Iran: un ressortissant suédois arrêté pour « espionnage»

Les autorités iraniennes n'ont pas précisé si l'arrestation de samedi concerne le Suédois mentionné par le ministère suédois des Affaires étrangères ou un autre ressortissant. (Shutterstock)
Les autorités iraniennes n'ont pas précisé si l'arrestation de samedi concerne le Suédois mentionné par le ministère suédois des Affaires étrangères ou un autre ressortissant. (Shutterstock)
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Publié le Samedi 30 juillet 2022

Iran: un ressortissant suédois arrêté pour « espionnage»

  • Les relations entre la Suède et l'Iran sont tendues depuis que la Suède a arrêté et traduit en justice un ancien responsable iranien accusé de crimes de guerre
  • Selon le communiqué du ministère iranien, l'accusé avait fait multiples déplacements en Israël, lavant de se rendre en Iran

TEHERAN : L'Iran a annoncé samedi avoir arrêté un ressortissant suédois soupçonné d'"espionnage", sans préciser son identité, dans un contexte de relations très tendues entre Téhéran et Stockhlom où un citoyen iranien vient d'être condamné à perpétuité.

Hamid Noury, un ex-responsable d'une prison iranienne âgé de 61 ans, a été reconnu coupable mi juillet par un tribunal de Stockholm de "crimes aggravés contre le droit international" et de "meurtres".

"Le ministère des Renseignements a identifié et arrêté un citoyen du Royaume de Suède pour espionnage", a indiqué le ministère dans un communiqué sur son site.

L'accusé était entré en Iran "il y a quelques mois après l'arrestation d'un autre espion européen, avec pour mission d'obtenir des informations sur" ce dernier, a ajouté le texte, sans plus de précision.

Début mai, le ministère suédois des Affaires étrangères avait confirmé à l'AFP qu'un Suédois d'une trentaine d'années avait été "arrêté récemment" en Iran.

Les autorités iraniennes n'ont pas précisé si l'arrestation de samedi concerne le Suédois mentionné par le ministère suédois des Affaires étrangères ou un autre ressortissant.

Selon le communiqué du ministère iranien, l'accusé avait fait multiples déplacements en Israël, lavant de se rendre en Iran.

Il avait établi des "communications suspectes" lors de "ses multiples voyages précédents en Iran", a indiqué le texte, en précisant qu'il "a été arrêté sur ordre de l'autorité judiciaire à sa sortie" de l'Iran.

Mi-juillet le verdict à l'encontre de M. Noury a été dénoncé par l'Iran comme "politique" et Téhéran a demandé sa libération. La diplomatie iranienne a annoncé le 21 juillet avoir rappelé son ambassadeur en Suède "pour consultations".

Cette décision judiciaire avait suscité l'inquiétude de représailles visant les prisonniers occidentaux détenus par Téhéran, notamment l'universitaire irano-suédois Ahmedreza Djalali, condamné à mort en 2017.

Le ministère iranien a mis en garde la Suède pour avoir "soutenu plusieurs espions par procuration pour le régime d'occupation de Jérusalem (Israël, NDLR), dont Ahmadreza Djalali", selon le communiqué de samedi.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.