La destination Algérie en mode 2.0

Le Hoggar, Tamanrrasset Algerie. (Photo fournie)
Le Hoggar, Tamanrrasset Algerie. (Photo fournie)
Le sahara algérien. (Photo fournie)
Le sahara algérien. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 27 juillet 2022

La destination Algérie en mode 2.0

Le Hoggar, Tamanrrasset Algerie. (Photo fournie)
  • Une plate-forme numérique, baptisée «Circuits touristiques en Algérie», a été mise en service officiellement le 24 juin 2022, en présence du Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane
  • Cette plate-forme permettra aux touristes «de choisir la destination et le parcours qui leur conviennent»

PARIS: Des offres de circuits touristiques via des plates-formes numériques sont désormais disponibles en Algérie. Pour permettre la valorisation de son potentiel touristique et de la richesse de son patrimoine, le ministère de tutelle mise sur l’apport du numérique pour la promotion des produits touristiques. 

Une plate-forme numérique, baptisée «Circuits touristiques en Algérie», a été mise en service officiellement le 24 juin 2022, en présence du Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane. Son objectif: faire connaître «la destination Algérie» sur le marché international du tourisme. Conçu en collaboration avec l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), le portail propose trois cent soixante-seize circuits touristiques et mille cent vingt-trois sites touristiques intégrés dans les différentes régions du pays. 

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«Le secteur du tourisme occupe une place importante dans le programme du gouvernement qui vise un plan de développement de la destination Algérie et la modernisation du secteur touristique», précise le chef du gouvernement Aïmene Benabderrahmane. (Photo fournie)

Selon Aïmene Benabderrahmane, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en application des directives du gouvernement relatives à la transition numérique dans les administrations publiques algériennes. «Le secteur du tourisme occupe une place importante dans le programme du gouvernement qui vise un plan de développement de la destination Algérie et la modernisation du secteur touristique», précise le chef du gouvernement. 

«Le portail présentera notre potentiel touristique, dont les itinéraires touristiques, et il apportera le complément souhaité à la promotion et à la commercialisation du produit touristique et favorisera l’émergence de pôles de franchise touristique», affirme-t-il, indiquant que cette plate-forme permettra aux touristes «de choisir la destination et le parcours qui leur conviennent, que ce soit en termes d’intérêts, qu’ils soient culturels, archéologiques, naturels ou religieux, ou en termes de capacités financières ou logistiques».

Numérisation des activités liées au tourisme et à la valorisation du patrimoine

«La numérisation de toutes les activités et des structures relevant du secteur du tourisme, planifiée de 2021 à 2024, prévoit la mise en place de vingt-six plates-formes et solutions numériques et la conception de cinquante-huit sites Internet locaux ainsi que la mise en service du système d’information géographique pour la gestion des régions, des sites et des structures touristiques», souligne M. Benabderrahmane.

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«L’Algérie n’est pas seulement un pays qui se visite, c’est surtout une histoire qui se raconte», déclare Sofiane Lesage, fondateur de la plate-forme Riwaya Travel à Arab News en français. (Photo fournie)

De son côté, Yacine Hamadi, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, précise que la plate-forme vise aussi la promotion des nombreuses structures et des nouveaux dispositifs adaptés aux formules d’hébergement.

La mise en œuvre des plates-formes numériques et des applications permettra-t-elle la dynamisation du secteur touristique en Algérie? Selon les professionnels, l’apport du numérique dans la valorisation des sites et les diverses possibilités de la filière sont incontestables. «L’Algérie n’est pas seulement un pays qui se visite, c’est surtout une histoire qui se raconte», déclare Sofiane Lesage, fondateur de la plate-forme Riwaya Travel à Arab News en français.

Pour lui, «Riwaya Travel n’est pas une simple agence de voyages, c’est la première plate-forme numérique du tourisme entrant en Algérie via la création d’une marque premium et innovante.» Il précise également que le rôle officieux de Riwaya Travel est «d’établir un véritable pont entre les deux rives de la Méditerranée afin de déconstruire les préjugés et de promouvoir le patrimoine algérien dans toute sa diversité». 

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«Riwaya Travel n’est pas une simple agence de voyages, c’est la première plate-forme numérique du tourisme entrant en Algérie via la création d’une marque premium et innovante.» (Photo fournie)

«Notre catalogue d’offres touristiques pour la saison 2022-2023, édité en français, anglais, italien et espagnol, est disponible depuis le 30 mai dernier», conclut-il. 

EN BREF

«Du Constantinois aux dunes et oasis du Sahara»; «De l’Oranie aux oasis rouges du Sud-Ouest»; «La côte méditerranéenne, d’ouest en est»; «Le Tassili N’Ajjer, l’infinie beauté du Sahara», ou encore «D’Oran à Tlemcen, la perle arabo-andalouse» sont quelques exemples des nombreux circuits touristiques proposés par Riwaya Travel dans son catalogue 2022-2023. 

 


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.