Liban: heurts lors d'une manifestation contre les caricatures de Mahomet

Des partisans du parti islamiste radical libanais Tahrir participent à une manifestation contre le président français dans la capitale libanaise Beyrouth. (ANWAR AMRO / AFP)
Des partisans du parti islamiste radical libanais Tahrir participent à une manifestation contre le président français dans la capitale libanaise Beyrouth. (ANWAR AMRO / AFP)
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Publié le Vendredi 30 octobre 2020

Liban: heurts lors d'une manifestation contre les caricatures de Mahomet

  • Après la prière du vendredi dans une mosquée proche du secteur, quelque 200 manifestants ont marché vers la Résidence des pins
  • Une poignée de manifestants a lancé des pierres contre les forces de l'ordre

BEYROUTH: Des heurts ont éclaté vendredi à Beyrouth entre  forces de l'ordre et manifestants qui protestaient à proximité de la résidence de l'ambassadeur de France à Beyrouth contre la position de Paris sur la publication de caricatures du prophète Mahomet.

Après la prière du vendredi dans une mosquée proche du secteur, quelque 200 manifestants ont marché vers la Résidence des pins munis de drapeaux noirs frappés de l'inscription de la "chahada", profession de foi musulmane. 

Des dizaines de policiers anti-émeutes, déployés en force dans le secteur depuis tôt vendredi matin, ont empêché la manifestation, organisée par le petit parti islamiste Hizb al-Tahrir, d'avancer vers la résidence de l'ambassadeur de France.

Une poignée de manifestants a toutefois lancé des pierres contre les forces de l'ordre qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène.  

Des musulmans à travers le monde ont manifesté contre la défense par le président français Emmanuel Macron des valeurs laïques et du droit au blasphème, après l'assassinat le 16 octobre près de Paris d'un enseignant qui avait montré à sa classe des caricatures du prophète Mahomet.

Jeudi, après un attentat contre une église catholique à Nice (Sud de la France) qui a fait trois morts, M. Macron a dénoncé "une attaque terroriste islamiste" et martelé: "nous ne cèderons rien" sur les valeurs qui font la France, en particulier "la liberté de croire et ne pas croire".

A Beyrouth, un manifestant portait une pancarte arborant un dessin du président Emmanuel Macron en forme de serpent avec l'inscription "La France est en crise à cause de Macron (...) l'islam nous est cher", en arabe et en français. 

La publication de caricatures de Mahomet il y a 15 ans au Danemark avait provoqué la colère de nombreux musulmans dans le monde et de violentes manifestations anti-danoises.

A Beyrouth, le bâtiment du consulat danois avait été incendié en février 2006 lors d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ayant fait une trentaine de blessés.


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.