Sergueï Lavrov se rendra en Égypte au cours de sa tournée africaine

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, entamera dimanche une tournée en Afrique qui débutera par l'Égypte (Photo, Reuters).
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, entamera dimanche une tournée en Afrique qui débutera par l'Égypte (Photo, Reuters).
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Publié le Dimanche 24 juillet 2022

Sergueï Lavrov se rendra en Égypte au cours de sa tournée africaine

  • La visite de Lavrov au Caire sera suivie de voyages en Éthiopie, en Ouganda et au Congo
  • Haridi a déclaré à Arab News que la visite de Lavrov en Égypte et en Éthiopie pourrait indiquer l'intérêt de Moscou pour le différend concernant le barrage de la Renaissance

LE CAIRE: Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, entamera dimanche une tournée en Afrique en commençant par l'Égypte, dans le but d'établir des liens non occidentaux.

La visite de Lavrov au Caire sera suivie de voyages en Éthiopie, en Ouganda et au Congo.

Lavrov rencontrera des membres de la Ligue arabe dans la capitale égyptienne et devrait s'adresser au Conseil de la Ligue arabe, selon un communiqué.

Il rencontrera le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, et des représentants des 22 États membres de l'organisation.

L'expert politique Jamal Chakra a signalé que la visite de Lavrov en Égypte s'inscrit dans la «position impartiale» du Caire sur le conflit Ukraine-Russie. Chakra s'attend à ce que Lavrov profite de cette visite dans le but de clarifier le point de vue de la Russie sur la guerre et d’attirer des alliés en dehors de l'Occident.

Il a déclaré à Arab News que la première visite de Lavrov dans la région depuis l'invasion de l'Ukraine en février permettra de consolider les liens qui ont été renforcés à la suite de la visite à Moscou d'une délégation arabe en avril.

La tournée du ministre russe des Affaires étrangères fait suite à la première visite du président américain, Joe Biden, au Moyen-Orient, au cours de laquelle il s'est rendu en Israël, dans les territoires palestiniens et en Arabie saoudite. Biden a également pris part à un sommet réunissant les six États membres du Conseil de coopération du Golfe, ainsi que l'Égypte, la Jordanie et l'Irak.

Hussein Haridi, membre du Conseil égyptien des affaires étrangères, a révélé que la visite de Lavrov «n'est pas une réponse» à Biden puisque la Russie cible ses intérêts en Afrique plutôt qu'au Moyen-Orient.

Haridi a ajouté que Moscou avait une «grande présence dans la région» et que les pays arabes et africains souhaitaient renforcer leurs relations avec Moscou, mais qu'ils éviteraient de se prononcer sur la guerre en Ukraine.

L'ancien diplomate égyptien a signalé que le cours des relations bilatérales égypto-russes est «complètement indépendant» des événements en Ukraine.

Haridi a déclaré à Arab News que la visite de Lavrov en Égypte et en Éthiopie pourrait indiquer l'intérêt de Moscou pour le différend concernant le barrage de la Renaissance.

Eurasia Review, une revue indépendante basée aux États-Unis, a décrit la visite comme une tentative de Moscou de «former un nouvel agenda international et régional» et de «construire une structure multicentrique pour les relations entre les pays».

Lavrov a annoncé la tournée lors d'une conférence de presse jeudi, en déclarant: «Nous avons des visites annuelles réciproques en Afrique, et cette année ma visite en Afrique comprendra l'Égypte, l'Éthiopie, l'Ouganda et le Congo. L'Égypte est notre principal partenaire dans la construction de la zone industrielle de Suez et de la centrale nucléaire d'Al-Dabaa.»

Il a ajouté: «Nous avons participé à la construction de projets industriels géants sur le continent africain, sans compter le rôle de l'Union soviétique dans la libération de nombreux pays africains du colonialisme.»

Lavrov a soutenu que la tournée portera également sur les préparatifs du sommet Russie-Afrique de cette année.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien reçoit le lauréat du prix Nobel de chimie 2025, Omar Yaghi

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le professeur Omar Yaghi à Riyad mercredi. (SPA)
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  • Le prince héritier a félicité Yaghi pour avoir reçu ce prix et lui a souhaité beaucoup de succès pour l'avenir

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi à Riyad le professeur Omar Yaghi, lauréat du prix Nobel de chimie 2025.

Le prince héritier a félicité Omar Yaghi pour cette distinction et lui a souhaité un succès continu, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le professeur a été récompensé par le prix Nobel de chimie 2025, qu’il partage avec Richard Robson, de l’Université de Melbourne en Australie, et Susumu Kitagawa, de l’Université de Kyoto au Japon.

Les scientifiques ont été distingués pour la création de « constructions moléculaires dotées de vastes espaces permettant la circulation de gaz et d’autres substances chimiques. Ces structures, appelées réseaux métallo-organiques, peuvent être utilisées pour capter l’eau de l’air du désert, piéger le dioxyde de carbone, stocker des gaz toxiques ou catalyser des réactions chimiques ».

Omar Yaghi a exprimé sa gratitude au prince héritier pour cette rencontre ainsi que pour le soutien qu’il a reçu dans ses travaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com