Libye: Fin de mission pour la conseillère du chef de l'ONU

Stephanie Williams avait été nommée «conseillère spéciale» pour la Libye par le secrétaire général après la démission abrupte en novembre du Slovaque Jan Kubis (Photo, AFP).
Stephanie Williams avait été nommée «conseillère spéciale» pour la Libye par le secrétaire général après la démission abrupte en novembre du Slovaque Jan Kubis (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 02 août 2022

Libye: Fin de mission pour la conseillère du chef de l'ONU

  • Antonio Guterres a salué, par l'intermédiaire de son porte-parole, l'«engagement» de la diplomate pour «rechercher une solution à la crise politique en Libye»
  • «Nous essayons, aussitôt que possible, d'avoir au moins quelqu'un par interim pour assurer les tâches que Stephanie Williams assurait»

NATIONS UNIES: La conseillère spéciale du secrétaire général de l'ONU pour la Libye, Stéphanie Williams, a terminé son mandat, a indiqué son bureau lundi sans annoncer de remplaçant, alors que la mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul) vient d'être renouvelée seulement pour trois mois.

Antonio Guterres a salué, par l'intermédiaire de son porte-parole, l'"engagement" de la diplomate pour "rechercher une solution à la crise politique en Libye". Il a également assuré de l'engagement des Nations unies "à soutenir un processus dirigé par les Libyens pour faire face aux défis qui persistent et assurer la tenue d'élections présidentielles et parlementaires aussi vite que possible".

Stephanie Williams avait été nommée "conseillère spéciale" pour la Libye par le secrétaire général après la démission abrupte en novembre du Slovaque Jan Kubis, "émissaire" de l'ONU dont la nomination nécessite l'aval du Conseil de sécurité.

"Nous essayons, aussitôt que possible, d'avoir au moins quelqu'un par interim pour assurer les tâches que Stephanie Williams assurait", avait indiqué il y a quelques jours un porte-parole d'Antonio Guterres.

La semaine dernière, le Conseil de sécurité a renouvelé la Manul seulement pour trois mois, jusqu'au 31 octobre.

Plusieurs membres avaient alors exprimé leur inquiétude concernant cette courte durée de trois mois, seul compromis acceptable pour la Russie qui réclame un nouvel émissaire avant un renouvellement plus long.

Depuis l'automne et le départ de Jan Kubis, ce renouvellement n'a pu s'effectuer que pour des périodes de quelques mois, notamment en raison de l'impossibilité du Conseil à se mettre d'accord sur un nouvel émissaire.

La Libye est en proie à une crise politique majeure depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, minée par les divisions entre l'Est et l'Ouest et par les ingérences étrangères.

Deux gouvernements se disputent le pouvoir depuis mars. Celui de Tripoli, mis sur orbite début 2021 sous l'égide de l'ONU pour mener la transition jusqu'à des élections qui n'ont pas encore eu lieu, et un gouvernement formé en mars et soutenu par le Parlement, qui a élu provisoirement domicile à Syrte (centre), faute de pouvoir prendre ses fonctions dans la capitale.


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.