Afflux d'Algériens à la réouverture de la frontière avec la Tunisie

Des voitures traversent la frontière entre l'Algérie et la Tunisie au poste de Tabarka (Photo, AFP).
Des voitures traversent la frontière entre l'Algérie et la Tunisie au poste de Tabarka (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 16 juillet 2022

Afflux d'Algériens à la réouverture de la frontière avec la Tunisie

  • La réouverture des frontières terrestres, fermées en raison de la crise sanitaire du Covid-19, avait été annoncée le 5 juillet
  • Les autorités tunisiennes espèrent accueillir plus d'un million de visiteurs algériens cet été, dont une majorité de touristes

TABARKA: Quelques voitures et des panneaux célébrant l'amitié algéro-tunisienne: la réouverture de la frontière terrestre entre les deux pays après plus de deux ans de fermeture s'est déroulée de façon fluide, vendredi près de Tabarka, selon des journalistes de l'AFP côté tunisien.

Les autorités tunisiennes espèrent accueillir plus d'un million de visiteurs algériens cet été, dont une majorité de touristes, aux neuf points de passage entre les deux pays rouverts à minuit jeudi soir.

La réouverture des frontières terrestres, fermées en raison de la crise sanitaire du Covid-19, avait été annoncée le 5 juillet par le président Abdelmajid Tebboune à son homologue tunisien Kais Saïed.

Le poste frontière de Melloula, près de Tabarka (nord-ouest), est le plus important du territoire tunisien, selon Jamel Zrig, un responsable de la garde nationale, avec 25% des entrées des Algériens via cette frontière en 2019.

"Vive la fraternité algéro-tunisienne", clamait une grande banderole dans la zone frontalière.

Les visiteurs devaient faire vérifier la conformité de leurs documents Covid dans un bâtiment surmonté de l'inscription: "Bienvenue à nos frères algériens, dans leur deuxième pays, la Tunisie".

"Ca nous a fait quelque chose de très bien parce qu'on attendait ça avec impatience. Oui, on est bien content", a déclaré à l'AFP Jana Galila, une retraitée et touriste algérienne.

L'Algérien Gharbi Larbiya vient rendre visite à sa famille en Tunisie et se dit lui aussi très heureux. "Nous sommes frères avec les Tunisiens. Je ne peux pas me passer d'eux, on est comme un seul corps".

D'autres Algériens ont choisi la Tunisie faute de pouvoir voyager ailleurs. Comme Zacharia Nechadi, qui souligne "qu'il n'y a pas beaucoup de visas octroyés cette année" par d'autres pays et pour profiter du fait que la Tunisie "c'est proche de l'Algérie et très agréable".

En 2019, près de 3 millions d'Algériens étaient venus en Tunisie, soit un tiers des visiteurs étrangers en cette année marquée par une forte reprise du tourisme.

Ils avaient choisi le pays voisin pour le visiter, se soigner ou retrouver de la famille alors que les liens entre les deux Etats sont traditionnellement très étroits depuis la guerre d'Algérie contre la puissance coloniale française (1954-1962).

De grandes villes algériennes, comme Annaba ou Constantine, sont situées non loin de la frontière avec la Tunisie.

Les Algériens apprécient particulièrement les stations balnéaires de Sousse et Hammamet (est) ainsi que la ville sainte de Kairouan (centre), et aiment passer les fêtes de fin d'année en Tunisie.

Les frontières terrestres avaient été fermées par l'Algérie le 17 mars 2020 en raison de l'épidémie de Covid, restant ouvertes uniquement pour les cas d'urgence.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.


Plus d’un million de Libanais risquent de souffrir de la faim d’ici août, avertit l’ONU

Les femmes et les enfants continuent d’être touchés de manière disproportionnée. (AFP/Archives)
Les femmes et les enfants continuent d’être touchés de manière disproportionnée. (AFP/Archives)
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  • Les récents progrès en matière de sécurité alimentaire ont été anéantis par une forte escalade de la violence, replongeant le Liban dans un état de crise, selon des analystes
  • Cette situation intervient alors que les autorités israéliennes émettent un nouvel ordre de déplacement visant 16 zones du sud du Liban, enjoignant les habitants à se rendre dans la ville voisine de Saïda

​​​​​​NEW YORK : Plus d’un million de personnes au Liban risquent de faire face à une insécurité alimentaire aiguë dans les mois à venir, alors que la violence, les déplacements massifs et les difficultés économiques aggravent une situation humanitaire déjà fragile, a averti l’ONU mercredi.

Cette annonce intervient le même jour où les autorités israéliennes ont émis un nouvel ordre de déplacement pour 16 zones situées au sud du fleuve Litani, demandant aux habitants de se relocaliser dans la ville voisine de Saïda.

Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que ce nouvel ordre accentue les pressions liées aux déplacements à travers le pays, alors que les civils continuent de payer le prix des hostilités en cours.

Les femmes et les enfants restent particulièrement touchés, a-t-il ajouté, avec des rapports faisant état d’une hausse des détresses psychologiques. Beaucoup font face à des difficultés accrues liées au déplacement, à la séparation familiale et à la dégradation des conditions économiques. Les abris surpeuplés augmentent également le risque de violences basées sur le genre, aggravant encore la vulnérabilité des populations déplacées.

« Nous et nos partenaires répondons aux besoins croissants là où l’accès le permet », a déclaré Dujarric aux journalistes à New York, tout en soulignant que les opérations humanitaires restent limitées par un accès restreint aux zones touchées.

La crise est encore aggravée par la détérioration des conditions de sécurité alimentaire. Une nouvelle analyse de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et du Programme alimentaire mondial conclut que les progrès récents ont été inversés par la récente escalade de la violence, replongeant le Liban dans une situation de crise.

Les dernières données de la Classification intégrée des phases de la sécurité alimentaire indiquent qu’environ 1,24 million de personnes — soit près d’une sur quatre parmi celles évaluées — devraient faire face à une insécurité alimentaire de « phase 3 » (niveau de crise) ou pire d’ici août. Cela signifie que les ménages sont contraints d’adopter des stratégies d’adaptation sévères, comme sauter des repas ou vendre des biens essentiels pour pouvoir se nourrir.

Malgré l’ampleur de la crise, le financement des efforts humanitaires reste gravement insuffisant. L’appel éclair pour le Liban n’a jusqu’à présent recueilli qu’un peu plus de 117 millions de dollars, soit seulement 38 % des 308 millions nécessaires pour répondre aux besoins les plus urgents.

Dujarric a averti que sans un soutien financier immédiat supplémentaire et un meilleur accès humanitaire, la situation risque de se détériorer davantage, exposant des millions de personnes à un risque accru de faim et de précarité dans les mois à venir. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com