Gaz: le Hezbollah est un obstacle à un accord avec Israël selon M. Lapid

Un navire de la marine israélienne patrouille en mer Méditerranée au large de la ville méridionale de Naqoura, le lundi 6 juin 2022. (AP)
Un navire de la marine israélienne patrouille en mer Méditerranée au large de la ville méridionale de Naqoura, le lundi 6 juin 2022. (AP)
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Publié le Dimanche 03 juillet 2022

Gaz: le Hezbollah est un obstacle à un accord avec Israël selon M. Lapid

Un navire de la marine israélienne patrouille en mer Méditerranée au large de la ville méridionale de Naqoura, le lundi 6 juin 2022. (AP)
  • Cette déclaration intervient au lendemain de l'interception par l'armée israélienne de trois drones lancés par le Hezbollah en direction du champ gazier de Karish
  • Pour le Liban, le champ de Karish se trouve dans une partie des eaux contestées avec Israël. L'Etat hébreu estime lui qu'il est situé dans sa zone économique exclusive

JÉRUSALEM: Le puissant mouvement armé libanais du Hezbollah est un obstacle à un accord entre le Liban et Israël sur la délimitation de leur frontière maritime, a déclaré dimanche le nouveau Premier ministre israélien Yaïr Lapid. 

Cette déclaration intervient au lendemain de l'interception par l'armée israélienne de trois drones lancés par le Hezbollah en direction du champ gazier de Karish. 

Pour le Liban, le champ de Karish se trouve dans une partie des eaux contestées avec Israël. L'Etat hébreu estime lui qu'il est situé dans sa zone économique exclusive. 

Ennemi juré d'Israël, le Hezbollah chiite exerce une influence prépondérante au Liban. 

« Le Hezbollah poursuit sur la voie du terrorisme et sape la capacité du Liban à parvenir à un accord sur la frontière maritime », a affirmé Yaïr Lapid. 

« Israël continuera de se protéger, ainsi que ses citoyens et ses biens », a-t-il ajouté lors de la première réunion de son cabinet, quelques jours après la dissolution du Parlement, prélude à de nouvelles élections législatives en Israël. 

La découverte ces dernières années de vastes gisements gaziers en Méditerranée orientale a aiguisé l'appétit des pays riverains et attisé les contentieux frontaliers. 

Le Liban et Israël, deux pays voisins officiellement toujours en état de guerre, avaient entamé en octobre 2020 des négociations inédites sous l'égide de Washington pour délimiter leur frontière maritime, afin de lever les obstacles à la prospection d'hydrocarbures. 

Les pourparlers ont été suspendus en mai 2021 en raison de différends concernant la surface de la zone contestée, concernant notamment sur le champ gazier de Karish. 

M. Lapid, qui garde son poste de ministre des Affaires étrangères, restera Premier ministre par intérim jusqu'à la formation d'un nouveau gouvernement après les élections fixées au 1er novembre, les cinquièmes en quatre ans. 

Cet ex-journaliste vedette, qui a fondé il y a une décennie le parti centriste « Yesh Atid » (« Il y a un futur », en hébreu), se rendra mardi à Paris dans le cadre d'un premier voyage officiel. 

Et il accueillera, à la mi-juillet, en Israël, le président américain Joe Biden. 

 


Gaza fait le bilan de l'attaque israélienne: 44 morts en trois jours

Une femme palestinienne marche parmi les décombres devant sa maison, dans la ville de Gaza, tôt le 8 août 2022, à la suite du cessez-le-feu entre Israël et les militants palestiniens (Photo, AFP).
Une femme palestinienne marche parmi les décombres devant sa maison, dans la ville de Gaza, tôt le 8 août 2022, à la suite du cessez-le-feu entre Israël et les militants palestiniens (Photo, AFP).
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  • Au moins 44 Palestiniens, dont quatre femmes et 15 enfants, ont été tués au cours des bombardements qui ont duré trois jours
  • Les violences se sont finalement arrêtées tard dans la journée de dimanche grâce à un cessez-le-feu négocié par l'Égypte

GAZA: Lundi, les habitants de Gaza ont enterré leurs morts, ratissé les décombres de leurs maisons et fait le bilan de la dernière attaque israélienne.

Au moins 44 Palestiniens, dont quatre femmes et 15 enfants, ont été tués au cours des bombardements qui ont duré trois jours, et plus de 350 personnes ont été blessées. Dix-huit maisons ont été complètement détruites, 1 675 ont été endommagées et 71 sont devenues inhabitables.

L'attaque a commencé vendredi lorsqu'Israël a lancé un bombardement aérien et d'artillerie sur les positions du Djihad islamique, le plus grand assaut depuis la guerre de 11 jours menée par Israël contre Gaza l'année dernière.

Les violences se sont finalement arrêtées tard dans la journée de dimanche grâce à un cessez-le-feu négocié par l'Égypte. «Nous avons accueilli la nouvelle du cessez-le-feu avec joie et nous sommes retournés à notre travail», témoigne Hazem Douima, un commerçant de Gaza. «Nous ne voulions pas d'une nouvelle effusion de sang».

Les familles endeuillées ont enterré leurs morts. Une même famille a pleuré le décès de quatre enfants, rejoints par des centaines de personnes à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza.

«Nous remercions Dieu d'être encore en vie. Ces quelques jours ont été difficiles. Il y avait des bombardements partout, c'était effrayant pour les adultes et les enfants. Ce n'est pas la première fois que cela se produit, et je ne pense pas que ce soit la dernière», dit Sobhi el-Wawy, 44 ans, à Arab News.

«Nous voulons vivre comme le reste du monde... Nous ne voulons pas de guerres ni d'escalade, nous voulons la paix.»

«Nous sommes presque de retour à la vie normale, mais la vie de ceux qui ont perdu leurs enfants ou des êtres chers sera beaucoup plus difficile», affirme Rahma al-Borai.

«Nous menons une vie difficile à Gaza. Il y a beaucoup de pauvreté et de souffrance. Malheureusement, on refuse de nous regarder de cet œil... Le monde est injuste.»

«Regardez comment le monde a réagi face à la situation en Ukraine et comment il réagit face à celle en Palestine. Nous sommes sous les bombardements, nous mourons sans raison. Tout ce que nous voulons, c'est la liberté.»

Lundi, après que la trêve fragile a été instaurée, Israël a rouvert le point de passage de Kerem Shalom afin de fournir du carburant à la seule centrale électrique de Gaza qui produit huit heures d'électricité par jour. Le passage d'Erez a également été rouvert aux patients des hôpitaux, à certains diplomates et aux étrangers.

Cependant, les Palestiniens ne peuvent toujours pas traverser la frontière pour aller au travail. Selon Israël, cette décision est conditionnée par une période de calme et une évaluation de la sécurité.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Manifestations en Irak à la suite de coupures de courant

Les manifestants à Bassora ont déclaré qu'ils soutenaient la protestation de Sadr et qu'ils en avaient assez de la corruption gouvernementale (Photo, AFP).
Les manifestants à Bassora ont déclaré qu'ils soutenaient la protestation de Sadr et qu'ils en avaient assez de la corruption gouvernementale (Photo, AFP).
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  • Les manifestants ont bloqué les routes pour protester contre les coupures de courant qui ont privé de nombreuses personnes d'électricité sous une chaleur de 50°C
  • Selon le gouverneur de Bassora, Asaad al-Eidani, les dernières coupures sont dues à un incendie dans une centrale électrique

DJEDDAH: Lundi, les manifestants de la province de Bassora, dans le sud de l'Irak, ont bloqué les routes pour protester contre les coupures de courant qui ont privé de nombreuses personnes d'électricité sous une chaleur de 50°C.

Ils ont rempli les rues et brûlé des pneus, bloquant ainsi la route principale menant à la capitale provinciale. Entre-temps, les partisans du puissant clerc chiite Moqtada al-Sadr ont poursuivi leur sit-in devant le bâtiment du Parlement irakien pour réclamer des élections anticipées. Les manifestants à Bassora ont déclaré qu'ils soutenaient la protestation de Sadr et qu'ils en avaient assez de la corruption gouvernementale.

«Ce n'est ni la première ni la dernière fois que nous protestons», dit Ali Hussein, 35 ans. «Nous le soutenons et nous voulons qu'il punisse les corrompus.»

Les manifestations ont été déclenchées à la suite de l'effondrement du réseau électrique dans six provinces du sud en raison d'une demande excessive dans un contexte de températures élevées. Selon le gouverneur de Bassora, Asaad al-Eidani, les dernières coupures sont dues à un incendie dans une centrale électrique.

Dans la ville sainte de Najaf, un dépôt d'armes appartenant au réseau de groupes paramilitaires Al-Hachd al-Chaabi, soutenu par l'Iran, a explosé sous l'effet de la chaleur.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Irak: Un rival de Sadr réclame le retour des séances du Parlement

L'ex-Premier ministre irakien Nouri al-Malik (Photo, AFP).
L'ex-Premier ministre irakien Nouri al-Malik (Photo, AFP).
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  • Le 30 juillet, les partisans de Sadr ont envahi le Parlement qu'ils ont occupé près d'une semaine
  • Les législatives avaient été remportées par le Courant sadriste

BAGDAD: L'ex-Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, grand rival du leader chiite Moqtada Sadr, a affirmé lundi que seul le Parlement pouvait discuter d'élections anticipées et réclamé la reprise des sessions parlementaires.

Le 30 juillet, les partisans de Sadr ont envahi le Parlement qu'ils ont occupé près d'une semaine, avant de transférer leur sit-in dans les jardins de l'institution et tout autour pour protester contre une candidature au poste de Premier ministre présentée par leurs rivaux, l'alliance du Cadre de coordination.

M. Sadr a ensuite réclamé une dissolution du Parlement et des législatives anticipées. Une requête acceptée sous conditions par le Cadre de coordination, qui a réclamé à demi-mot la fin du sit-in dans et autour du Parlement, situé dans la Zone verte, secteur ultrasécurisé de Bagdad.

Cette alliance regroupe des factions chiites pro-Iran influentes, de même que le parti chiite de M. Maliki, ennemi historique de M. Sadr.

Une dissolution du Parlement ne peut être actée que par un vote à la majorité absolue, selon la Constitution. Elle peut être demandée par un tiers des députés, ou par le Premier ministre avec accord du Président de la république.

"Il n'y aura ni dissolution du Parlement possible, ni changement de régime, ni élections anticipées, sans une reprise des sessions parlementaires", a lancé M. Maliki dans une allocution télévisée.

Le Parlement "seul discute de ces demandes, et nous ferons ce qu'il décide, car nous sommes tous garants du régime, et l'Irak n'est servi que par le respect du droit et de la Constitution", a-t-il martelé.

Il s'exprimait à l'occasion de l'Achoura, commémoration religieuse marquant la mort de l'imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet et troisième imam du chiisme, tué en 680 par les troupes du calife omeyyade Yazid en Irak.

Dix mois après les législatives d'octobre 2021, l'Irak attend toujours la désignation d'un nouveau Premier ministre et d'un président de la République, sur fond de querelles politiciennes.

Les législatives avaient été remportées par le Courant sadriste, qui représentait le premier bloc de l'assemblée avec 73 députés dans un Parlement fragmenté où aucun camp n'a réussi à construire une majorité claire parmi les 329 élus.

N'étant pas parvenu à rassembler la majorité pour nommer un Premier ministre, M. Sadr a fait démissionner ses députés en juin, abandonnant à ses adversaires la tâche de former un gouvernement. Mais il a réussi à mobiliser dans la rue pour protester contre le candidat au poste de Premier ministre proposé par ses adversaires.