Algérie: La balance commerciale excédentaire au premier semestre 2022

D’après Toufik Hakkar – PDG de l’entreprise nationale des hydrocarbures Sonatrach – les recettes des hydrocarbures pourraient atteindre les 49,3 milliards d'euros d'ici à la fin de l’année 2022 (Photo, AFP).
D’après Toufik Hakkar – PDG de l’entreprise nationale des hydrocarbures Sonatrach – les recettes des hydrocarbures pourraient atteindre les 49,3 milliards d'euros d'ici à la fin de l’année 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 27 juillet 2022

Algérie: La balance commerciale excédentaire au premier semestre 2022

  • Les exportations de l’Algérie sont en hausse au premier semestre de l’année en cours, atteignant 25,5 milliards d'euros
  • Les Douanes algériennes relèvent également que les réserves de change du pays peuvent couvrir 12 mois d’importations

RABAT: Les exportations de l’Algérie sont en hausse au premier semestre de l’année en cours, atteignant 25,5 milliards d'euros, d’après les chiffres dévoilés par les Douanes algériennes et rapportés par l’agence de presse officielle (APS), ce lundi 25 juillet. Une hausse de 48,3% par rapport au premier semestre 2021.

De ces 25,5 milliards d'euros, les exportations hors hydrocarbures s'établissent à 3,4 milliards d'euros, soit une proportion d’un peu plus de 13,5%. Le gouvernement de Aïmene Benabderrahmane s’était fixé un objectif de 6,9 milliards d'euros d’exportations hors hydrocarbures, autant dire que le pays apparait en bonne voie pour atteindre cet objectif.

Quant aux importations sur la même période, celles-ci se sont établies à 19,9 milliards d'euros, soit en légère augmentation (7,4%) par rapport à l’année précédente lorsqu'elles représentaient 17,1 milliards d'euros.

La hausse des exportations d’hydrocarbures, qui représentent plus de 86% des exportations totales sur ce premier semestre, peut être attribuée à une conjoncture favorable relative à la flambée des prix des énergies – gaz et pétrole – sur les marchés internationaux.

Les Douanes algériennes relèvent également que les réserves de change du pays peuvent couvrir 12 mois d’importations – biens et services confondus.

Résultat de cette hausse des exportations, la balance commerciale du pays est excédentaire de 5,5 milliards d'euros, alors qu’elle était déficitaire de 1,2 milliard d'euros sur le premier semestre 2021.

D’après Toufik Hakkar – PDG de l’entreprise nationale des hydrocarbures Sonatrach – les recettes des hydrocarbures pourraient atteindre les 49,3 milliards d'euros d'ici à la fin de l’année 2022. 

Les principaux clients et fournisseurs de l’Algérie

Le communiqué des Douanes algériennes fait également état des principaux clients et fournisseurs du pays:

Clients:

  • Italie: 21,83%
  • Espagne: 12,13%
  • France: 9,94%
  • Pays-Bas: 7,38%
  • États-Unis: 5,75%

Fournisseurs: 

  • Chine: 16,5%
  • France: 7,17%
  • Brésil: 6,51%
  • Argentine: 6,44%
  • Italie: 5,83%

Découverte de nouveaux gisements de gaz et pétrole

Sonatrach a annoncé dans un communiqué avoir effectué deux découvertes de gaz et une découverte de pétrole ce lundi 25 juillet, dont une découverte réalisée en partenariat avec le géant italien ENI.

La première découverte de gaz à condensat a été réalisée dans le périmètre de recherche «In Amenas 2» du Bassin d’Illizi alors que la deuxième découverte – également de gaz – a été réalisée au niveau du périmètre de recherche «Taghit» du Bassin de Bechar.

Quant à la troisième découverte – de pétrole, réalisée avec ENI – elle se situe dans le périmètre de recherche «Sif Fatima 2» dans la région nord du Bassin de Berkine.

Si ces découvertes sont encourageantes à court terme pour les perspectives économiques du plus grand exportateur de gaz en Afrique et 7e exportateur au monde, dans son dernier rapport publié en avril 2022, la banque mondiale estime que «d'importants déséquilibres macroéconomiques pourraient réapparaître si les prix mondiaux des hydrocarbures venaient à baisser». 

Ajoutant qu’«en fin de compte, le maintien de la croissance et le renforcement de la résilience économique dépendront du rythme de mise en œuvre des réformes structurelles et de leur capacité à favoriser la diversification économique, la croissance tirée par le secteur privé et la création d'emplois».


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.