Sri Lanka: le palais présidentiel prêt à rouvrir après le démantèlement d'un campement de manifestants

Des militaires en uniforme de cérémonie abaissent le drapeau national du Sri Lanka à Galle Face Green à Colombo, le 23 juillet 2022. (AFP).
Des militaires en uniforme de cérémonie abaissent le drapeau national du Sri Lanka à Galle Face Green à Colombo, le 23 juillet 2022. (AFP).
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Publié le Dimanche 24 juillet 2022

Sri Lanka: le palais présidentiel prêt à rouvrir après le démantèlement d'un campement de manifestants

  • Le palais présidentiel «est prêt à rouvrir dès lundi», a déclaré dimanche un responsable de la police, sous couvert d'anonymat car n'étant pas autorisé à parler aux médias
  • Des experts se sont rendus sur place pour recueillir des preuves des dommages causés par les manifestants, a-t-il ajouté

COLOMBO : Le palais présidentiel du Sri Lanka rouvrira ses portes lundi, a annoncé la police, quelques jours après le démantèlement brutal d'un campement de manifestants anti-gouvernementaux par l'armée et les forces de l'ordre qui a suscité l'inquiétude de la communauté internationale.

Le palais présidentiel "est prêt à rouvrir dès lundi", a déclaré dimanche à l'AFP un responsable de la police, sous couvert d'anonymat car n'étant pas autorisé à parler aux médias.

Des experts se sont rendus sur place pour recueillir des preuves des dommages causés par les manifestants, a-t-il ajouté.

Des centaines de soldats et policiers armées de fusils d'assaut automatiques et de matraques ont brutalement démantelé vendredi à l'aube un campement des manifestants antigouvernementaux sur ordre du président Ranil Wickremesinghe, qui venait de prêter serment.

Au moins 48 personnes ont été blessées et neuf arrêtées.

Les gouvernements occidentaux, les Nations unies et les groupes de défense des droits de l'homme ont condamné Ranil Wickremesinghe pour avoir utilisé la violence contre des manifestants non armés qui avaient annoncé leur intention de quitter le site plus tard dans la journée de vendredi.

Le bâtiment avait été partiellement envahi par des milliers de manifestants il y a près de deux semaines, précipitant la chute du président Gotabaya Rajapaksa.

Le dirigeant, secouru dans sa résidence voisine par l'armée, s'est enfui à Singapour d'où il a envoyé sa démission.

Le porte-parole de la police, Nihal Talduwa, a déclaré dimanche que les manifestants étaient libres de poursuivre leurs manifestations sur un site désigné près du bureau présidentiel.

L'opération militaire visant à démanteler le campement des manifestants a eu lieu moins de 24 heures après l'investiture de M. Wickremesinghe et juste avant la nomination d'un nouveau cabinet.

Elu pour la période restante du mandat de M. Rajapaksa, qui se termine en novembre 2024, M. Wickremesinghe hérite d'un pays ravagé par une crise économique, à court de devises, marqué par de longues pannes d'électricité, des pénuries de nourriture, d'électricité, de carburant et de médicaments depuis des mois.

Son gouvernement en faillite a fait défaut sur sa dette extérieure de 51 milliards de dollars, et est actuellement en pourparlers de renflouement avec le Fonds monétaire international.

La crise ne montre aucun signe d'apaisement, mais le gouvernement a annoncé dimanche qu'il allait rouvrir les écoles, fermées pendant la majeure partie du mois.

Le ministère de l'éducation a déclaré que les élèves et les enseignants ne seront invités à retourner à l'école que trois jours par semaine, car les transports sont toujours entravés par une pénurie nationale de carburant.

Des files d'attente de plusieurs kilomètres pour faire le plein ont été observées dans tout le pays dimanche, malgré l'introduction d'un système de rationnement.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.