Israël lève la suspension des permis d'entrée pour les Palestiniens de Gaza

Des officiers palestiniens vérifient les documents des travailleurs attendant d'atteindre Israël par le point de passage d'Erez après sa réouverture, à Beit Hanun, dans le nord de la bande de Gaza, le 26 avril 2022 (Photo, AFP).
Des officiers palestiniens vérifient les documents des travailleurs attendant d'atteindre Israël par le point de passage d'Erez après sa réouverture, à Beit Hanun, dans le nord de la bande de Gaza, le 26 avril 2022 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 23 juin 2022

Israël lève la suspension des permis d'entrée pour les Palestiniens de Gaza

  • L'Etat hébreu avait dit jeudi prévoir d'augmenter de 2 000 le nombre de permis, pour atteindre un total de 14 000 par jour
  • Mais après le tir d'une roquette depuis le territoire palestinien, Israël a décidé samedi de suspendre cette mesure

GAZA: Israël a décidé mercredi de lever la suspension de l'augmentation du nombre de permis d'entrée sur son territoire accordés aux Palestiniens de la bande de Gaza, enclave sous blocus de l'Etat hébreu depuis 15 ans.

L'Etat hébreu avait dit jeudi prévoir d'augmenter de 2 000 le nombre de permis, pour atteindre un total de 14 000 par jour. Mais après le tir d'une roquette depuis le territoire palestinien, Israël a décidé samedi de suspendre cette mesure.

Dans un communiqué, le Cogat, organe du ministère israélien de la Défense qui supervise les activités civiles dans les Territoires palestiniens, a annoncé qu'il avait "été décidé mercredi soir d'augmenter de 2 000 le nombre d'entrées en Israël pour les Palestiniens de Gaza, pour des objectifs commerciaux et de travail"

"Cette annonce met fin à la suspension de la même décision le week-end dernier à la suite d'un tir de roquette vers l'Etat d'Israël", précise le communiqué du Cogat.

L'armée israélienne avait mené samedi des frappes sur des positions du mouvement palestinien Hamas dans la bande de Gaza en riposte à un tir de roquette depuis ce territoire qui avait été intercepté, selon un communiqué militaire.

L'enclave palestinienne sous contrôle du Hamas, est soumise à un blocus israélien depuis 2007, date à laquelle le mouvement islamiste palestinien y a pris le pouvoir.

Hormis le point de passage de Rafah, entre le sud de la bande de Gaza et l'Egypte, Israël contrôle toutes les entrées et sorties de l'enclave, aussi bien celles des marchandises que des personnes.

En Israël, la plupart des travailleurs venant de Gaza sont employés dans la construction et l'agriculture, où ils perçoivent des salaires beaucoup plus élevés que dans l'enclave palestinienne de 2,3 millions d'habitants minée par les guerres, avec un taux de pauvreté avoisinant les 60% et un chômage endémique oscillant autour de 50%.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.