Rare visite de parlementaires français à Gaza

Une délégation de sénateurs français s'est rendue jeudi dans la bande de Gaza, rare visite de parlementaires étrangers dans l'enclave palestinienne (Photo, AFP).
Une délégation de sénateurs français s'est rendue jeudi dans la bande de Gaza, rare visite de parlementaires étrangers dans l'enclave palestinienne (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 30 juin 2022

Rare visite de parlementaires français à Gaza

  • Les six sénateurs de la commission des Affaires étrangères ont visité dans le nord de Gaza une station d'épuration --un projet de l'Agence française pour le développement
  • En 2019, une délégation de députés membres du groupe d'amitié France-Palestine à l'Assemblée nationale s'était rendue à Gaza

GAZA: Une délégation de sénateurs français s'est rendue jeudi dans la bande de Gaza, rare visite de parlementaires étrangers dans l'enclave palestinienne gouvernée par le Hamas islamiste et sous blocus israélien depuis 2007.

Emmenée par Christian Cambon (LR), président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, la délégation a effectué la première visite sénatoriale depuis 2004 à Gaza, territoire palestinien auquel l'accès restreint par Israël nécessite des autorisations préalables pour des représentants étrangers.

"Je suis particulièrement heureux que nous ayons pu avoir cette autorisation de venir à Gaza, qui n'est pas une autorisation facile à obtenir", a déclaré M. Cambon à l'AFP.

"Ce qui nous a intéressés (...) ce n'est pas seulement d'être le porteur d'un message d'amitié mais aussi de toucher du doigt un certain nombre de réalisations car la France ne fait pas que tenir de belles paroles mais elle agit", a-t-il ajouté.

Les six sénateurs de la commission des Affaires étrangères, dont le déplacement d'une semaine en Israël et dans les Territoires palestiniens est axé sur la processus de paix, ont visité dans le nord de Gaza une station d'épuration --un projet de l'Agence française pour le développement (AFD).

Ils se sont également entretenus avec des responsables de l'Unrwa, agence onusienne d'aide aux réfugiés palestiniens, acteur fondamental dans l'enclave minée par la pauvreté, le chômage et les guerres.

En 2019, une délégation de députés membres du groupe d'amitié France-Palestine à l'Assemblée nationale s'était rendue à Gaza.

"Les parlementaires sont des gens qui ont une parole parfois plus libre que nos ministres, même parfois que nos diplomates et donc il faut se servir de cette liberté pour essayer d'explorer toutes les solutions qui doivent mener un jour à la paix", a affirmé M. Cambon dans les locaux de l'Institut français de la ville de Gaza.

Plus de 2,3 millions de Palestiniens vivent dans le bande de Gaza, où le Hamas, organisation jugée terroriste par l'Union européenne, et Israël se sont livré quatre guerres depuis l'arrivée au pouvoir des islamistes en 2007.

La délégation, composée de Pierre Laurent (PCF), Sylvie Goy-Chavent (LR), Nicole Duranton (LREM), Guillaume Gontard (EELV) et Olivier Cigolotti (UC), doit rencontrer vendredi le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh, en Cisjordanie occupée. Elle avait rencontré en début de semaine des parlementaires et des responsables israéliens.


Un réseau houthi de contrebande d'armes révèle des informations sur les itinéraires de transport d'armes de l'Iran

Un combattant houthi armé d'un lance-roquettes, à Sanaa, au Yémen, le 21 février 2019. (AFP)
Un combattant houthi armé d'un lance-roquettes, à Sanaa, au Yémen, le 21 février 2019. (AFP)
Short Url
  • Les membres de la cellule ont dit qu'ils recevaient de l'argent de la milice et étaient formés par des Iraniens
  • Les contrebandiers ont mentionné la ville iranienne de Bandar Abbas comme point de départ des expéditions d'armes

DJEDDAH : Une cellule de contrebande loyale aux Houthis au Yémen, récemment démantelée, a fourni davantage d'informations sur les itinéraires et les techniques de transport d'armes de l'Iran, ainsi que des preuves supplémentaires de son soutien militaire à la milice, ont déclaré des responsables yéménites.

Les forces conjointes du gouvernement yéménite, qui regroupent trois grandes unités militaires sur la côte ouest du pays, ont publié samedi une vidéo montrant les aveux de quatre membres d'une cellule houthie impliqués dans la contrebande d'armes iraniennes vers les zones contrôlées par les Houthis.

Les forces conjointes ont déclaré qu'elles avaient récemment démantelé des cellules houthies le long de la côte occidentale impliquées dans la contrebande d'armes, l'espionnage et qui avaient pour cible des responsables militaires et la sécurité au Yémen.

Les quatre hommes font de la contrebande d'armes depuis l'Iran vers le Yémen depuis cinq ans.

Le chef de la cellule, Ali Mohammed Halhali, est toujours en fuite, ont déclaré les forces conjointes, qui ont promis de diffuser d'autres vidéos d'autres contrebandiers et agents houthis dans les jours à venir.

D'après les aveux, les contrebandiers yéménites partaient généralement de différentes villes côtières telles que Sheher, dans la province du Hadramout (sud-est), et Al-Ghaydah, dans la province de Mahra (est).

Ils ont rencontré un autre groupe de contrebandiers yéménites à un endroit du golfe d'Oman, où ils ont transporté des armes iraniennes depuis leurs bateaux avant de se rendre à un point de transit en Somalie.

Plus tard, un autre groupe de contrebandiers acheminait la même cargaison au Yémen.

Certains bateaux accostaient dans des zones contrôlées par les Houthis en mer Rouge, tandis que d'autres navires chargés d'armes entraient dans des zones contrôlées par le gouvernement en mer d'Oman ou en mer Rouge.

Ibrahim Omer Hassan Akad, membre de la cellule, a déclaré que lui et plusieurs contrebandiers ont navigué de Sheher vers le golfe d'Oman, où ils ont rencontré d'autres contrebandiers transportant des armes depuis l'Iran.

Les contrebandiers se sont ensuite dirigés vers le port somalien de Berbera, où ils ont livré la cargaison à d'autres contrebandiers yéménites qui ont transporté les marchandises au Yémen.

Après avoir réussi à livrer les armes, Akad a entrepris un autre voyage en utilisant les mêmes itinéraires à travers Sheher, le golfe d'Oman et la côte somalienne.

Au cours de l'un de ses voyages, on lui a demandé, ainsi qu'à d'autres contrebandiers, de se rendre en Iran où ils ont reçu des armes directement des Iraniens et les ont remises à d'autres Yéménites.

Akad a déclaré qu'il avait également fait passer du carburant et des engrais aux Houthis via certains ports somaliens.

Les autres contrebandiers, Mustafa Ahmed Gadad, Ali Mohammed Halhali et Hussein Yahiya Futaini, ont déclaré que les Houthis avaient donné à certains d'entre eux 1,5 million de Yer (1 Yer = 0,0039 Euro) pour chaque voyage et qu'ils avaient été capturés par la marine américaine en 2018 alors qu'ils transportaient des armes de l'Iran vers le Yémen.

Les États-Unis ont confisqué les armes et remis les contrebandiers aux autorités d'Aden, qui les ont ensuite relâchés.

Les contrebandiers ont mentionné la ville iranienne de Bandar Abbas comme un point de départ clé pour les expéditions d'armes iraniennes et ont dit avoir reçu une formation à la contrebande de la part des Iraniens.

Des responsables gouvernementaux, des journalistes et des militants yéménites ont demandé que les Iraniens soient sanctionnés pour avoir sapé la paix au Yémen en armant la milice, arguant que la contrebande d'armes à laquelle se livrent les Houthis montre qu'ils se préparent à la guerre.

Le journaliste yéménite Hassan Ghaleb a déclaré que les confessions contredisaient les affirmations des Houthis selon lesquelles ils fabriquaient des missiles, des drones et d'autres armes au Yémen et le fait qu’ils aient démenti recevoir un soutien militaire de l'Iran.

« La contrebande est la source d’armes la plus importante pour les Houthis, en particulier pour les missiles guidés, les drones et la technologie militaire iranienne », a déclaré Ghaleb.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite et l'OCI présentent leurs condoléances après l'incendie d'une église au Caire

À gauche : Le Premier ministre Mostafa Madbouli et le ministre de la Santé Khaled Abdel-Ghaffar rendent visite à un blessé dans un hôpital après l'incendie d'une église copte au Caire. (AFP/AP)
À gauche : Le Premier ministre Mostafa Madbouli et le ministre de la Santé Khaled Abdel-Ghaffar rendent visite à un blessé dans un hôpital après l'incendie d'une église copte au Caire. (AFP/AP)
Short Url
  • Un incendie a ravagé une église copte dans la capitale égyptienne, faisant au moins 41 victimes et plusieurs blessés
  • Le ministère a présenté ses plus profondes et sincères condoléances au gouvernement et au peuple égyptiens, souhaitant un prompt rétablissement aux blessés, ainsi que la sécurité pour l'Égypte et son peuple

RIYAD : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé sa « grande tristesse et son chagrin » à la suite du gigantesque incendie qui a ravagé dimanche l'église Abu Sefein au Caire, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

L’incendie qui a ravagé l'église copte dans la capitale égyptienne, a fait au moins 41 morts et plusieurs blessés.

Le ministère a présenté ses plus profondes et sincères condoléances au gouvernement et au peuple égyptiens, souhaitant un prompt rétablissement aux blessés, ainsi que la sécurité pour l'Égypte et son peuple.

Dimanche également, le secrétaire général de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), Hissein Brahim Taha, a exprimé ses condoléances au pays comme aux familles des victimes et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

Il a également souligné la solidarité, dans ces circonstances tragiques, de l'OCI avec l'Égypte tout en l’assurant de son appui.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Égypte : Au moins 41 morts et 55 blessés dans l'incendie d'une église à Gizeh

Des personnes et des policiers se rassemblent près du lieu où un incendie meurtrier s'est déclaré dans l'église Abu Sifin à Gizeh, en Égypte. (Reuters)
Des personnes et des policiers se rassemblent près du lieu où un incendie meurtrier s'est déclaré dans l'église Abu Sifin à Gizeh, en Égypte. (Reuters)
Short Url
  • Des dizaines de personnes ont été emmenées dans des hôpitaux locaux et le nombre de victimes devrait augmenter
  • Le président El-Sisi téléphone au pape Tawadros II pour lui exprimer ses condoléances et l’assurer de son soutien

LE CAIRE : Le ministère égyptien de la Santé a annoncé que 55 personnes avaient été transportées à l'hôpital après qu'un incendie s’est déclaré dimanche dans l'église Abu Sefein, dans le nord de Gizeh.

Dans un communiqué, l'Église copte orthodoxe a indiqué qu’un grand incendie s'est déclaré pendant la liturgie divine et que des fidèles ont été transférés à l'hôpital général d'Imbaba et à l'hôpital d'Agouza.

Le communiqué ajoute que, selon des sources du ministère de la Santé, le nombre de décès s'élève à ce jour à 41 personnes et que 14 autres sont blessées.

Ces chiffres ne sont pas confirmés, et le décompte devrait changer.

Hossam Abdel Ghaffar, porte-parole officiel du ministère de la Santé et de la Population, a confirmé que 30 ambulances ont été envoyées à l'église pour transporter les gens dans les deux hôpitaux locaux.

Le président Abdel Fattah El-Sisi a téléphoné au pape Tawadros II pour présenter ses condoléances aux familles des victimes de l'accident.

Au cours de cet appel, El-Sisi a souligné que toutes les institutions de l'État apporteraient le soutien nécessaire pour contenir les effets de l'incendie.

Abdel Ghaffar a déclaré que l'état de préparation des hôpitaux de Gizeh et du Caire avait été relevé, et que tous les groupes sanguins et les médicaments d'urgence étaient disponibles dans les établissements accueillant les blessés.

L'administration générale de la protection civile de Gizeh a envoyé des pompiers et des véhicules pour combattre l'incendie, qui a été rapidement maîtrisé.

Le Premier ministre Mostafa Madbouly a adressé ses sincères condoléances aux familles des victimes.

La police scientifique et d'autres autorités sont, quant à elles, sur les lieux pour déterminer la cause de l'incendie.

Le procureur général Hamada Al-Sawy a publié une déclaration indiquant qu'une équipe d'enquête avait été formée, et que le ministère public annoncerait ses résultats en temps voulu.

L'examen préliminaire des preuves médico-légales suggère que l'incendie s'est déclaré dans le système de climatisation au deuxième étage du bâtiment de l'église, qui comprend des salles de classe, à la suite d'une faille électrique.

Le ministère des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite a exprimé sa « grande tristesse et sa douleur » à la suite de cet incendie et a présenté ses plus profondes et sincères condoléances au gouvernement et au peuple égyptiens.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com