Stimuler l’innovation hôtelière: nouvelle mission académique et universitaire saoudienne

Un nouveau partenariat en plein essor entre l’Université Effat et Kerten Hospitality vise à aider la jeunesse saoudienne à dynamiser l’industrie touristique du Royaume et à atteindre les objectifs de son plan Vision 2030 (Photo fournie).
Un nouveau partenariat en plein essor entre l’Université Effat et Kerten Hospitality vise à aider la jeunesse saoudienne à dynamiser l’industrie touristique du Royaume et à atteindre les objectifs de son plan Vision 2030 (Photo fournie).
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Publié le Samedi 02 juillet 2022

Stimuler l’innovation hôtelière: nouvelle mission académique et universitaire saoudienne

  • L’Université Effat a conclu un partenariat avec Kerten Hospitality afin d’organiser des évènements et soutenir les entreprises touristiques locales
  • Les jeunes saoudiens sont encouragés à suivre des apprentissages et des stages dans l’industrie hospitalière en plein essor

DUBAÏ: Dans le cadre de leur mission de diversification de l’économie nationale loin de la dépendance au pétrole, les autorités saoudiennes encouragent désormais activement l’esprit de l’entrepreneuriat chez les jeunes, notamment chez ceux qui souhaitent travailler dans le secteur du tourisme et de l’hôtellerie.

Afin de faire avancer ce programme, les établissements universitaires s’associent au secteur privé pour organiser des évènements et des activités qui aideront à incuber une culture de start-up et à développer des industries locales.

Un exemple est en effet la nouvelle collaboration entre l’Université Effat d’Arabie Saoudite et Kerten Hospitality. Ce partenariat vise à offrir aux jeunes la possibilité de participer à des sessions d’encadrement et des hackathons, des évènements de codage social rassemblant les programmeurs informatiques et d’autres développeurs pour améliorer ou construire de nouveaux systèmes logiciels, tout en offrant un soutien aux étudiants qui souhaitent créer leur propre entreprise.

« En tant qu’opérateur ESG mixte, nous allons nous concentrer sur nos axes clés – l’accompagnement de la communauté locale et de la jeune génération d’acteurs de l’hôtellerie. De plus, nous allons miser sur le local dans toutes les sphères, comme l’embauche et la formation de talents locaux pour stimuler l’innovation», a déclaré Marloes Knippenberg, PDG de Kerten Hospitality, à Arab News. L’ESG fait référence aux facteurs et objectifs non financiers environnementaux, sociaux et de gouvernance qui influencent les décisions de l’entreprise.

Le but est de « stimuler les initiatives qui renforceront l’esprit d’entrepreneuriat grâce au lancement et à l'introduction de nouvelles opportunités commerciales qui permettant aux étudiants de lancer, gérer et développer leur entreprise. »

L’industrie hospitalière est l’avant-garde de cette charge, mais d’autres secteurs, comme la technologie et les arts, en bénéficieront également (Photo fournie)

« L’innovation joue un rôle très important dans cette dynamique puisqu’elle contribue à atteindre les aspirations touristiques du pays. »

Le plan Vision 2030 de l’Arabe Saoudite pour la réforme sociale et la diversification économique vise à accroitre les investissements dans les secteurs de loisirs, de l’hôtellerie et de tourisme. Son but est d’attirer au moins 100 millions de visiteurs dans le Royaume chaque année, d’ici la fin de la décennie.

Les investissements dans l’industrie touristique du pays devraient dépasser 1 milliard de dollars (1 dollar américain = 0,95 euro) au cours des 10 prochaines années. Afin d’y parvenir, les autorités veillent à créer un environnement favorable aux investissements et à encourager les entrepreneurs locaux à prendre l’initiative du développement de ces industries. Kerten Hospitality propose de partager son expérience et son expertise pour les aider à réussir.

« Nous sommes au début d’un écosystème qui deviendra autonome, grâce à un réseau connecté d’acteurs et de performants dans plusieurs industries du domaine de l’hôtellerie », annonce Knippenberg.

« Nous sommes ici pour collaborer, adapter notre savoir-faire à l’environnement local et travailler avec des entités et des organisations qui vont dans cette même direction, avec la même rapidité et la même volonté d’arriver à 2030 comme des accélérateurs de croissances plutôt que des retardataires de développement. »

Selon elle, il est très important d’investir du temps et des ressources dans une jeune génération motivée, débordante de nouvelles idées et qui profitera du la croissance et la prospérité du Royaume, à long terme.

L’hospitalité est présente dans le secteur touristique et le perfectionnement du capital humain ainsi que l’accent mis sur les jeunes seront d’une importance primordiale, selon Marlos Knippenberg, PDG de Kerten Hospitality (Photo fournie)

En effet, 70% de la population saoudienne a moins de 30 ans, selon un rapport publié en avril par la société régionale de marketing numérique, Global Media Insight. Ainsi, ce groupe démographique devrait devenir le moteur des efforts fournis afin d’atteindre les objectifs de Vision 2030.

« L’hospitalité est présente dans le secteur touristique et le perfectionnement du capital humain ainsi que l’accent mis sur les jeunes seront d’une importance primordiale » a annoncé Knippenberg.

« C’est alors là que nous voulons collaborer avec Effat, afin de soutenir cette volonté de de se rapprocher de la réalisation de cette mission. »

De tels partenariats sont nécessaires parce que le secteur hôtelier du Royaume se trouve dans une phase de formation. Ainsi, en travaillant avec Effat, Knippenberg espère que son entreprise pourra aider à fournir aux jeunes saoudiens l’expérience pratique dont ils ont besoin pour démarrer.

« C’est d’ailleurs pourquoi nous espérons motiver les jeunes à contribuer à l’espace hôtelier grâce à l’expertise acquise au cours de leurs expériences avec notre équipe mondiale », a-t-elle ajouté.

EN CHIFFRES :

70% : le taux de la population saoudienne estimée avoir moins de 30 ans.

100m+ : objectif pour les visiteurs de l’Arabie Saoudite chaque année, d’ici la fin de la décennie.

Sarah Hassan, étudiante de 23 ans, diplômée de l’Université Effat, poursuit actuellement une carrière dans la logistique et la gestion de la chaine d’approvisionnement au sein de l’industrie hôtelière.

« Ce domaine en Arabie Saoudite est énorme, notamment à La Mecque et à Médine. Les musulmans du monde entier voyagent pour visiter ce pays. Il s’agit donc de l’une des industries les plus robustes », a-t-elle déclaré à Arab News. « Maintenant, tout évolue avec la Vision 2030 et la volonté du Royaume à attirer plus de touristes. »

À Djeddah, où Hassan a grandi, l’hospitalité joue déjà un rôle très important dans l’économie locale.

« La saison de Djeddah vient tout juste de commencer et je vois déjà de nombreux visiteurs, provenant de toute l’Arabie Saoudite. »

« Le gouvernement met d’ailleurs toutes ses ressources au service du terrain. Je postule actuellement à des emplois et je souhaite poursuivre un master en gestion de chaine d’approvisionnement à l'étranger, afin de pouvoir rapporter mes connaissances au Royaume.

Un certain nombre d’universités saoudiennes explorent des partenariats avec le secteur privé afin d’aider leurs étudiants à répondre aux besoins des différents marchés du travail à travers le Royaume (Photo fournie)

La collaboration entre l'Université Effat et Kerten permettra aux étudiants d’acquérir des compétences en résolution de problèmes et un savoir-faire de l’entrepreneuriat dans le cadre d'une initiative dirigée par Maria Bou Eid, directrice générale de The House Hotel Jeddah City Yard.

Haifa Jamal Al-Lail, présidente de l'Université Effat, a déclaré que ce partenariat introduira les étudiants à un marché du travail relativement nouveau tandis que le pays connaît une transformation économique de grande envergure.

« Le Royaume entier subit de nombreux changements en tous genres », a-t-elle affirmé à Arab news.   

« Afin de transformer les étudiants en citoyens de valeurs, il est important qu’ils s’engagent très tôt dans le marché afin de savoir exactement quelles sont les exigences et comment ils peuvent y faire face, une fois leurs diplômes en mains. L’hospitalité est vraiment la voie à suivre pour l'avenir du Royaume.

Avec tout ce qui se passe dans le domaine de l’art et de la culture, il est impossible d’accueillir qui que ce soit, sans sens de l’hospitalité. »

Quelques universités du Royaume établissent des partenariats académiques-industriels similaires pour aider à combler les lacunes en matière d'expérience.

« Il s’agit de s’assurer que nous avons le marché à l'intérieur de l'université et vice versa", a déclaré Al-Lail. « Si ce type de relation réciproque ne se fait pas depuis le top management, cela ne se répercutera donc pas aux différents niveaux de l'institution.

« Cela aide énormément les différents départements et collèges à demander l'aide de la communauté et d'y travailler pour vraiment montrer aux étudiants les nouveaux emplois disponibles et les compétences nécessaires. »

Al-Lail espère que plus d'entreprises de divers domaines, y compris le secteur de la technologie, établiront des partenariats avec des établissements d'enseignement supérieur du Royaume afin que les étudiants puissent bénéficier des conseils et de l'expérience qu'ils peuvent fournir, ou peut-être même des subventions et des bourses.

« Cela fera une grande différence parce que non seulement ils investissent dans les étudiants pendant leurs études mais ils les préparent également à rejoindre immédiatement leur industrie après l’obtention de leur diplôme », a-t-elle ajouté.

« Cela leur permet de combler l’écart, tout en offrant des emplois à nos étudiants. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un char israélien tire près d’une patrouille de l’armée libanaise et de la FINUL sur fond de tensions croissantes

Vendredi, le président Joseph Aoun a rencontré le président du Parlement Nabih Berri pour discuter de l'escalade israélienne, qui a notamment donné lieu cette semaine au bombardement de zones résidentielles au nord du fleuve Litani, provoquant le déplacement de dizaines de familles. (Fourni)
Vendredi, le président Joseph Aoun a rencontré le président du Parlement Nabih Berri pour discuter de l'escalade israélienne, qui a notamment donné lieu cette semaine au bombardement de zones résidentielles au nord du fleuve Litani, provoquant le déplacement de dizaines de familles. (Fourni)
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  • Vendredi, le président Joseph Aoun a rencontré le président du Parlement, Nabih Berri, afin d’aborder l’escalade israélienne
  • Joseph Aoun fait face à des critiques croissantes d’activistes proches du Hezbollah, en raison de son insistance répétée sur l’autorité exclusive de l’État en matière d’armement

BEYROUTH : Un char israélien a ouvert le feu vendredi après-midi à proximité d’une patrouille conjointe de l’armée libanaise et de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), dans un nouvel incident venant accroître les tensions le long de la Ligne bleue.

L’obus serait tombé près de Wadi Al-Asafir, au sud de la ville de Khiam, alors que l’armée libanaise et la FINUL menaient une opération de terrain. Selon des témoins, le tir provenait d’une nouvelle position israélienne établie dans la zone de Hamams.

Une source militaire libanaise a déclaré à Arab News :
« Ce n’est pas la première fois que les forces israéliennes prennent pour cible des unités de l’armée libanaise et de la FINUL. Des incidents similaires ont eu lieu lors d’opérations au sud du fleuve Litani, et la FINUL a déjà condamné de tels agissements. »

Plus tôt dans la journée de vendredi, un drone israélien a tiré trois missiles sur un véhicule à Baalbek, dans l’est du Liban, lors d’une tentative d’assassinat qui a échoué. Des témoins ont indiqué que le premier missile a touché une voiture circulant sur la route Majdaloun-Baalbek. Le conducteur, présumé palestinien, a réussi à s’échapper après avoir jeté son téléphone, avant de stationner près de l’hôpital Dar Al-Amal.

Le second missile a manqué sa cible, ne causant que des dégâts matériels, tandis qu’un troisième tir a suivi sans faire de blessés.

Ces attaques interviennent dans un contexte de scepticisme renouvelé d’Israël quant aux efforts du Liban pour confisquer les armes au sud du Litani. Des responsables israéliens ont qualifié l’annonce récente de Beyrouth, faisant état de l’achèvement de la première phase du plan de désarmement, de « coup médiatique destiné à gagner du temps ». Les autorités libanaises assurent, de leur côté, que des progrès sont réalisés dans le cadre d’une stratégie nationale graduelle, soutenue par des partenaires internationaux.

Vendredi, le président Joseph Aoun a rencontré le président du Parlement Nabih Berri afin d’aborder l’escalade israélienne, qui a notamment inclus cette semaine des bombardements de zones résidentielles au nord du Litani, provoquant le déplacement de dizaines de familles.

Joseph Aoun fait par ailleurs face à des critiques croissantes d’activistes proches du Hezbollah, en raison de son insistance répétée sur l’autorité exclusive de l’État en matière d’armement. Une campagne sur les réseaux sociaux lancée jeudi l’a accusé de « trahir la résistance », à travers des vidéos largement diffusées en ligne.

Malgré ces attaques, Nabih Berri soutiendrait la position du président. Un responsable libanais a confié à Arab News :
« Berri continue de jouer un rôle de médiation et estime que le véritable problème réside dans l’absence de pression internationale sur Israël pour qu’il respecte le cessez-le-feu et mette fin à ses violations. »

S’adressant vendredi à une délégation de l’Association des villes frontalières du Sud, Joseph Aoun a affirmé que la stabilité du Liban est impossible sans sécurité dans le Sud.
« Nous coordonnons avec l’armée afin de renforcer sa présence dans les villages frontaliers », a-t-il déclaré. « Notre principale revendication dans les réunions du mécanisme reste le retour en toute sécurité des déplacés et la libération des prisonniers. »

Parallèlement, le Parquet a commencé à convoquer plusieurs personnes accusées d’avoir insulté le président en ligne, dont le journaliste Hassan Alik, qui ne s’est pas présenté vendredi.

Le palais présidentiel a indiqué à Arab News que le chef de l’État n’avait pas déposé de plainte et que la justice avait agi de manière indépendante, conformément au droit libanais, qui criminalise les insultes envers le président.

L’avocate de Hassan Alik, Alia Moallem, a déposé un mémoire juridique estimant que la convocation violait la Constitution et les lois sur la presse, arguant que les propos relevaient du travail journalistique et de la liberté d’expression.

Dans un communiqué, le Syndicat des rédacteurs en chef de la presse libanaise a appelé les journalistes à faire preuve de responsabilité dans ce contexte sensible, tout en réaffirmant l’importance de protéger la liberté d’expression garantie par la loi libanaise.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’Arabie saoudite accueillera la réunion du WEF sur la collaboration et la croissance mondiale en avril

Le ministre de l'Économie et de la Planification, Faisal Alibrahim, a confirmé vendredi les détails de la réunion de haut niveau. (SPA)
Le ministre de l'Économie et de la Planification, Faisal Alibrahim, a confirmé vendredi les détails de la réunion de haut niveau. (SPA)
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  • L’Arabie saoudite accueillera à Djeddah, en avril 2026, la réunion du WEF sur la collaboration et la croissance mondiale, confirmant son rôle croissant sur la scène économique internationale
  • L’événement s’inscrit dans la continuité des initiatives du Royaume, visant à favoriser un dialogue pragmatique et des décisions à impact pour soutenir la croissance mondiale

RIYAD : L’Arabie saoudite accueillera la réunion du Forum économique mondial (WEF) consacrée à la collaboration et à la croissance mondiale à Djeddah, les 22 et 23 avril 2026.

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Faisal Alibrahim, a confirmé vendredi les détails de cette rencontre de haut niveau, annoncée lors de la réunion annuelle du WEF en 2025, selon l’Agence de presse saoudienne.

Dans ses remarques de clôture au forum, le ministre a souligné la nécessité d’un dialogue soutenu pour accélérer la croissance mondiale, appelant les participants à s’impliquer activement dans la réunion à venir.

Il a indiqué que cet événement s’inscrira dans la continuité de l’élan créé par la réunion spéciale du WEF organisée à Riyad en 2024, affirmant que le Royaume s’est imposé comme une capitale mondiale du pragmatisme et de la prise de décisions à fort impact.

Le président du WEF, Børge Brende, a pour sa part salué l’approfondissement de l’engagement du Forum avec le Royaume.

« Nous sommes ravis de revenir en Arabie saoudite en 2026 pour poursuivre les discussions engagées lors de notre réunion annuelle, en créant un espace où les dirigeants peuvent travailler ensemble, instaurer la confiance et faire en sorte que le dialogue débouche sur une collaboration et des actions concrètes », a-t-il déclaré.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Tunisie: trois ans et demi de prison pour deux célèbres chroniqueurs

 Deux célèbres chroniqueurs tunisiens, Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies, ont été condamnés jeudi à trois ans et demi de prison pour "blanchiment d'argent" et "évasion fiscale", ont annoncé des médias locaux et la soeur de l'un d'eux. (AFP)
Deux célèbres chroniqueurs tunisiens, Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies, ont été condamnés jeudi à trois ans et demi de prison pour "blanchiment d'argent" et "évasion fiscale", ont annoncé des médias locaux et la soeur de l'un d'eux. (AFP)
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  • Les deux hommes sont déjà en détention depuis presque deux ans pour des déclarations considérées comme critiques du pouvoir du président Kais Saied, dans des émissions de radio et de télévision ainsi que des publications sur les réseaux sociaux
  • Condamnés à une année de prison, ils avaient vu leur peine réduite à huit mois en appel

TUNIS: Deux célèbres chroniqueurs tunisiens, Mourad Zeghidi et Borhen Bsaies, ont été condamnés jeudi à trois ans et demi de prison pour "blanchiment d'argent" et "évasion fiscale", ont annoncé des médias locaux et la soeur de l'un d'eux.

Les deux hommes sont déjà en détention depuis presque deux ans pour des déclarations considérées comme critiques du pouvoir du président Kais Saied, dans des émissions de radio et de télévision ainsi que des publications sur les réseaux sociaux.

Condamnés à une année de prison, ils avaient vu leur peine réduite à huit mois en appel.

Ils auraient dû sortir de prison en janvier 2025 mais sont restés en détention pour une affaire de "blanchiment d'argent" et d'"évasion fiscale".

"Trois ans et demi pour Mourad et Borhen", a écrit sur Facebook la soeur de M. Zeghidi, Meriem Zeghidi Adda.

Jeudi, lors de la dernière audience du procès, M. Zeghidi a réclamé sa libération tandis que M. Bsaies a demandé à ce que justice lui soit rendue, a rapporté à l'AFP l'avocat du premier, Ghazi Mrabet.

Un autre avocat de M. Zeghidi, Fethi Mouldi, a affirmé que son client avait été inculpé en raison d'une déclaration fiscale incomplète, "une situation qui a été réglée ce qui invalide l'inculpation pour blanchiment d'argent" selon lui.

Les arrestations de MM. Zeghidi et Bsaies avaient coïncidé avec celles de l'avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani, libérée fin novembre, et d'une dizaine de militants de l'aide aux migrants.

Depuis le coup de force du président Saied, qui s'est octroyé tous les pouvoirs depuis le 25 juillet 2021, des ONG locales et internationales dénoncent une régression des droits et libertés en Tunisie.

Des dizaines d'opposants et militants de la société civile sont poursuivis en vertu d'un décret présidentiel visant officiellement à lutter contre "les fausses informations" mais sujet à une interprétation très large dénoncée par des défenseurs des droits humains.

Des chefs de l'opposition ont notamment été condamnés à de lourdes peines dans un méga-procès de "complot contre la sûreté de l’Etat".

En 2025, la Tunisie a chuté de 11 places dans le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), passant de la 118e à la 129e place sur 180 pays.