Les femmes saoudiennes participent au Syndicat général des voitures de La Mecque pour la première fois

Les femmes font partie du Syndicat général des voitures de La Mecque pour la première fois et sont fières d’être au service des pèlerins. (Photo fournie)
Les femmes font partie du Syndicat général des voitures de La Mecque pour la première fois et sont fières d’être au service des pèlerins. (Photo fournie)
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Publié le Lundi 04 juillet 2022

Les femmes saoudiennes participent au Syndicat général des voitures de La Mecque pour la première fois

  • Le leadership des femmes leur a permis de travailler, en particulier dans les secteurs gouvernementaux, et de jouer un rôle actif, conformément à l’initiative Vision 2030
  • Mervat Habhab, responsable du service client au centre d’information du syndicat, affirme que le rôle des femmes est devenu plus visible et plus important

LA MECQUE: Les femmes font partie du Syndicat général des voitures de La Mecque pour la première fois depuis sa création, il y a neuf décennies.
Le syndicat est un organe exécutif qui organise le transport des pèlerins par l’intermédiaire d’entreprises affiliées.
«Je suis très heureuse que les femmes aient plus de possibilités professionnelles pendant le Hajj.» Binan Basnan, responsable du service client au Syndicat général des voitures
Khadija Fida, journaliste et créatrice de contenu au sein du syndicat, déclare: «De nombreuses femmes participent au travail que nécessitent les rituels du Hajj dans le Royaume depuis des décennies. J’ai vu le travail de mon père dans ce secteur, mais aussi celui de mon frère et de mon mari. Aujourd'hui,  j’y participe également. Notre leadership a permis aux femmes de travailler, en particulier dans les secteurs gouvernementaux, et de jouer un rôle actif, conformément à l’initiative Vision 2030.»

femmes
(De gauche à droite) Binan Basnan, Mervat Habhab et Khadija Fida. (Photo fournie)

«Aujourd’hui, je représente le Syndicat général des voitures dans les médias, les relations publiques, la création de matériel de qualité et le suivi des succès du centre d’information sur les transports pendant le Hajj. En ma qualité de femme originaire de La Mecque, je suis fière de travailler pour le syndicat qui contribue grandement et activement au succès du Hajj et à la sécurité du transport des pèlerins.»
«Le syndicat travaille toujours à la création d’un cadre institutionnel pour cette association qui a fait une différence spectaculaire au niveau du transport à La Mecque.» Khadija Fida, journaliste et créatrice de contenu au Syndicat général des voitures
«Les rituels du Hajj et de l’Omra sont effectués à La Mecque et le syndicat travaille toujours à la création d’un cadre institutionnel pour cette association qui, au niveau du transport à La Mecque, a permis des progrès spectaculaires en vue de favoriser le confort des pèlerins. Ces derniers empruntaient [auparavant] des chemins de terre pour atteindre La Mecque.»
Mervat Habhab, responsable du service client au centre d’information du syndicat, affirme que le rôle des femmes est devenu plus visible et plus important.
«Ma mission est d’aborder la situation de chaque bénéficiaire en fonction de ses besoins et de l’orienter vers les services concernés pour une réponse et une intervention rapides. C’est une mission honorable et merveilleuse que de contribuer au service des pèlerins, dans la mesure où ces services étaient réservés aux hommes. En cette ère prospère et en ces jours bénis, j’ai la chance de jouer un rôle important et actif en tant que femme de La Mecque qui aime Dieu et sa patrie.»
Elle ajoute que le soutien du gouvernement les incite à améliorer leur rendement au travail chaque année.
Binan Basnan, elle aussi responsable du service client du syndicat, déclare: «Je suis fière de travailler dans une grande institution comme le Syndicat général des voitures, qui est au service des pèlerins lors de leur voyage du Hajj. Elle reçoit leurs demandes de renseignements et leurs plaintes. Je suis très heureuse que les femmes aient davantage de possibilités professionnelles pendant le Hajj. J’espère être récompensée [par Dieu] et je remercie notre gouvernement, qui nous donne la chance de pouvoir le faire.»
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Premier ministre qatari à Téhéran jeudi

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  • Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran
  • Il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions

DOHA: Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran, où il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, sur X.


Dans le sud du Liban, Israël accusé d'incendier terres agricoles et forêts

Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays. (AFP)
Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays. (AFP)
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  • En août, un photographe de l’AFP a recensé des dizaines d'incendies qui ont ravagé plusieurs localités du sud, comme Houla, Maiss al-Jabal et Wadi Slouqi
  • La plupart sont situés dans ce qu'Israël désigne comme une "zone de sécurité" où son armée est déployée

BEYROUTH: Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays.

Depuis la limite de la zone occupée par Israël dans le sud du pays, Haïdar Qoteich a vu les champs et les vergers de son village de Houla, tenu par l'armée israélienne et situé à cinq kilomètres de là, disparaître dans les flammes.

"Ils ont tout brûlé (..) les champs du village sont tout noirs", affirme à l'AFP ce père de quatre enfants, âgé de 36 ans, joint par téléphone.

Selon les autorités libanaises, plus de 16.000 hectares ont été brûlés depuis le début des hostilités entre le mouvement pro-iranien Hezbollah et Israël en octobre 2023, marquées par un cessez-le-feu en novembre 2024 avant une reprise des affrontements début mars, et une accalmie relative ces dernières semaines.

En août, un photographe de l’AFP a recensé des dizaines d'incendies qui ont ravagé plusieurs localités du sud, comme Houla, Maiss al-Jabal et Wadi Slouqi.

La plupart sont situés dans ce qu'Israël désigne comme une "zone de sécurité" où son armée est déployée.

Incendies "systématiques" 

Les feux résultent de frappes israéliennes, de "bombes explosives et de drones", indique à l'AFP Hussein Fakih, directeur de la Défense civile à Nabatiyé, la capitale du gouvernorat. Il fait aussi état de "bombes au phosphore et bombes à sous-munitions pour déclencher" les incendies.

Ses équipes, qui n'ont pas accès aux zones occupées, ont recensé en juillet et en août des incendies à la lisière de ces secteurs.

Des responsables libanais, des ONG et des habitants dénoncent une "politique de la terre brûlée" pratiquée par Israël qui cherche à éloigner les combattants du Hezbollah de la frontière.

Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué avoir "conscience de l’impact environnemental potentiel de ses activités dans la région" et assure prendre "des mesures de précaution pour réduire les dommages causés aux civils et à l’environnement".

Aux confins du village de Kfar Chouba, jouxtant la zone occupée, un incendie s'est déclaré le 5 août "à la suite de tirs des forces israéliennes", rapporte le maire, Kassim Al-Kadri. Le feu a ravagé une zone forestière d’environ 2 km².

Il a fallu, selon le maire, deux jours pour le maîtriser avec des moyens rudimentaires, la défense civile n'ayant obtenu que le lendemain une autorisation d'accès de la part d'Israël. "Le feu avait tout ravagé", déplore-t-il.

Au siège du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), à Beyrouth, des images satellitaires projetées sur écran géant montrent des vergers et forêts avant et après leur disparition depuis 2023, sous l’effet des incendies et du défrichement, y compris l'arrachement d'oliviers centenaires.

Des photos de Khiam, bourgade occupée, montrent ainsi des étendues verdoyantes avant 2024 transformées en terres arides.

Le CNRS a recensé la destruction par le feu d'environ 8.500 hectares au cours de la guerre précédente (octobre 2023-novembre 2024) et de 7.500 hectares au cours de la dernière.

Le secrétaire général du CNRS, Chadi Abdallah, accuse Israël "d'incendier de manière systématique" ces zones.

"Ecocide" 

"Cela montre qu’ils cherchent à créer un espace dépourvu d’habitations, de constructions et de toute forme de vie" pour empêcher tout retour des habitants, affirme-t-il, en parlant de la majorité des personnes résidant dans les villages frontaliers qui ont dû fuir les bombardements israéliens.

Il souligne que 350 hectares ont été incendiés entre la date de signature d'un accord-cadre entre le Liban et Israël en juin et le 13 août.

L'agence de presse officielle libanaise ANI fait état régulièrement d'opérations de démolitions et explosions déclenchées par Israël dans le sud. Et le Liban a plusieurs fois dénoncé des destructions "systématiques" dans cette région.

Dans le village de Zawtar el-Charqiyé, l’armée israélienne a en outre déraciné 600 oliviers en août, selon l'ANI.

L’association "Les Verts du Sud", qui documente les dégâts environnementaux dans cette région, a accusé Israël de mettre le feu "aux maisons, forêts, bois et terrains agricoles", et notamment à une réserve naturelle située à Wadi Slouqi.

La ministre libanaise de l’Environnement, Tamara el-Zein, avait déjà dénoncé un "écocide" dans le sud, et des incendies "délibérés".

De Chaqra, où il a trouvé refuge, Haïdar Qoteich contemple les plaines incendiées de son village. "Il faut toute une vie pour reboiser un village devenu un désert", soupire-t-il.

 


Le haut-représentant du «Conseil de paix» pour Gaza met en garde contre un «point de non-retour»

Des Palestiniens observent un entrepôt d'aide alimentaire endommagé lors d'une frappe aérienne israélienne qui visait une maison voisine à Deir Al-Balah, au centre de la bande de Gaza, mercredi 26 août 2026. (AP)
Des Palestiniens observent un entrepôt d'aide alimentaire endommagé lors d'une frappe aérienne israélienne qui visait une maison voisine à Deir Al-Balah, au centre de la bande de Gaza, mercredi 26 août 2026. (AP)
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  • "Chaque recours à la force qui ne répond pas à une menace imminente, et chaque incident pour lequel le mécanisme de coordination n'a pas été sollicité, coûtent à ce processus quelque chose qu’il sera très difficile de regagner"
  • Il a également regretté que le Hamas poursuive de son côté les entorses au cessez-le-feu

NATIONS-UNIES: Le haut-représentant du "Conseil de paix" pour Gaza, Nikolaï Mladenov, a mis en garde mercredi contre un "point de non-retour" en cas d'échec du plan de paix pour le territoire palestinien, actuellement dans l'impasse.

"Gaza n'a plus les moyens de supporter une nouvelle catastrophe. Si le cessez-le-feu s'effondre et que la bande replonge dans une nouvelle escalade généralisée, il n'y aura plus de feuille de route sur laquelle revenir, plus d'administration à déployer et plus rien sur le terrain à reconstruire", a-t-il déclaré devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

Les Etats-Unis ont fait approuver par le Hamas fin juillet une feuille de route prévoyant son désarmement et le retrait de l'armée israélienne, qui occupe plus de 60% de la bande de Gaza.

Mais Israël a rejeté le texte, exigeant un désarmement total et vérifiable du Hamas.

La poursuite des frappes israéliennes fait peser un risque pour le cessez-le-feu, a estimé Nikolaï Mladenov.

"Chaque recours à la force qui ne répond pas à une menace imminente, et chaque incident pour lequel le mécanisme de coordination n'a pas été sollicité, coûtent à ce processus quelque chose qu’il sera très difficile de regagner", a-t-il dit.

Il a également regretté que le Hamas poursuive de son côté les entorses au cessez-le-feu.

"Chaque arme encore portée, chaque tunnel dont les travaux se poursuivent et chaque convoi encore entravé fait reculer le processus et fournit un argument à ceux qui veulent reprendre la guerre", a déclaré Nikolaï Mladenov.

"Et comme l'expérience l'a montré, ce sont les civils palestiniens, les femmes et les enfants, qui en subiront les conséquences", a-t-il conclu.