Cuba: Rues calmes et opposants bloqués chez eux, un an après les manifestations

Des gens marchent sur le Paseo del Prado pendant que des membres de la police patrouillent à La Havane, Cuba, lundi 11 juillet 2022 (Photo, AP).
Des gens marchent sur le Paseo del Prado pendant que des membres de la police patrouillent à La Havane, Cuba, lundi 11 juillet 2022 (Photo, AP).
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Publié le Mardi 12 juillet 2022

Cuba: Rues calmes et opposants bloqués chez eux, un an après les manifestations

  • Des opposants au gouvernement ont appelé sur les réseaux sociaux à commémorer la date
  • Un an jour pour jour après l'éclatement de manifestations historiques, les rues de La Havane restaient calmes

LA HAVANE: Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a promis lundi, à l'occasion du premier anniversaire des manifestations inédites de juillet 2021, que le pays allait sortir de la "complexe situation" économique qu'il traverse, tandis que des dissidents ont accusé les autorités de les empêcher de sortir de chez eux.

Un an jour pour jour après l'éclatement de manifestations historiques dans une cinquantaine de villes du pays aux cris de "Nous avons faim" et "Liberté", les rues de La Havane restaient calmes, les habitants vaquant à leurs occupations habituelles, a constaté l'AFP. De nombreux policiers en civil étaient toutefois visibles dans plusieurs points névralgiques de la capitale.

Cuba va sortir de la "complexe situation" dans laquelle il se trouve, a déclaré sur Twitter le président cubain, alors que le pays traverse une profonde crise économique, la pire depuis trente ans, sous les effets conjugués des conséquences de la pandémie de Covid-19 et des sanctions américaines.

"Nous allons nous en sortir en poursuivant la révolution", a déclaré le chef de l'Etat. "Si nous devons commémorer quelque chose ce 11 juillet, c'est la victoire du peuple cubain, de la Révolution cubaine", a-t-il ajouté.

Ces derniers jours, une quinzaine de dissidents, artistes ou journalistes indépendants ont accusé la police de les avoir mis en garde pour qu'ils ne sortent pas de chez eux. Certains ont indiqué que des policiers étaient présents devant leur domicile.

"Ils pensent qu'avec deux patrouilles ils vont me faire taire, ils se trompent lourdement", a déclaré dimanche sur Twitter Yurka Rodrigues, la mère d'une jeune manifestante de 25 ans condamnée à huit ans de prison, précisant que son domicile était sous "siège".

Des opposants au gouvernement ont appelé sur les réseaux sociaux à commémorer la date du 11 juillet par de nouvelles manifestations, mais nombre de ceux qui s'étaient fait entendre il y a un an sont désormais en exil ou emprisonnés.

«Divorce»

Les manifestations des 11 et 12 juillet, inédites depuis la révolution de 1959, ont fait un mort et des dizaines de blessés, et plus de 1.300 personnes ont été arrêtées selon l'ONG Cubalex, dont le siège est à Miami.

Selon le gouvernement, 790 manifestants font l'objet de poursuites, dont 488 ont d'ores et déjà été condamnés, certains jusqu'à 25 ans de prison pour "sédition".

Lundi, le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, a salué la "détermination et le courage" des Cubains face à la "répression" en cours depuis l'éclatement des manifestations.

"Les Américains ont observé avec admiration, le 11 juillet 2021, des dizaines de milliers d'entre vous descendre dans la rue pour faire entendre leur voix en faveur des droits de l'homme, des libertés fondamentales et d'une vie meilleure", a rappelé M. Blinken dans un communiqué.

"Nous rejetons les commentaires du Secrétaire d'Etat des Etats-Unis qui confirment l'implication directe du gouvernement de ce pays dans les tentatives de subversion de l'ordre et de la paix à Cuba, en violation du droit international", a répliqué sur Twitter le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez.

Dans un rapport publié lundi, l'ONG Human Rights Watch a accusé le gouvernement de "violations systématiques" des droits humains dans le cadre d'un "plan" conçu pour éviter de nouvelles mobilisations.

"Harcèlement, détention arbitraire, poursuites abusives, passages à tabac et d'autres cas de mauvais traitements qui, dans certains cas, constituent des actes de torture", et cela aussi bien contre des opposants connus que contre des citoyens ordinaires, énumère HRW.

"Avec tout ce qu'il s'est passé, je pense que personne ne va se risquer à faire la même chose", estime auprès de l'AFP Orestes Sandoval, 80 ans, dans une file d'attente pour acheter des cigarettes dans le centre de La Havane.

"Personne ne va sortir dans la rue", renchérit Carlos Rafael Dominguez, un étudiant de 18 ans, car "il n'y a personne qui peut renverser" le pouvoir, estime-t-il.

Pour le dissident Manuel Cuesta, "face à des régimes structurés de la sorte, seule la surprise civique des citoyens, la spontanéité civile, est possible". "L'important à l'heure actuelle est que le divorce entre la société et le gouvernement a une date symbolique: le 11 juillet".


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.