Natacha Atlas: une escale musicale entre Orient et Occident au festival Jazzablanca

Après deux ans d’absence, le festival Jazzablanca fait son retour (Photo, fournie).
Après deux ans d’absence, le festival Jazzablanca fait son retour (Photo, fournie).
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Publié le Jeudi 07 juillet 2022

Natacha Atlas: une escale musicale entre Orient et Occident au festival Jazzablanca

  • Il s’agit d’une grande première pour la célèbre chanteuse anglo-égyptienne qui, pour l’occasion, a proposé un concert 100% jazz
  • Juste après le festival Jazzablanca, elle s’est envolée pour la Macédoine, où elle a retrouvé le Dzambo Agusevi Orchestrea, un groupe tzigane avec lequel elle prépare plusieurs concerts

CASABLANCA : Après deux ans d’absence, le festival Jazzablanca fait son retour. Sa 15e édition a réuni une belle brochette d’artistes, parmi lesquels Natacha Atlas. Il s’agit d’une grande première pour la célèbre chanteuse anglo-égyptienne qui, pour l’occasion, a proposé un concert 100% jazz, à l’image de son album Myriad Road, sorti en 2015.

Après deux ans d’absence, le festival Jazzablanca fait son retour (Photo, fournie).
Après deux ans d’absence, le festival Jazzablanca fait son retour (Photo, fournie).

C’est donc tout naturellement que Natacha Atlas a ouvert le bal avec l’un des titres de cet opus composé par le trompettiste Ibrahim Maalouf. «À l’époque, Ibrahim avait l’idée de faire du funk jazz des années 1970. Il m’a poussée à chanter en anglais avec un style oriental, c’était chouette. C’est quelqu’un de très drôle qui aime faire des choses joyeuses», nous confie-t-elle.

Après deux ans d’absence, le festival Jazzablanca fait son retour (Photo, fournie).
Après deux ans d’absence, le festival Jazzablanca fait son retour (Photo, fournie).

Une artiste engagée

Par la suite, le jazz devient l’un de ses styles de prédilection.

Ainsi, en 2019, Natacha Atlas sort Strange Days, composé par Samy Bichai, son partenaire dans la vie et sur la scène. Dans cet album, on retrouve dix titres, parmi lesquels sa reprise de It’s A Man’s Man’s Man’s World de James Brown, que Natacha Atlas a interprétés lors de son rendez-vous casablancais.

La célèbre chanteuse anglo-égyptienne Natacha Atlas (Photo, fournie).
La célèbre chanteuse anglo-égyptienne Natacha Atlas (Photo, fournie).

Sorti juste avant la pandémie, cet album a coïncidé, «un peu par hasard», avec le climat anxiogène qui prédominait durant cette période. «On a vécu des “Strange Days”. Cet album est un paradoxe entre les ténèbres et la lumière. Je pense qu’il y a une part d’ombre et de lumière dans l’humanité; mais, malgré la période difficile que nous vivons, il faut faire preuve de ténacité, aller vers la lumière. Aujourd’hui, on essaie de nous faire peur, de nous diriger, de restreindre notre liberté. Il faut nous réveiller très vite, sinon nous sommes fichus – enfin, j’espère que non», glisse l’artiste dans un sourire.

Aujourd’hui, on essaie de nous faire peur, de nous diriger, de restreindre notre liberté (Photo, fournie).
Aujourd’hui, on essaie de nous faire peur, de nous diriger, de restreindre notre liberté (Photo, fournie).

Ce message fort, la chanteuse a également souhaité le faire passer à travers son dernier EP, The Inner and the Outer. Ce projet composé pendant le confinement est un appel à l’apaisement et à l’éveil des consciences. «Cette période pleine d’angoisse, nous l’avons vécue aussi, Samy et moi; c’est pour cela que The Inner Dimension est un morceau qui appelle à la méditation.»

Chanteuse du monde

Sur la scène de Casablanca, malgré les nombreuses sollicitations du public, Natacha Atlas n’a finalement pas interprété Mon amie la rose, la chanson qui l’a rendue célèbre en France. Elle nous explique que cette reprise du titre de Françoise Hardy n’est pas familière aux musiciens qui tournent actuellement avec elle.

La célèbre chanteuse anglo-égyptienne Natacha Atlas (Photo, fournie).
La célèbre chanteuse anglo-égyptienne Natacha Atlas (Photo, fournie).

D’ailleurs, depuis ce succès de 1999, la chanteuse a tenu à chanter dans ses deux langues maternelles, l’anglais et l’arabe.

«J’ai essayé d’écrire des chansons en français, mais c’est un peu difficile. D’ailleurs, un jour, un Français qui avait écouté l’une d’entre elles [Le Printemps, NDLR] m’a dit: “C’est une belle chanson, mais je n’ai pas tout compris.” Je me suis dit: “Bon, OK…”», se souvient Natacha en riant.

La quinquagénaire n’a de cesse d’explorer différents univers musicaux. Ainsi, juste après le festival Jazzablanca, elle s’est envolée pour la Macédoine, où elle a retrouvé le Dzambo Agusevi Orchestrea, un groupe tzigane avec lequel elle prépare plusieurs concerts, et même un album.

La quinquagénaire n’a de cesse d’explorer différents univers musicaux (Photo, fournie).
La quinquagénaire n’a de cesse d’explorer différents univers musicaux (Photo, fournie).

En parallèle, l’artiste anglo-égyptienne poursuit sa tournée mondiale avec le ballet contemporain Odyssey. Cette œuvre composée avec Samy Bichai, chorégraphiée par le Franco-Algérien Hervé Koubi et accompagnée par la voix envoûtante de Natacha Atlas, donnera également naissance à un album orchestral.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.