Canada: nouvelle bataille dans la procédure d'extradition d'une cadre de Huawei

Meng Wanzhou, cadre du géant chinois des télécoms Huawei, quitte la Cour suprême de la Colombie-Britannique après avoir comparu devant un juge, le 30 septembre 2020 à Vancouver, au Canada (Photo, AFP)
Meng Wanzhou, cadre du géant chinois des télécoms Huawei, quitte la Cour suprême de la Colombie-Britannique après avoir comparu devant un juge, le 30 septembre 2020 à Vancouver, au Canada (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 26 octobre 2020

Canada: nouvelle bataille dans la procédure d'extradition d'une cadre de Huawei

  • Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, a été interpellée lors d'une escale à Vancouver le 1er décembre 2018
  • Les avocats de la ressortissante chinoise ont précédemment défendu des allégations d'abus de procédure pour demander l'accès à des documents secrets

VANCOUVER : Une cadre du géant chinois des télécoms Huawei, arrêtée au Canada à la demande des Etats-Unis, revient lundi devant un tribunal de Vancouver pour dénoncer les conditions de son arrestation fin 2018 et exiger l'arrêt de la procédure d'extradition la visant.

Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, a été interpellée lors d'une escale à Vancouver le 1er décembre 2018, les autorités américaines l'accusant d'avoir contourné les sanctions américaines contre l'Iran.

Mme Meng est accusée de fraude pour avoir menti à la banque HSBC sur la relation entre Huawei et Skycom, une filiale qui vendait des équipements de télécoms à l'Iran, lors d'une présentation faite en 2013, exposant la banque à des sanctions américaines.

La défense de Mme Meng va une nouvelle fois tenter de convaincre la juge que les droits de leur cliente ont été violés, après qu'elle a été interrogée pendant trois heures par les agents des douanes canadiennes sans savoir ce qui lui était reproché avant d'être officiellement arrêtée. 

Les avocats dénoncent également la saisie de ses appareils électroniques, notamment son téléphone et son ordinateur portable, qui ont été transmis au FBI américain, ce qui constitue selon eux une violation de la Charte canadienne des droits et libertés.

Mme Meng « allègue un complot par des forces de l'ordre américaines et canadiennes pour contraindre la requérante à fournir des éléments de preuves au profit des Etats-Unis et ce, en violation de ses droits découlant de la Charte », selon des documents de justice.

Des membres de la police fédérale et des services des douanes du Canada doivent être appelés à témoigner lors de cette nouvelle semaine d'audiences.

Les avocats de la ressortissante chinoise ont précédemment défendu des allégations d'abus de procédure pour demander l'accès à des documents secrets qui selon eux prouvent d'existence d'un complot entre le FBI et les autorités canadiennes. Un tel complot, s'il était démontré, pourrait entraîner l'annulation de la procédure d'extradition.

Crise sans précédent

La justice avait déjà remis des piles de documents à la défense, dont la plupart étaient caviardés.

Les avocats ont également demandé lors de précédentes audiences l'accès à des rapports, courriels et notes rédigées par des agents des services de renseignements canadiens. Cette requête présentée devant la Cour fédérale d'Ottawa leur a également été refusée en août.

« Le procureur général du Canada ne croit pas qu'il y ait eu un quelconque complot visant à priver Mme Meng de ses droits », a répliqué le représentant du ministère de la Justice, Robert Frater.

L'arrestation de Meng Wanzhou, qui vit depuis en résidence surveillée à Vancouver, a déclenché une crise diplomatique sans précédent entre Ottawa et Pékin.

Quelques jours après son interpellation, l'ex-diplomate canadien Michael Kovrig et son compatriote, le consultant Michael Spavor, avaient été arrêtés en Chine, avant d'être inculpés d'espionnage mi-juin.

Leur détention est largement considérée en Occident comme une mesure de représailles.

De nouvelles audiences préliminaires sont prévues le mois prochain et début 2021. L'audience d’extradition de Meng Wanzhou est prévue du 26 au 30 avril, mais en raison des nombreuses possibilités d'appel, la procédure pourrait durer plusieurs années selon les experts.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.