Irak: Les rivaux du chef chiite Sadr ouverts à des législatives anticipées, sous conditions

Les partisans de Moqtada Sadr à Bagdad Zone, le 4 août 2022 (Photo, AFP).
Les partisans de Moqtada Sadr à Bagdad Zone, le 4 août 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 05 août 2022

Irak: Les rivaux du chef chiite Sadr ouverts à des législatives anticipées, sous conditions

  • Les adversaires politiques de Moqtada Sadr se sont dits jeudis ouverts aux élections législatives anticipées en Irak
  • Dix mois après les dernières législatives, l'Irak attend toujours la désignation d'un nouveau Premier ministre et d'un président de la République

BAGDAD: Les adversaires politiques du dirigeant chiite Moqtada Sadr se sont dits jeudis ouverts aux élections législatives anticipées en Irak sous certaines conditions, répondant à un appel de l'influent politique dont les partisans occupent le Parlement depuis six jours.

Mercredi soir, Moqtada Sadr a réclamé lors d'une allocution télévisée la dissolution du Parlement et la tenue de législatives anticipées, refusant tout dialogue avec ses rivaux politiques, les factions chiites pro-Iran du Cadre de coordination.

"Le Cadre de coordination affirme son soutien à toute voie constitutionnelle pour résoudre les crises politiques et réaliser les intérêts du peuple, y compris des élections anticipées", a indiqué la coalition dans un communiqué succinct publié jeudi soir.

Cela doit se faire "après avoir atteint un consensus national sur la question, et fourni un environnement sûr pour leur tenue", souligne le communiqué.

Et avant tout il importe de "respecter les institutions constitutionnelles et ne pas perturber leur fonctionnement", ajoute le communiqué, en allusion au sit-in installé depuis six jours au Parlement par les partisans sadristes.

Dix mois après les dernières législatives, l'Irak attend toujours la désignation d'un nouveau Premier ministre et d'un président de la République, sur fond de tractations interminables et de querelles politiciennes.

Le scrutin d'octobre 2021 a été remporté par le Courant Sadriste, qui était le premier bloc du Parlement avec 73 députés sur 329.

N'étant pas parvenu à rassembler la majorité désignée pour nommer un Premier ministre, M. Sadr a appelé ses députés à la démission en juin, abandonnant à ses adversaires la tâche de l'ancien gouvernement.

Il a ensuite rejeté un candidat proposé fin juillet par le Cadre de coordination pour devenir le nouveau chef du gouvernement.

Une dissolution du Parlement ne peut être actée que par un vote à la majorité absolue, selon la constitution irakienne. Elle peut être demandée par un tiers des députés, ou par le Premier ministre avec l'accord du Président de la république.

Dans une nouvelle manifestation de force attendue vendredi, M. Sadr a appelé à tenir la prière collective traditionnelle sur une vaste place de l'ultra-sécurisée zone verte de Bagdad, abritant les institutions étatiques et ambassades.

A la mi-juillet des centaines de milliers de ses partisans avaient participé à un événement similaire.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.

 

 


Israël a ordonné à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth

Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran
  • Tel-Aviv avait auparavant étendu ses opérations dans le sud du Liban

JERUSALEM: L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran, après avoir étendu ses opérations dans le sud du Liban.

"A la lumière des violations répétées du cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste Hezbollah et des attaques contre nos villes et nos citoyens, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont ordonné à Tsahal (l'armée, NDLR) de frapper des cibles terroristes" dans la banlieue sud de Beyrouth, indique un communiqué officiel.