A Gaza, cri d'alarme à l'hôpital al-Chifa

Des enfants réagissent à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur la ville de Gaza le 6 août 2022 (Photo, AFP).
Des enfants réagissent à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur la ville de Gaza le 6 août 2022 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Dimanche 07 août 2022

A Gaza, cri d'alarme à l'hôpital al-Chifa

  • Depuis le début vendredi des raids israéliens visant le groupe armé Djihad islamique, 31 Palestiniens dont six enfants et des combattants, ont péri dans les raids israéliens et 275 ont été blessés
  • Les frappes ont continué dimanche sur la bande de Gaza alors que le Djihad islamique a poursuivi ses tirs de roquettes en direction d'Israël

GAZA: "La situation est très mauvaise"! Le directeur de l'hôpital al-Chifa à Gaza a lancé un cri d'alarme dimanche affirmant que son établissement avait besoin d'urgence de médicaments et d'électricité pour continuer à soigner les Palestiniens blessés dans les frappes israéliennes.

Des blessés arrivent "chaque minute" à l'hôpital al-Chifa, affirme Mohammed Abou Salmiya, le directeur de l'un des plus importants établissements de la ville de Gaza.

"Il y a un manque de médecins, une crise des médicaments, une crise de l'électricité", a-t-il lancé.

Depuis le début vendredi des raids israéliens visant le groupe armé Djihad islamique, implanté dans l'enclave palestinienne de Gaza, 31 Palestiniens dont six enfants et des combattants, ont péri dans les raids israéliens et 275 ont été blessés.

Les frappes ont continué dimanche sur la bande de Gaza alors que le Djihad islamique a poursuivi ses tirs de roquettes en direction d'Israël dont la quasi-totalité a été interceptée par le système antidéfense israélien.

L'unique centrale électrique de Gaza a été fermée samedi en raison d'un manque de carburant, quatre jours après qu'Israël a fermé ses points de passage avec le territoire palestinien en invoquant des raisons de sécurité.

"La situation est très mauvaise", a déclaré Mohammed Abou Salmiya. "Nous avons besoin de toute urgence d'ouvrir les frontières pour faire entrer des médicaments, (du carburant pour) l'électricité".

Le diesel destiné à la centrale électrique est généralement acheminé par camion depuis l'Egypte ou Israël qui maintient la bande de Gaza sous blocus depuis plus de 15 ans.

Le Djihad islamique et l'autre mouvement islamiste palestinien, le Hamas qui contrôle Gaza, sont considérés comme des "groupes terroristes" par Israël.

Le manque d'approvisionnement en électricité entraînera "l'arrêt des services de santé" mardi après-midi, car les générateurs électriques sont à court de carburant, a prévenu le ministère de la Santé du Hamas à Gaza. Les salles d'opération et les ventilateurs ont besoin d'électricité pour continuer à fonctionner.

La pénurie de carburants risque également d'affecter le mouvement des ambulances, a averti l'agence de coordination humanitaire de l'ONU, OCHA.

Les quelque 2,3 millions d'habitants de l'enclave palestinienne subissent régulièrement des pénuries d'électricité et le mois dernier, ils n'ont reçu que 11 heures d'électricité par jour en moyenne, selon l'OCHA.

Sans une reprise de l'approvisionnement en électricité, Gaza verra bientôt "la réduction de l'approvisionnement en eau à partir des puits et des usines de désalinisation".

Les coupures d'électricité "affectent tous les domaines de la vie dans la bande de Gaza", a déclaré à l'AFP Ahad Ferwana, un habitant de Gaza.

"Cela perturbe la vie des gens, surtout en cette période de forte chaleur. Cela oblige les gens à quitter leurs maisons, ce qui met leur vie en danger à cause de la poursuite des bombardements" israéliens, a-t-il ajouté.


Israël: L'avocat franco-palestinien Salah Hamouri doit être expulsé dimanche en France

Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, accorde un entretien à l'AFP dans la ville cisjordanienne de Ramallah (Photo, AFP).
Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, accorde un entretien à l'AFP dans la ville cisjordanienne de Ramallah (Photo, AFP).
Short Url
  • Les avocats de Hamouri avaient demandé à la Cour suprême israélienne de se pencher sur la révocation de son statut de résident de Jérusalem
  • Sa détention avait été prolongée une première fois en juin, puis à nouveau en septembre, par la justice militaire israélienne

JÉRUSALEM: L'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, détenu sans accusation formelle dans une prison israélienne depuis le mois de mars dernier, doit être expulsé dimanche prochain en France, ont annoncé mercredi sa famille et un groupe de soutien.

"Le défenseur des droits de l'homme franco-palestinien Salah Hamouri, détenu dans le cadre d'une détention administrative arbitraire, vient de recevoir, ce 30 novembre, une notification selon laquelle il sera déporté de force dimanche le 4 décembre en France", a indiqué le groupe de soutien à l'AFP, une information confirmée par sa famille, une source diplomatique et les autorités palestiniennes.

M. Hamouri, âgé de 37 ans, avait été condamné en mars à trois mois de détention administrative, une mesure controversée permettant à Israël d'incarcérer des suspects sans accusation formelle.

Sa détention avait été prolongée une première fois en juin, puis à nouveau en septembre, par la justice militaire israélienne, qui le considère comme un membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Mais le Franco-Palestinien nie appartenir à cette organisation marxiste, considérée comme "terroriste" par l'Etat hébreu et l'Union européenne.

"Ils (les avocats, ndlr) ont été notifiés à l'oral qu'il serait expulsé dimanche. C'est désespérant, ahurissant", a déclaré son épouse, Elsa Lefort. "Salah est expulsé de chez lui, ce qui nous rend tristes. On voulait vivre ensemble à Jérusalem, avec nos enfants, là où Salah est né. Vivre ensemble, c'est quelque chose qu'on n'a pas eu depuis qu'ils sont nés", a-t-elle ajouté.

Né à Jérusalem-Est, la partie de la ville sainte annexée et occupée par l'Etat hébreu, Salah Hamouri ne dispose pas de la nationalité israélienne mais d'un simple permis de résidence, révoqué l'an dernier par les autorités israéliennes. La diplomatie française avait demandé en vain à Israël à ce que Salah Hamouri soit libéré et puisse vivre à Jérusalem.

Saga politico-judiciaire

Les avocats de M. Hamouri avaient demandé à la Cour suprême israélienne de se pencher sur la révocation de son statut de résident de Jérusalem. Une audience était d'ailleurs prévue début 2023. D'ici là, ses avocats s'attendaient à ce que sa détention administrative, qui arrivait à échéance dimanche, soit renouvelée.

Or le ministère de l'Intérieur a notifié cette semaine les avocats de M. Hamouri de son intention de revoir la décision de lui retirer sa résidence de Jérusalem, a indiqué son avocate, Lea Tsemel. Et comme une nouvelle décision était attendue, l'audience à la Cour suprême avait été annulée, a-t-elle ajouté.

Mais au final, le ministère de l'Intérieur "lui a dit aujourd'hui qu'il sera placé dimanche dans un avion pour la France", en sachant qu'il pouvait toujours attendre en France, pays dont il a la nationalité par sa mère, une éventuelle nouvelle audience, a ajouté Mme Tsemel, dénonçant une "procédure très étrange". Il n'a pas été possible mercredi soir de joindre le ministère israélien de l'Intérieur pour commenter cette affaire.

M. Hamouri avait été emprisonné en Israël entre 2005 et 2011 pour participation à la tentative d'assassinat d'Ovadia Yossef, ancien grand rabbin d'Israël et fondateur du parti ultra-orthodoxe Shass, avant d'être libéré en 2011, peu avant le terme de sa peine, dans le cadre d'un échange de prisonniers ayant permis la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit.

Devenu lui-même avocat, M. Hamouri travaillait pour l'ONG Addammeer qui défend les prisonniers palestiniens. Mais cette ONG a été placée ces derniers mois, comme une poignée d'autres, sur la liste israélienne des organisations terroristes, ce qui avait soulevé l'ire des autorités palestiniennes et d'organisations de défense des droits de l'homme.

Pour rajouter à la saga, Amnesty International avait conclu, après analyse du téléphone portable de M. Hamouri, que celui-ci avait été piraté par le logiciel espion Pegasus de la société israélienne NSO.

Ce dernier dossier avait donné lieu à une plainte en justice du Franco-palestinien en France contre cette entreprise de cybersécurité dont la technologie est soupçonnée par un consortium de journalistes d'avoir servi à infiltrer le smartphone du président français Emmanuel Macron.


Le but de Salem Al-Dawsari arrive trop tard pour les Faucons verts, le Mexique l'emporte 2-1

Le milieu de terrain saoudien Salem Al-Dawsari marque contre le Mexique au stade Lusail, à Lusail, au nord de Doha, le 30 novembre 2022. (AFP)
Le milieu de terrain saoudien Salem Al-Dawsari marque contre le Mexique au stade Lusail, à Lusail, au nord de Doha, le 30 novembre 2022. (AFP)
Short Url
  • Devant des supporters en ébullition, les Mexicains ont ouvert le score grâce à Henry Martin (48e), à l'affût après une déviation de Cesar Montes au premier poteau, dans la foulée d'un corner
  • Un but très tardif du capitaine Salem Al-Dawsari, après un une-deux avec Hatan Bahbri (90e+5), a enterré définitivement les espoirs de la « Tri»

DOHA: Le Mexique, en mauvaise posture avant les derniers matches du groupe C a battu l'Arabie saoudite (2-1) en vain, car elle termine troisième de la poule, derrière la Pologne.

Devant des supporters en ébullition, les Mexicains ont ouvert le score grâce à Henry Martin (48e), à l'affût après une déviation de Cesar Montes au premier poteau, dans la foulée d'un corner.

Luis Chavez a ensuite doublé la mise d'un coup franc sublime à 33 mètres, chronométré à 76 km/h par la Fifa. Les Mexicains ont alors eu une foule d'occasions pour inscrire le but de la qualification, notamment par Martin, dont la frappe s'est envolée au-dessus des cages saoudiennes (70e), ou par Pineda, qui a manqué le cadre de peu (76e).

Un but très tardif du capitaine Salem Al-Dawsari, après un une-deux avec Hatan Bahbri (90e+5), a enterré définitivement les espoirs de la "Tri", dont les joueurs sont restés plusieurs minutes après le coup de sifflet final sur la pelouse, se prenant dans les bras.

Mais leur baroud d'honneur n'a pas suffi : ils quittent le Mondial dès la phase de poule après avoir atteint les huitièmes de finale lors des sept dernières éditions.

En face, les joueurs d'Hervé Renard quittent la compétition après un coup d'essai glorieux contre l'Argentine.


L’Arabie saoudite annonce un mécanisme pour l’obtention d’un visa de «visite personnelle»

Des passagers saoudiens arrivent à l’aéroport international du roi Khaled, à Riyad. (Photo, AFP)
Des passagers saoudiens arrivent à l’aéroport international du roi Khaled, à Riyad. (Photo, AFP)
Short Url
  • Les citoyens saoudiens peuvent inviter des amis à visiter l’Arabie saoudite et à accomplir l’Omra en soumettant une demande de visite personnelle sur la plate-forme de visa
  • Cette mesure vise à augmenter le nombre de visiteurs étrangers, conformément aux objectifs de la Vision 2030 du Royaume, a indiqué le ministère

RIYAD: Le ministère saoudien des Affaires étrangères a annoncé un mécanisme pour l’obtention d’un visa de «visite personnelle», qui permet aux visiteurs d’entrer dans le Royaume pour voir des amis ou des connaissances qui sont des citoyens saoudiens.

Ce visa permet également aux personnes de se déplacer entre les régions et les villes du Royaume, d’accomplir les rituels de l’Omra, de visiter La Mecque et Médine et d’autres sites religieux et historiques, et d’assister à des événements culturels.

Le ministère a précisé que ceux qui le souhaitent peuvent déposer leur demande de visa par voie électronique, de manière simple et pratique, sur le site Web de la plate-forme de visa: https://visa.mofa.gov.sa.

Les citoyens saoudiens peuvent inviter des amis à visiter l’Arabie saoudite et à accomplir l’Omra en soumettant une demande de visite personnelle sur la plate-forme de visa, en se connectant via la plate-forme d’accès nationale unifiée et en remplissant les données relatives aux invités.

La demande sera ensuite traitée et un «document de visa de visite personnelle» sera délivré, dont les données peuvent être consultées par le biais du service de requête «demande d’invitation».

Le ministère a ajouté que les invités pouvaient s’acquitter des frais et de l’assurance médicale après avoir rempli le formulaire de «demande de visa d’entrée» sur la plate-forme de visa et présenté la demande et le passeport soit à l’ambassade ou au consulat saoudien du pays où il réside, soit dans des centres ou des bureaux accrédités auprès de l’ambassade ou du consulat. 

Il recevra ensuite son passeport après la délivrance du visa d’entrée et pourra entrer dans le Royaume par tous les ports aériens, terrestres et maritimes.

Cette mesure vise à augmenter le nombre de visiteurs étrangers, conformément aux objectifs de la Vision 2030 du Royaume, a indiqué le ministère.

Les questions relatives aux demandes soumises peuvent être posées sur la plate-forme de visa, en sélectionnant l’icône «demande de renseignements», en remplissant les données requises, puis en cliquant sur «demande de renseignements» pour examiner les demandes précédemment soumises.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com