Les Tunisiens sont toujours très attachés au Hajj

Une photo prise le 4 juillet 2022 montre une vue générale de la Kaaba (C) à la Grande Mosquée, dans la ville sainte de La Mecque. Rania SANJAR / AFP
Une photo prise le 4 juillet 2022 montre une vue générale de la Kaaba (C) à la Grande Mosquée, dans la ville sainte de La Mecque. Rania SANJAR / AFP
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Publié le Lundi 04 juillet 2022

Les Tunisiens sont toujours très attachés au Hajj

  • 219 000 Tunisiens se sont inscrits cette année au pèlerinage de la Mecque
  • La pandémie impacte cette reprise en obligeant les autorités à imposer des mesures de sécurité sanitaires

TUNIS: Deux cent dix-neuf mille Tunisiens se sont inscrits cette année au pèlerinage de la Mecque. À l’instar des autres pays musulmans, la Tunisie renoue cette année avec le Hajj, le pèlerinage à La Mecque, l’un des cinq piliers de l’islam, après une pause forcée de deux ans imposée par la pandémie de Covid-19. Cette année, le Hajj a commencé durant la troisième semaine de juin et culminera le 9 juillet, jour de l’Aïd el-Kebir, marqué par le sacrifice du mouton.

Toutefois, la pandémie est loin d’être terminée, et elle impacte cette reprise en obligeant les autorités à imposer des mesures de sécurité sanitaires (attestation de vaccination et test PCR négatif datant de moins de soixante-douze heures) et, surtout, à réduire le nombre de pèlerins. Alors qu’on en enregistrait près de 2,5 millions de pèlerins avant la pandémie, ils ne seront qu’un million cette année.

Traditionnellement difficile en raison d’une demande toujours plus importante, l’organisation du Hajj a été rendue encore plus compliquée cette année pour les autorités, comme l’a souligné le ministre des Affaires religieuses, Brahim Chaïbi, lors d’une interview sur la télévision nationale Wataniya 1. «Dans le passé, la préparation du Hajj s’étalait sur des mois. On commençait les préparatifs en décembre pour un pèlerinage en août. Cette année, nous avons eu les informations sur les modalités d’organisation le 9 avril, et nous avons publié notre note d’orientation le 11 avril. Les préparatifs ont commencé en juin et les gens vont effectuer le pèlerinage le même mois», rappelle le ministre.

La deuxième difficulté rencontrée par les autorités a été l’établissement de la liste des candidats au Hajj. Le quota alloué à la Tunisie cette année est de 4 972 pèlerins, soit une baisse de 45 % par rapport à 2019. Or, 219 000 Tunisiens ont demandé à y figurer.

Les Tunisiens ont eu un mois (du 20 octobre au 21 novembre 2021) pour faire acte de candidature en s’inscrivant sur un site dédié du ministère des Affaires religieuses.
Défini tous les ans par une note d’orientation publiée avant le pèlerinage, le processus de sélection est bien rodé. Le tri est effectué par un prédicateur dans chacune des 264 délégations (l’équivalent de la sous-préfecture en France) que compte le pays.

À la différence de l’Omra, on ne peut effectuer le Hajj qu’une fois dans sa vie. Auparavant, les autorités avaient pour habitude d’accorder la priorité aux plus âgés. Mais l’Arabie saoudite ayant mis fin au pèlerinage pour les plus de 65 ans, l’âge est devenu un facteur disqualifiant.

Comme tous les ans, le prix du Hajj a été jugé par certains trop élevé et il a fait l’objet de contestations. «Le prix du pèlerinage reste élevé, mais on l’a baissé», souligne le ministre des Affaires religieuses. Les autorités ont donc dû faire un effort sur ce point, en agissant sur le seul paramètre sur lequel elles ont prise: le transport aérien. Le prix du billet d’avion a ainsi été baissé de 3 500 à 3 100 dinars (1 dinar tunisien = 0,31 euro).


Liban: frappes israéliennes sur plusieurs localités du sud malgré la trêve

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  • La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP
  • Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

NABATIYE: L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien.

La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP.

Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a ordonné jeudi aux habitants de trois villages du sud, situés loin de la frontière, d'évacuer.

Sur la route menant du village de Toul à Nabatiyé, une ambulance de Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, a été visée, et deux secouristes blessés, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'organisation, Mahmoud Karaki.

Mercredi, 11 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé.

D'autre part, quatre soldats israéliens ont été blessés dans le sud, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

Le Hezbollah revendique des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays, malgré la trêve.

Mercredi soir, une frappe avait visé pour la première fois depuis près d'un mois la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.

Le porte-parole de l'armée israélienne en arabe a affirmé jeudi que le chef de l'unité d'élite du Hezbollah, la force al-Radwan, "Ahmad Ghaleb Ballout", avait été tué dans cette frappe.

Une source proche du Hezbollah avait indiqué à l'AFP que Ballout, chef des opérations de la force al-Radwan selon elle, avait été tué. La formation pro-iranienne n'a pas confirmé.

Jeudi matin, les secouristes continuaient de rechercher des victimes dans les décombres de l'immeuble visé dans la banlieue sud, selon un photographe de l'AFP.

Les étages supérieurs de l'immeuble ont été soufflés.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.


Les Emirats arabes unis activent leur défense aérienne contre des missiles et drones venus d'Iran

La défense aérienne des Emirats arabes unis est en action vendredi matin face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, a annoncé son ministère de la Défense, alors qu'une trêve est officiellement en vigueur depuis le 8 avril entre Etats-Unis et Iran. (AP)
La défense aérienne des Emirats arabes unis est en action vendredi matin face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, a annoncé son ministère de la Défense, alors qu'une trêve est officiellement en vigueur depuis le 8 avril entre Etats-Unis et Iran. (AP)
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  • "Les défenses aériennes des Emirats arabes unis sont en train d'engager le combat contre des attaques de missiles et de drones en provenance d'Iran", a écrit le ministère émirati dans un communiqué sur X
  • "Le ministère de la Défense confirme que les bruits entendus dans diverses parties du pays sont dus à l'interception par les systèmes de défense aérienne des Emirats arabes unis de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones"

DUBAI: La défense aérienne des Emirats arabes unis est en action vendredi matin face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, a annoncé son ministère de la Défense, alors qu'une trêve est officiellement en vigueur depuis le 8 avril entre Etats-Unis et Iran.

"Les défenses aériennes des Emirats arabes unis sont en train d'engager le combat contre des attaques de missiles et de drones en provenance d'Iran", a écrit le ministère émirati dans un communiqué sur X.

"Le ministère de la Défense confirme que les bruits entendus dans diverses parties du pays sont dus à l'interception par les systèmes de défense aérienne des Emirats arabes unis de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones", a ajouté la même source.

 

 


Liban: Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense
  • Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

BEYROUTH: Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Par ailleurs, au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé, alors que Israël poursuit ses opérations malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Une frappe à Saksakiyeh, entre Saïda et Tyr, a notamment fait quatre morts et 33 blessés, dont six enfants, selon le ministère.

D'autre part, quatre soldats israéliens en opération dans le sud du Liban ont été blessés, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

A Beyrouth, "Malek Ballout, commandant des opérations de la force al-Radwan", l'unité d'élite du groupe, a été tué, a déclaré à l'AFP la source proche du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

De la fumée s'est élevée du quartier visé, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu des habitants quitter les lieux avec leurs effets personnels.

De nombreux Libanais ont déjà fui cette banlieue au début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en visant Israël, en représailles à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

D'après une source de sécurité libanaise s'exprimant sous couvert d'anonymat, la frappe a ciblé un appartement où se tenait une réunion de responsables de la force al-Radwan.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

"Chaque occasion" 

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir ciblé des forces et véhicules israéliens dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban, affirmant riposter à "la violation du cessez-le-feu par l'ennemi israélien".

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours" du Hezbollah.

"Nous saisirons chaque occasion pour approfondir le démantèlement du Hezbollah et continuer à l'affaiblir", a averti le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, venu rendre visite aux soldats israéliens déployés dans le sud.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.

Sur cette période, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a vérifié 152 attaques contre des structures de santé, qui ont fait 103 morts et 241 blessés", selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de soins (...) et endommagé 16 autres hôpitaux", a-t-il précisé sur X.