Des artistes saoudiens font vibrer la foule au festival SOL

Le producteur de musique saoudien Saud Al-Turki fait vibrer le public du festival de musique SOL (Photo, Fournie). 
Le producteur de musique saoudien Saud Al-Turki fait vibrer le public du festival de musique SOL (Photo, Fournie). 
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Publié le Lundi 25 juillet 2022

Des artistes saoudiens font vibrer la foule au festival SOL

  • La plage Buhairat de Djeddah est une véritable ruche de créativité pour les étoiles montantes 
  • « Il n'y a rien de tel que de se produire chez soi et d'utiliser ma musique pour communiquer de la bonne énergie à mon peuple », assure Saud al-Turki

DJEDDAH : Le festival de musique SOL, qui a duré trois jours et s'est terminé samedi, a offert une programmation éclectique de DJ et d'artistes locaux, régionaux et internationaux, qui ont fait vibrer les foules sur le front de mer de Djeddah.

Organisé pour la première fois sur la plage de Buhairat, l'événement comprenait également une foire aux vêtements de marques contemporaines, des installations artistiques, de l'artisanat local et des camions de nourriture.   

SOL est une communauté exclusive qui vise à rassembler les amateurs locaux de musique, de mode et d'art. Son objectif est de mettre en lumière les artistes et les talents locaux.

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Géré par ENTX et EGO talents, une société de gestion d'événements, SOL a offert un moment de pure extase aux amateurs de musique de Djeddah.

Ibtisam al-Somali, PDG d'ENTX, a ainsi déclaré : «Nous avons créé un festival qui est une expérience intégrale d'art, de mode, de nourriture et de performances, y compris des spectacles d'acteurs sur le terrain et sur scène. »

EN BREF

Organisé pour la première fois sur la plage de Buhairat, l'événement comprenait pareillement une foire aux vêtements de marques contemporaines, des installations artistiques, de l'artisanat local et des camions de nourriture.

« Nous avons collaboré avec des précurseurs tels que Karaz et Neo Nomad Digital à Djeddah pour créer et produire une expérience rare pour le public en trouvant de nouveaux artistes et talents », a ajouté Al-Somali.

« Comme il s'agit de la première édition, nous sommes encore en train de nous familiariser avec le marché musical et son intérêt pour les nouveaux... talents. Il n'a pas été facile de créer un événement avec des artistes émergents ou ceux qui ne sont pas de grandes stars. »

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Ibtisam al-Somali, PDG d'ENTX (Photo, Fournie).

Ibtisam al-Somali a indiqué qu'il n'était pas facile de convaincre l'industrie qu'il y avait beaucoup de talents à exploiter dans le pays. Ils se sont ainsi associés à des entreprises musicales, notamment EGO talents, HRMNY, Karaz, Neo Nomad Digital et BRIJ Entertainments.

Fahad Al-Saud, PDG de Karaz et copartenaire de SOL Djeddah, a affirmé : «Karaz est très heureux d'avoir fourni nos services de conseil à ENTX et du rôle que nous avons joué pour les conseillers et les soutenir dans cet événement. En tant qu'équipe de professionnels nationaux et internationaux, notre mission est d'apporter un esprit de communauté et de collaboration au Royaume et nous sommes honorés d'avoir fait partie de cette industrie émergente dans le Royaume.»

Nezar Tashkandi, directeur aérien et producteur de Glider AerialSolutions, et éminent pilote de drone, s'est chargé de toute la production médiatique, y compris de la diffusion en direct et du tournage par drone. « L'événement était très spécial, car il a rassemblé toute la nouvelle génération d'artistes saoudiens en un seul endroit pour être exposée au monde. C'est une expérience formidable que d'être entouré de personnes de talent. »

Misha Saied, directeur de l'équipe de production média du festival, et principal moteur de la photographie et de la vidéographie, a déclaré : « J'ai pris plaisir à documenter SOL. L'équipe a travaillé d'arrache-pied pour mettre en place une scène digne de ce nom, avec un système de sonorisation (impeccable) et un éclairage agréable à l'œil. C'était spécial, car l'équipe s'est beaucoup investie dans les artistes qu'elle a programmés, en particulier les héros locaux. C'est magnifique de voir des artistes locaux et talentueux obtenir la reconnaissance qu'ils méritent. »

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Plusieurs artistes ont confié à Arab News que SOL leur a permis de gagner en notoriété.

Pour sa part, Saud Al-Turki, producteur de musique saoudien, programmateur et propriétaire de BRIJ Entertainment, a affirmé :«Il n'y a rien de tel que de se produire chez soi et de pouvoir utiliser ma musique pour communiquer de la bonne énergie à mon peuple; c’est un sentiment inégalé. Une initiative telle que SOL est une belle chose. Réunir des artistes du monde entier est l'essence même de la musique et c'est aussi la mission actuelle de BRIJ Entertainment.»

Jeme, né et installé à Riyad, est un autre DJ et producteur de musique saoudien, et est le fondateur du label et laboratoire musical KNZ. « Faire partie de cette nouvelle expérience formée par des marques locales et se connecter avec des artistes locaux et internationaux était incroyable. Je crois personnellement qu'il est toujours passionnant de se connecter et de rencontrer de nouveaux visages et retrouver des visages familiers sur scène. Nous avons même eu l'occasion d'interagir avec le public après le spectacle. Cette expérience intime de pouvoir parler avec la foule était incroyable.»

DJ Zii s'est produit pour la première fois sur une scène devant un public immense, et a qualifié l'expérience de «magique»,

«C'est toujours génial de se produire dans un concert local, et encore plus dans un festival qui a une approche différente lorsqu'il s'agit de mettre en avant les talents et les artistes émergents.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Longue attente pour les fans francophones de Marie Kondo

Marie Kondo arrive pour la 91e cérémonie annuelle des Oscars au Dolby Theatre à Hollywood, Californie, le 24 février 2019. (Fichier, AFP)
Marie Kondo arrive pour la 91e cérémonie annuelle des Oscars au Dolby Theatre à Hollywood, Californie, le 24 février 2019. (Fichier, AFP)
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  • «Kurashi: la joie est un art de vivre» doit être publié, par les éditions First, en octobre, soit 11 mois après l'édition anglaise.
  • La consultante japonaise y expose sa méthode «révolutionnaire» pour ranger son intérieur «une bonne fois pour toutes», en ne conservant que ce qui «vous met en joie»

PARIS: Les fans francophones de la "reine du rangement", la Japonaise Marie Kondo, devront patienter jusqu'à l'automne pour lire le nouveau livre où elle explique son changement de philosophie, a annoncé l'éditeur jeudi dans un communiqué.

"Kurashi: la joie est un art de vivre" doit être publié, par les éditions First, en octobre, soit 11 mois après l'édition anglaise.

Le livre est paru aux États-Unis en novembre et suscite un certain engouement depuis que le quotidien Washington Post a expliqué, dans un article du 26 janvier, que "La vie de Marie Kondo est plus désordonnée aujourd'hui, et ça lui va comme ça".

Des journalistes du monde entier ont relevé qu'après avoir conçu sa méthode infaillible de rangement, la Japonaise avait eu trois enfants. Ces articles ont assuré une publicité internationale à ce nouvel ouvrage qui avait suscité peu d'intérêt médiatique lors de sa sortie en novembre.

Marie Kondo a accédé à une notoriété planétaire à 35 ans grâce à la série Netflix "L'Art du rangement avec Marie Kondo" (2019).

Son livre "La Magie du rangement", publié en français aux éditions First en 2015, a été un best-seller dès sa sortie, et a bénéficié d'un regain d'intérêt avec cette série.

La consultante japonaise y expose sa méthode "révolutionnaire" pour ranger son intérieur "une bonne fois pour toutes", en ne conservant que ce qui "vous met en joie".

"Kurashi" n'est plus tourné vers le rangement des objets, mais vers le mode de vie. "Le nouvel opus de la papesse du rangement vous invite à vous projeter dans votre vie idéale, du moment où vous vous réveillez jusqu'à la fin de la journée", expliquent les éditions First dans leur présentation.

Interrogée par l'AFP sur les raisons de ce délai dans la traduction d'un livre surtout fait de photos (200 illustrations sur 224 pages), la maison d'édition n'a pas commenté.


Astérix et Obélix, meilleur démarrage d'un film français depuis 15 ans

Le film «Astérix et Obélix: L'Empire du milieu». (Photo, Instagram, @guillaumecanetofficiel)
Le film «Astérix et Obélix: L'Empire du milieu». (Photo, Instagram, @guillaumecanetofficiel)
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  • Les plus célèbres des Gaulois ont légèrement devancé les chiffres de «La Ch'tite famille» de Dany Boon, qui avait fait 451 530 entrées pour son premier jour en 2018
  • C'est le septième meilleur démarrage de tous les temps pour un film français

PARIS: Le film "Astérix et Obélix: L'Empire du milieu" a réalisé le meilleur démarrage d'un film français depuis 15 ans, avec 466 703 entrées vendues en France mercredi, malgré les dures critiques.

Les plus célèbres des Gaulois ont légèrement devancé les chiffres de "La Ch'tite famille" de Dany Boon, qui avait fait 451 530 entrées pour son premier jour en 2018, selon les chiffres de CBO Box Office.

C'est le septième meilleur démarrage de tous les temps pour un film français. Il n'a toutefois pas pu dépasser le succès d'un autre film de Dany Boon, "Bienvenue chez les Ch'tis", sorti en 2008 (558 359 entrées).

Le réalisateur de cette superproduction, Guillaume Canet, qui joue aussi le rôle d'Astérix, a posté sur Instagram une capture d'écran qui indiquait cette information avec le mot "Merci".


Cyclisme: le Saudi Tour, parenthèse enchantée du peloton

Le peloton roule lors de la troisième étape du Saudi Tour, de la gare d'Alula Al-Manshiyah à Abu Rakah, le 1er février 2023. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
Le peloton roule lors de la troisième étape du Saudi Tour, de la gare d'Alula Al-Manshiyah à Abu Rakah, le 1er février 2023. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
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  • Disputée sur cinq étapes au nord-ouest de l'Arabie saoudite, dans une région grande comme la Belgique mais peuplée de seulement 40.000 habitants, la course propose des paysages grandioses et plonge les coureurs plusieurs années en arrière
  • Dans ce cadre exotique, on retrouve tout de même quelques repères, comme la présence de la «voix du Tour de France» , puisque la course est organisée, comme la Grande Boucle, par Amaury Sport Organisation (ASO)

AL-ULA: Cadre sublime, soleil éclatant, hébergements de luxe, beaucoup de moyens et peu de pression: le Saudi Tour offre au peloton une parenthèse enchantée et une expérience hors du temps au milieu d'une saison de bruit et de fureur.

"Organiser une course de vélo dans le désert est un concept en soi", expose le Néo-Zélandais Jack Bauer qui vit, à 37 ans, une première "expérience unique" dans ce décor de sable et de roche sur des routes se faufilant dans des canyons à couper le souffle.

Disputée sur cinq étapes au nord-ouest de l'Arabie saoudite, dans une région grande comme la Belgique mais peuplée de seulement 40.000 habitants, la course propose des paysages grandioses et plonge les coureurs plusieurs années en arrière, dans une atmosphère à la bonne franquette, loin de la pression infernale des courses européennes.

Ici on s'habille, comme dans le temps, au "cul du camion" et on installe des chaises pliantes sous un palmier pour coller son dossard. Et écouter, assis à même le trottoir ou adossé contre le mur de la mosquée, le briefing des directeurs sportifs, avant un dernier arrêt aux toilettes dans des containers posés sur le parking.

"Je n'avais pas connu ça depuis mes années en Continental (3e division) avec des simples voitures au lieu d'un bus d'équipe, sans WC et avec les chaises de camping. C'est super sympa de faire une ou deux courses par an comme ça, sans le stress des épreuves en Europe. Attention ce ne sont pas des vacances mais c'est une sacrée expérience", souligne l'Autrichien Felix Grossschartner, un des nouveaux lieutenants de Tadej Pogacar chez UAE.

Tempête de sable

Au départ, l'ambiance est très détendue, au point de voir des coureurs venir enfoncer, à quelques minutes du gong, une dosette de café dans la machine à expresso de l'espace VIP, au milieu de quelques dignitaires saoudiens en tenue traditionnelle.

A l'arrivée, le podium est dressé dans des endroits sublimes, en haut d'un rocher ouvert à tous les vents ou en plein désert, où le vainqueur rejoint la remise des prix en baroudant dans le sable, vélo sur l'épaule. Une expédition "presque plus dure que l'étape", se marre, en exagérant fortement, l'Italien Jonathan Milan, arrivé premier mardi.

"C'est vraiment une course atypique, très dépaysante. Mais, même si ce n'est pas l'objectif de l'année, on est aussi là pour la performance", insiste le coureur français de la Cofidis, Axel Mariault.

De fait, la course est exigeante. Il n'y a certes pas de grandes superstars en lice mais sept équipes du World Tour qui se tirent la bourre et font souffrir le martyre aux formations plus modestes comme l'équipe nationale saoudienne, qui peine tous les soirs à arriver dans les délais.

Le principal ennemi est le vent qui balaye la plaine et les plateaux en hauteur. "On a même eu une tempête de sable", rapporte Jack Bauer.

Attention aux dromadaires

Les ânes qui traversent à tout bout de champ constituent également un danger et les nombreux policiers postés le long du parcours sont là d'abord pour éviter que les dromadaires barrent la route du peloton.

Dans ce cadre exotique, on retrouve tout de même quelques repères, comme la présence de la "voix du Tour de France", puisque la course est organisée, comme la Grande Boucle, par Amaury Sport Organisation (ASO).

Mais le contraste reste saisissant entre ce cyclisme "près de chez soi" et les moyens déployés par l'Arabie saoudite pour accueillir l'événement, qui participe à sa stratégie de promotion par le sport, souvent critiquée par l'Occident.

Ainsi, Jack Bauer ne s'est toujours pas complètement remis de la cérémonie d'ouverture proposant un spectacle de trapézistes vertigineux et un insensé show de drones en plein désert. "On aurait dit les JO. Je ne peux même pas imaginer combien ça a coûté", souffle le coureur, logé comme tous le monde dans un lodge de luxe allant jusqu'à 1.000 euros la nuit, aux frais du pays hôte.

"Si les équipes devaient payer, ça leur coûterait la moitié du budget de l'année", plaisante le Tchèque Zdenek Stybar qui constate que "les Saoudiens ont de l'argent à investir et veulent vraiment promouvoir le cyclisme dans leur pays".