Le Maroc redémarre des centrales à gaz grâce à l'Espagne

Gazoducs d’Enagas de Barcelone (Photo, AFP).
Gazoducs d’Enagas de Barcelone (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 06 juillet 2022

Le Maroc redémarre des centrales à gaz grâce à l'Espagne

  • Le GNL servira notamment au redémarrage des stations à gaz de Tahaddart et Aîn Béni Mathar
  • L'Algérie avait menacé en avril de rompre son contrat de fourniture de gaz à l'Espagne

RABAT: Le Maroc a annoncé mardi la remise en service de deux grandes centrales électriques grâce à du gaz naturel liquéfié (GNL) acheminé depuis l'Espagne via le Gazoduc Maghreb Europe (GME), après la décision d'Alger de ne plus approvisionner le royaume en gaz.

"Le royaume du Maroc assure son approvisionnement en gaz naturel en concluant des contrats d’achat de GNL (gaz naturel liquéfié) sur le marché international et en utilisant les infrastructures gazières des opérateurs espagnols et le Gazoduc Maghreb-Europe", selon un communiqué de l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) et de l’Office national des hydrocarbures et des Mines (ONHYM).

Ce GNL servira notamment au redémarrage des stations à gaz de Tahaddart et Aîn Béni Mathar, dans le nord du Maroc, autrefois alimentées par le gaz algérien.

Désormais l'approvisionnement des deux centrales -- qui fournissent entre 10% et 17% de la production nationale d'électricité, selon des médias locaux -- est "assuré par le GME via l’interconnexion gazière Maroc-Espagne fonctionnant en mode flux inverse", précise le communiqué.

L'acheminement du gaz vers le Maroc a commencé le 28 juin "sur la base des relations commerciales et du bon voisinage", avaient indiqué à l'AFP des sources du ministère espagnol de la Transition écologique, assurant qu'il ne s'agissait pas de gaz algérien.

L'Algérie avait menacé en avril de rompre son contrat de fourniture de gaz à l'Espagne si Madrid venait à acheminer du gaz algérien "vers une destination tierce", une référence implicite au Maroc.

Fin octobre, Alger avait décidé de ne pas renouveler le contrat du GME sur fond d'escalade de tensions entre les deux voisins du Maghreb autour de l'épineux dossier du Sahara occidental.

Depuis, Rabat cherche à diversifier les pistes pour couvrir ses besoins.

Fin novembre, une société britannique Sound Energy et l'ONEE ont signé un accord de fourniture de gaz naturel de la concession de Tendrara (est).

Sound Energy s'engage à produire et à livrer à pays jusqu'à 350 millions de mètres cubes de gaz naturel liquéfié par an, sur une durée de 10 ans.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.