La guerre civile en Syrie fait rage depuis onze ans: 83 civils sont tués chaque jour

Un homme pleure les membres de sa famille à côté de sa maison détruite par une frappe aérienne dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie. (AFP)
Un homme pleure les membres de sa famille à côté de sa maison détruite par une frappe aérienne dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie. (AFP)
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Publié le Mercredi 29 juin 2022

La guerre civile en Syrie fait rage depuis onze ans: 83 civils sont tués chaque jour

  • La guerre en Syrie a coûté la vie à 306 887 civils au total depuis le mois de mars 2011, soit environ 1,5% de la population du pays avant la guerre
  • On estime toujours que ce bilan ne représente «qu'une partie de l'ensemble des décès», puisqu'il ne tient compte que des victimes directes de la guerre

DJEDDAH: La guerre en Syrie a coûté la vie à 306 887 civils au total depuis le mois de mars 2011, soit environ 1,5% de la population du pays avant la guerre. Ce bilan a été communiqué mardi dernier par le Haut-Commissariat des nations unies aux droits de l’homme (HCDH).
Ce tout dernier recensement s'appuie sur huit sources d'information et couvre les dix premières années du conflit, jusqu'en mars 2021. Il fait état d'une moyenne de 83 morts par jour, parmi lesquels 18 enfants.
«Le nombre de victimes civiles au cours des dix dernières années représente un pourcentage stupéfiant: 1,5% de la population de la République arabe syrienne au début du conflit. Ce chiffre suscite de graves inquiétudes quant à la violation par les parties impliquées dans le conflit du droit humanitaire international relatif à la protection des civils», souligne le rapport onusien.
On estime toujours que ce bilan ne représente «qu'une partie de l'ensemble des décès», puisqu'il ne tient compte que des victimes directes de la guerre, et non de celles qui ont perdu la vie de manière indirecte, en raison de la pénurie des soins, du manque d'accès à la nourriture, ou à l'eau. Par ailleurs, il n'inclut pas les victimes non civiles.
Pour la responsable du HCDH, Michelle Bachelet, cette nouvelle analyse offre «un aperçu plus précis de la sévérité et de l'ampleur du conflit en Syrie».
Dans un autre rapport, les Nations unies ont établi que plus de cent personnes, des femmes pour la plupart, ont été assassinées dans le camp d'Al-Hol (situé dans le nord-est de la Syrie) au cours des dix-huit derniers mois. Selon Imran Riza, coordonnateur résident des Nations unies en Syrie, ce camp est de plus en plus dangereux et les enfants qui y vivent sont condamnés à ne pas avoir d’avenir.
Destiné à servir de centre de détention temporaire, Al-Hol abrite à ce jour quelque 56 000 individus, Syriens et Irakiens pour la plupart. Certains conservent des liens avec Daech. Les autres sont originaires de différents pays; on compte parmi eux des enfants et des proches de combattants de Daech.
«C'est un endroit particulièrement hostile. Ici, les actes de violence sexiste sont monnaie courante et les zones interdites ne manquent pas», souligne M. Riza.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.