ont intercepté et détruit des missiles et des drones ayant tenté de viser des sites et des installations dans le pays.

Le prince héritier a informé le Conseil des récents entretiens téléphoniques qu’il a eus avec les dirigeants de plusieurs pays dans le cadre de consultations en cours sur les évolutions régionales et leurs répercussions sur la stabilité régionale et internationale.

Dans une déclaration à l'agence de presse saoudienne, le ministre de l’Information Salmane bin Yousef Al-Dossari a indiqué que le Conseil avait également examiné les efforts de l’Arabie saoudite pour renforcer la coordination et la coopération avec ses partenaires du Golfe et du monde arabe afin de faire face aux défis régionaux actuels.

Le Conseil a salué les déclarations issues des récentes réunions entre le Conseil de coopération du Golfe et l’Union européenne, ainsi que celles de la Ligue arabe, qui ont condamné les attaques iraniennes. 

Le Conseil a également évoqué la prochaine Journée du drapeau saoudien, célébrée le 11 mars, la décrivant comme un symbole de l’histoire du Royaume, de son identité nationale et de ses principes fondateurs.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: nouvelles frappes israéliennes sur Beyrouth et sa banlieue

La fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de la capitale libanaise, Beyrouth, le 10 mars 2026. (AFP)
La fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de la capitale libanaise, Beyrouth, le 10 mars 2026. (AFP)
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  • Israël a mené de nouvelles frappes sur Beyrouth et sa banlieue sud, visant des infrastructures du Hezbollah Depuis début mars, près de 500 personnes ont été tuées et environ 760.000 déplacées au Liban. Depuis début mars, près de 500 personnes ont été tuée
  • Pour la deuxième fois depuis le début de la guerre début mars, le centre de la capitale a été touché, un appartement dans la zone d'Aïcha Bakkar ayant été frappé

BEYROUTH: Israël a mené mercredi de nouvelles frappes sur Beyrouth et sa banlieue sud, bastion du Hezbollah pro-iranien, alors que son offensive a fait quelque 760.000 déplacés au Liban.

Pour la deuxième fois depuis le début de la guerre début mars, le centre de la capitale a été touché, un appartement dans la zone d'Aïcha Bakkar ayant été frappé, a indiqué l'agence officielle Ani.

Cet organe a par ailleurs fait état d'un "raid violent" sur la banlieue sud de la capitale, régulièrement visé depuis dix jours. Des images en direct d'AFPTV ont montré des colonnes de fumée s'élevant des sites touchés.

L'armée israélienne avait annoncé plus tôt une vague de frappes sur Beyrouth, disant cibler "des infrastructures du Hezbollah".

Près de 500 personnes ont été tuées par les opérations israéliennes depuis le 2 mars, selon des chiffres officiels.

Et au moins 759.300 personnes ont été déplacées depuis le début de la campagne de frappes, lancée début mars en réponse à des tirs du Hezbollah, selon des chiffres publiés mardi par le gouvernement libanais.

La représentante du HCR au Liban, Karolina Lindholm Billing, a averti mardi à Genève que "le nombre de personnes déplacées continue d'augmenter".

"La plupart ont fui précipitamment, presque sans rien, et cherchent refuge à Beyrouth, au Mont-Liban, dans la région du nord du Liban et dans certaines parties de la Békaa", a-t-elle expliqué.

Dans l'immense Cité sportive à Beyrouth, un camp de toile a été installé pour accueillir les déplacés fuyant les bombes.

"Nous avons fui à pied à deux heures du matin et avons passé la première nuit dehors", sur le front de mer, a raconté mardi à l'AFP Fatima Chehadé, une habitante de la banlieue sud âgée 35 ans, mère de quatre enfants dont un bébé.

Mardi après-midi, de violentes frappes avaient déjà visé le sud de la capitale, pilonné depuis neuf jours.

Des images de l'AFPTV ont montré un nuage de fumée se dégager de ce quartier, qui abrite en temps normal entre 600.000 et 800.000 habitants.

Dans le sud du Liban, l'armée israélienne a également frappé mardi le secteur de Tyr, après avoir exhorté la population à évacuer.

Selon Ani, le maire et un conseiller municipal de la ville de Jwaya, près de Tyr, ont été tués.

Des raids "successifs" sur la ville de Qana, également près de Tyr, ont fait cinq morts et cinq blessés, selon le ministère de la Santé mercredi.

Près de la frontière avec Israël, des combattants du Hezbollah ont attaqué à plusieurs reprises des troupes israéliennes près des villes frontalières de Khiam et d’Odaisseh, a déclaré la formation libanaise dans un communiqué.

L’Ani a également fait état d'"affrontements entre le Hezbollah (...) et une force ennemie en périphérie de la localité d'Aitaroun", dans ce secteur.

Israël a enjoint à plusieurs reprises les habitants d'évacuer une vaste zone du sud, s'étendant de la frontière jusqu'au fleuve Litani, à une trentaine de km plus au nord.

Les derniers habitants d'un village chrétien frontalier avec Israël, Alma Al-Chaab, qui avaient résisté aux avertissements israéliens, ont été évacués mardi par les Casques bleus, selon une source de l'ONU et un correspondant de l'AFP.

"83 personnes sont parties, personne n'est resté parce qu'ils se sentaient en danger", a indiqué à l'AFP le maire du village, Chadi Sayah.

La plaine orientale de la Békaa, un bastion du Hezbollah frontalier de la Syrie, est également pilonnée par l'armée israélienne.

Mardi, les présidents libanais, Joseph Aoun, et syrien, Ahmad al-Chareh, sont convenus de mieux "contrôler" leur frontière commune, au lendemain d'un incident frontalier, a annoncé la présidence à Beyrouth.

La Syrie avait dénoncé dans la nuit des tirs d'artillerie du Hezbollah pro-iranien vers son territoire.


L’Arabie saoudite intercepte des missiles balistiques visant la base aérienne Prince Sultan

Plusieurs missiles balistiques visant l’Arabie saoudite ont été interceptés. (REUTERS)
Plusieurs missiles balistiques visant l’Arabie saoudite ont été interceptés. (REUTERS)
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  • Le Conseil des ministres saoudien a fermement condamné mardi les attaques iraniennes visant le Royaume

RIYAD : L’Arabie saoudite a abattu sept missiles balistiques, a annoncé le ministère de la Défense tôt mercredi.

Six des missiles visaient la base aérienne Prince Sultan, tandis qu’un autre a été intercepté alors qu’il se dirigeait vers la Province orientale.

Cinq drones ont également été abattus alors qu’ils se dirigeaient vers le champ pétrolier de Shaybah, dans le Rub al-Khali (le Quart Vide).

Onze autres drones ont été détruits à Al-Kharj, Hafar Al-Batin et dans d’autres zones de la Province orientale, a indiqué le ministère.

La guerre, lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, s’est intensifiée, affectant la stabilité régionale et déclenchant une crise énergétique mondiale.

Mardi, le Conseil des ministres saoudien a fermement condamné les attaques iraniennes visant le Royaume, les États du Golfe et d’autres pays de la région, affirmant qu’elles menacent la sécurité régionale et violent le droit international.

La session du Conseil, présidée par le prince héritier Mohammed ben Salmane par visioconférence, a réaffirmé le droit de l’Arabie saoudite de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger sa sécurité, sa souveraineté et son intégrité territoriale.

Le Brent a atteint un niveau historique de 120 dollars le baril lundi avant de redescendre à 90 dollars mardi.

Amin Nasser, directeur général de Saudi Aramco, le premier exportateur mondial de pétrole, a déclaré aux journalistes : « Les conséquences pour les marchés pétroliers mondiaux seraient catastrophiques, et plus la perturbation se prolongera… plus les conséquences pour l’économie mondiale seront graves. »

La Maison-Blanche a déclaré que les prix de l’essence chuteront une fois que les objectifs des États-Unis dans la guerre seront atteints.

Le conflit pourrait se prolonger pendant des mois, malgré les propos du président américain Donald Trump affirmant qu’il pourrait toucher à sa fin. Mais les Gardiens de la révolution iraniens ont déclaré qu’il prendra fin lorsqu’ils en décideront. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com