L'émissaire de l'ONU renonce à une visite au Sahara occidental

La visite de l'émissaire onusien n'a pas été annoncée officiellement à Rabat (Photo, AFP).
La visite de l'émissaire onusien n'a pas été annoncée officiellement à Rabat (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 05 juillet 2022

L'émissaire de l'ONU renonce à une visite au Sahara occidental

  • «L'envoyé personnel du secrétaire général pour le Sahara occidental se trouve à Rabat afin de rencontrer des officiels marocains» a annoncé l'ONU
  • «Il a décidé de ne pas procéder à une visite au Sahara occidental pendant son voyage, mais il espère le faire lors de prochaines visites dans la région»

RABAT: L'émissaire des Nations unies pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, est à Rabat lundi pour rencontrer des responsables marocains, mais a renoncé à une visite prévue dans le territoire disputé, a indiqué l'ONU.

"L'envoyé personnel du secrétaire général pour le Sahara occidental se trouve à Rabat afin de rencontrer des officiels marocains", a déclaré à New York le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric. Selon des médias marocains, M. de Mistura est arrivé samedi au Maroc.

"Il a décidé de ne pas procéder à une visite au Sahara occidental pendant son voyage, mais il espère le faire lors de prochaines visites dans la région", a ajouté M. Dujarric.

Lors d'une conférence de presse vendredi, à la veille du départ de M. Mistura pour Rabat, le porte-parole de l'ONU avait précisé qu'il avait l'intention de se rendre – pour la première fois – au Sahara occidental durant son séjour.

La question du Sahara occidental, ex-colonie espagnole considérée comme un "territoire non autonome" par l'ONU, oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par Alger.

Dans un communiqué publié à New York, le Polisario a "regretté profondément" l'annulation de la visite de M. de Mistura, estimant que Rabat "s'efforçait ainsi de l'empêcher de témoigner directement de la situation sur le terrain dans les territoires sahraouis occupés".

Il a accusé le Maroc d'"avoir imposé des préconditions sur où il (l'envoyé de l'ONU) devrait aller et qui il devrait rencontrer durant sa visite dans les territoires sahraouis occupés".

Aucune explication n'a été donnée au choix du haut diplomate italo-suédois mais selon des sources proches du dossier, les autorités marocaines avaient exprimé des réserves à un tel déplacement lors de la précédente visite de M. de Mistura au mois de janvier.

En outre, il n'aurait pas été en mesure de rencontrer tous les interlocuteurs qu'il souhaitait au Sahara occidental.

La visite de l'émissaire onusien – dont la durée n'a pas été précisée –  n'a pas été annoncée officiellement à Rabat.

"Les visites de l'envoyé personnel visent à faire avancer le processus politique sur le Sahara occidental", a souligné lundi M. Dujarric.

Vendredi, le porte-parole de l'ONU avait fait savoir que M. de Mistura comptait rencontrer "tous les acteurs concernés dans la région dans les jours à venir".

"Ce qu'il cherche, c'est comment nous pouvons faire avancer le dialogue dans le contexte des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité", avait-il dit.

Rabat, qui contrôle près de 80% de ce territoire, propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté. Le Polisario réclame un référendum d'autodétermination sous l'égide de l'ONU, prévu lors de la signature en 1991 d'un cessez-le feu mais jamais concrétisé.

Nommé en novembre, Staffan de Mistura avait effectué en janvier sa première tournée dans la région, qui l'avait conduit à Rabat, en Mauritanie, à Alger et à Tindouf en Algérie pour y rencontrer le Polisario.


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: l'armée entre au camp de proches de jihadistes d'al-Hol 

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  • Les forces kurdes avaient annoncé mardi avoir été "contraintes de se retirer" du camp pour défendre leurs régions menacées par l'armée, avant l'annonce d'un cessez-le-feu
  • Il s'agit du plus grand camp de prisonniers établi par les forces kurdes, qui ont été le fer de lance de la lutte contre l'EI, avec l'aide de la coalition internationale antijihadiste. Le groupe jihadiste a été défait en 2019 en Syrie

SYRIE: L'armée syrienne est entrée mercredi matin dans l'immense camp de détention d'al-Hol (nord-est), qui abrite des familles de jihadistes du groupe Etat Islamique (EI) et dont les forces kurdes s'étaient retirées la veille, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Le correspondant a vu un grand nombre de soldats ouvrir la barrière métallique et entrer à pied dans le camp, alors que d'autres en gardaient l'entrée.

Al-Hol, situé dans une région désertique de la province de Hassaké, abrite quelque 24.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.300 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités, parmi lesquels des Occidentaux.

Les forces kurdes avaient annoncé mardi avoir été "contraintes de se retirer" du camp pour défendre leurs régions menacées par l'armée, avant l'annonce d'un cessez-le-feu.

Il s'agit du plus grand camp de prisonniers établi par les forces kurdes, qui ont été le fer de lance de la lutte contre l'EI, avec l'aide de la coalition internationale antijihadiste. Le groupe jihadiste a été défait en 2019 en Syrie.

Le ministère syrien de la Défense avait annoncé mardi être "entièrement prêt à prendre la responsabilité du camp d'al-Hol et des prisons" de jihadistes dans la région.

L'émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, avait pour sa part estimé que "la mission initiale" des combattants kurdes, la lutte antijihadiste, était terminée et que le nouveau pouvoir syrien était désormais capable de contrôler les centres de détention de l'EI établis par les Kurdes.

En vertu d'un accord avec les Kurdes, l'armée s'était déployée lundi dans de vastes parties du nord et du nord-est de la Syrie dont les forces kurdes se sont retirées.

L'accord prévoit que l'Etat syrien devienne "responsable" des prisonniers de l'EI et que l'administration kurde chargée de ce dossier soit "intégrée aux institutions étatiques".

Le ministère syrien de l'Intérieur a annoncé "prendre les mesures nécessaires en coordination avec la coalition internationale pour maintenir la sécurité" des centres de détention.

Des milliers d'ex-jihadistes, dont de nombreux étrangers, sont détenus dans sept prisons et des dizaines de milliers de membres de leurs familles vivent dans deux camps établis par les forces kurdes dans le nord de la Syrie, al-Hol et Roj.


Israël: Netanyahu a accepté une invitation à siéger au «Conseil de paix» de Trump

Benjamin Netanyahu a accepté une invitation du président américain Donald Trump à siéger à son "Conseil de paix", a annoncé mercredi le bureau du Premier ministre israélien. (AFP)
Benjamin Netanyahu a accepté une invitation du président américain Donald Trump à siéger à son "Conseil de paix", a annoncé mercredi le bureau du Premier ministre israélien. (AFP)
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  • "Benjamin Netanyahu a (...) accepté l'invitation du président américain Donald Trump (à) rejoindre, en tant que membre, le Conseil de paix"
  • Le "Conseil de paix" avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de la bande de Gaza, ravagée par plus de deux ans de guerre entre Israël et le mouvements islamiste palestinien Hamas

JERUSALEM: Benjamin Netanyahu a accepté une invitation du président américain Donald Trump à siéger à son "Conseil de paix", a annoncé mercredi le bureau du Premier ministre israélien.

"Benjamin Netanyahu a (...) accepté l'invitation du président américain Donald Trump (à) rejoindre, en tant que membre, le Conseil de paix", qui sera composé de dirigeants de pays du monde entier", indique un bref communiqué de son bureau.

Le "Conseil de paix" avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de la bande de Gaza, ravagée par plus de deux ans de guerre entre Israël et le mouvements islamiste palestinien Hamas.

Mais le projet de "charte" présenté par M. Trump accorde à ce dernier, en tant que président de cet organisme, des pouvoirs très étendus et révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question du territoire palestinien : celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde.

La création du "Conseil de paix" prévu par le plan de M. Trump pour Gaza a bien été endossée, comme le reste de cette initiative, par le Conseil de sécurité des Nations unies, mais "strictement à cette fin", a rappelé lundi Farhan Haq, porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

Sous la pression des Etats-Unis, un cessez-le-feu très fragile est entré en vigueur le 10 octobre, un peu plus de deux ans après le début de la guerre de Gaza déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023.

Les Etats-Unis ont annoncé mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan de M. Trump censé mettre fin à la guerre, alors que les deux belligérants s'accusent mutuellement de violer la trêve de façon quotidienne.

Le gouvernement de M. Netanyahu menace régulièrement de reprendre l'offensive si le Hamas n'accepte pas de désarmer conformément à ses exigences.

Outre le désarmement du Hamas, la deuxième phase du plan Trump prévoit un retrait israélien graduel de la bande de Gaza et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.

M. Netanyahu répète régulièrement son opposition à la création d'un Etat palestinien, allant ainsi à l'encontre du consensus onusien selon lequel la solution de paix dite à deux Etats est la seule à même de mettre un terme définitif au conflit israélo-palestinien.