Abdallah II dénonce des attaques régulières de milices liées à l'Iran aux frontières de la Jordanie

Le roi Abdallah II de Jordanie. (Capture d’écran, CNBC)
Le roi Abdallah II de Jordanie. (Capture d’écran, CNBC)
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Publié le Dimanche 24 juillet 2022

Abdallah II dénonce des attaques régulières de milices liées à l'Iran aux frontières de la Jordanie

  • Dans un entretien au quotidien officiel Al Ra'i publié dimanche, Abdallah II a également accusé l'Iran «d'ingérence dans des pays arabes»
  • L'armée jordanienne mène régulièrement des opérations contre des trafiquants de drogue à la frontière syrienne où la lutte contre ce fléau s'est intensifiée ces derniers mois

AMMAN : La Jordanie est confrontée à des «attaques régulières» à ses frontières de «milices liées à l'Iran», a déclaré le roi Abdallah II dénonçant également les trafics de drogues et d'armes visant la Jordanie et d'autres pays arabes.

Dans un entretien au quotidien officiel Al Ra'i publié dimanche, Abdallah II a également accusé l'Iran «d'ingérence dans des pays arabes» et souligné que le Jordanie «faisait face à des attaques régulières sur ses frontières de la part de milices liées à l'Iran».

«Un changement de comportement de l'Iran (...) serait bon pour tout le monde», a-t-il dit. «La Jordanie, comme le reste des pays arabes, cherche à avoir de bonnes relations avec l'Iran dans le respect mutuel, le bon voisinage, le respect de la souveraineté des États et la non-ingérence dans leurs affaires», a encore dit le souverain hachémite, prônant «le dialogue pour régler les différends».

Evoquant «les trafics de drogues et d'armes visant la Jordanie tout comme ses frères (pays arabes, ndlr), et qui arrivent en Europe», Abdallah II a indiqué que la Jordanie se coordonnait avec ces pays «pour y faire face et protéger ses frontières. Mais les défis demeurent et nous continuerons à faire le nécessaire pour les relever et protéger notre sécurité et nos intérêts», a-t-il souligné.

L'armée jordanienne mène régulièrement des opérations contre des trafiquants de drogue à la frontière syrienne où la lutte contre ce fléau s'est intensifiée ces derniers mois.

Le 27 janvier, elle a annoncé avoir tué 27 trafiquants de drogue qui tentaient d'introduire avec le soutien de «groupes armés» de grandes quantités de stupéfiants depuis la Syrie.

Dix jours plus tôt, un officier jordanien avait été tué et trois gardes-frontières avaient été blessés lors d'un affrontement avec des trafiquants de drogue à la frontière syrienne, selon l'armée jordanienne. Un garde-frontières avait succombé quelques jours plus tard.

Selon des organisations surveillant le trafic de drogue, l'essentiel de la production de captagon, stimulant de type amphétamine presque exclusivement fabriqué et consommé au Moyen-Orient, provient des régions en Syrie contrôlées par le gouvernement.

D'après Amman, 85% des drogues saisies sont destinées à la contrebande hors de Jordanie.

La Jordanie, qui accueille environ 1,6 million de réfugiés syriens depuis le déclenchement en 2011 du conflit en Syrie, a durci ces dernières années les procédures à sa frontière avec la Syrie.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.