Plus de cent personnes tuées dans un camp syrien en 18 mois, selon l'ONU

Le camp d'Al-Hol, dans le nord-est contrôlé par les Kurdes, était censé être un centre de détention temporaire (Photo, AFP).
Le camp d'Al-Hol, dans le nord-est contrôlé par les Kurdes, était censé être un centre de détention temporaire (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mercredi 29 juin 2022

Plus de cent personnes tuées dans un camp syrien en 18 mois, selon l'ONU

  • Quelque 94% des détenus sont des femmes et des enfants
  • Selon le coordinateur de l'ONU, 14,6 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire en Syrie

GENÈVE: Plus de cent personnes, dont de nombreuses femmes, ont été tuées dans un camp du nord-est de la Syrie en l'espace de 18 mois, a déploré mardi l'ONU, qui demande aux pays de rapatrier leurs ressortissants.

Le camp d'Al-Hol, sous contrôle kurde, est de moins en moins sûr et les enfants détenus sont condamnés à une vie sans avenir, a déclaré Imran Riza, le coordinateur de l'ONU en Syrie.

Al-Hol était censé être un centre de détention provisoire mais environ 56.000 personnes y sont toujours détenues, principalement des Syriens et des Irakiens, dont certains entretiennent des liens avec le groupe djihadiste État islamique, qui s'est emparé de territoires entiers de l'Irak et de la Syrie en 2014.

Les autres sont des citoyens d'autres pays, notamment des enfants et d'autres parents de combattants de l'EI.

Quelque 94% des détenus sont des femmes et des enfants, a déclaré aux journalistes à Genève Imran Riza, qui a visité Al-Hol à plusieurs reprises.

"C'est un endroit très dur et de moins en moins sûr", a-t-il souligné, précisant qu'il y avait eu "environ 106 meurtres depuis janvier de l'année dernière dans le camp" et que "beaucoup" parmi les victimes étaient des femmes

Selon Imran Riza, il y a environ 27.000 détenus irakiens, 18.000 à 19.000 Syriens et environ 12.000 ressortissants d'autres nationalités.

Si certains rapatriements vers l'Irak ont eu lieu, de nombreux autres pays qui "devraient accepter le retour de leurs ressortissants" refusent de le faire, a-t-il regretté, jugeant que la "la seule solution est de vider le camp".

Selon coordinateur de l'ONU, 14,6 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire en Syrie, soit 1,2 million de plus qu'en 2021 et le nombre le plus élevé depuis le début de la guerre civile.

La guerre civile a éclaté en 2011 après la féroce répression de manifestations réclamant un changement de régime et elle s'est rapidement transformée en un conflit complexe qui a attiré de nombreux acteurs, dont des groupes djihadistes et des puissances étrangères.

Ce dernier a fait environ un demi-million de morts et des millions de personnes ont dû être déplacées.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.