Carnet de bord : Le Paname culturel

Quand Paris entre en «Seine» (Photo, El Watan).
Quand Paris entre en «Seine» (Photo, El Watan).
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Publié le Mardi 09 août 2022

Carnet de bord : Le Paname culturel

  • Cette équipe mixte et inclusive est alignée face aux éternels Yacine, Camus et Assia Djebbar
  • La rue du temple nous mène droit vers les carreaux du temple qui abritent une belle exposition

Oui, Paris est une fête, et flâner au bord de la Seine en est le summum du sens intuitif, on se la coule douce sur ce hamac public, ici, dans ce magnifique coin lové dans l’île de Saint-Louis. Une petite pause tranquille s’impose, toutefois dérangée par les aller-retour des péniches bondées de touristes annonçant une revanche de Paname sur la Covid-19, avec un retrait momentané des voyageurs chinois.

La fabrique branchée 

La rue Sainte-croix-de-la-bretonne prise en sandwich par les rues du temple et Vieille-du-temple semble subir plusieurs coups de toilettage et ce, à travers une véritable opération de charme. La gastronomie italienne conquit les lieux, autrefois quartier des bretonnes, Eataly est la nouvelle destination des fins gourmets. Un bout de parmesan et te voilà louer la qualité du fromage et dans la langue de Dante Si il vous plaît. «La Gustoso, friabile e versatile il Parmigiano Reggiano 24 mesi ha raggiunto il grado di maturazione ottimale che regala al palato un gusto equilibrato tra dolce e salato.» 

Un texte qu’on peut traduire par un fromage savoureux et polyvalent gagnant en maturation après 24 mois permettant de donner au palais un goût équilibré entre sucré et salé. Ce quartier branché semble unir tous le mondes et les couleurs agrémentent les lieux et rappellent les quartiers branchés de San fransisco. OpenCage, Lounge Désire, le Fer à Cheval, les philosophes, la Belle Orthense et le cactus ainsi qu’un Eden de terrasses attestant de cette soif des gens pour le show quotidien a la lumière du jour. Un véritable culte du corps anime les zélateurs du soleil. Ici, on venge bien les deux ans du confinement en s’adonnant à des bronzage dorés.

Une Ziara au temple 

La rue du Temple nous mène droit vers les Carreaux du Temple qui abritent une belle exposition, ou plutôt une installation à la sauce poético-footballistique, dont l’artisan n’est autre que le journaliste écrivain Mustapha Benfodil qui nous rappelle que l’inspiration peut mener droit au but. Des auteurs qui ont troqué leur ex-libris contre des pull de football, des pulls en bleu et blanc flanqués de noms de grands romanciers. Tarek Ben Harrag, Ouali Benoualou, Malika Soleil, Mounia Benzira sont les nouvelles recrues qui devraient innover avec des tirs cadrés, des demi-volées et autres coups de tonnerre à la transversale. Cette équipe mixte et inclusive est alignée face aux éternels Yacine, Camus, Assia Djebbar, ainsi et à la faveur de ce concept novateur et original baptisé Maportalich, la littérature trouvera sa place et affichera une nouvelle identité en explorant de nouveaux canaux dans l’espace public ou le fun et la littérature font désormais bon ménage ! .

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


V comme victoire !

Rached Ghannouchi, chef du parti islamiste tunisien Ennahda (Photo, AFP).
Rached Ghannouchi, chef du parti islamiste tunisien Ennahda (Photo, AFP).
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  • Sans faire de mauvais jeux de mots, on ne compte plus les échecs
  • Les dirigeants d’Ennahdha crient inlassablement victoire… 

Dans leur manière de s’exprimer et dans leurs différentes interpellations, certains hommes politiques ne sont pas aujourd’hui mieux perçus qu’hier. Ils n’ont pas compris, et ils ne comprendront certainement jamais, qu’il leur est inutile de raisonner à l’envers en cherchant à aveugler l’opinion publique. Leurs plaidoiries, leurs discours ou encore leurs réquisitoires sont assez symptomatiques de la manière avec laquelle ils appréhendent l’action politique. Comment pourraient-ils être autrement, ou bien aspirer à mieux, alors qu’ils ne donnent point l’impression de pouvoir retenir les leçons du passé et encore moins changer et évoluer ?    

Maintenus en liberté dans l’affaire d’envoi des jeunes dans les zones de conflits, et spécialement en Syrie, en Irak et en Libye, les dirigeants d’Ennahdha crient inlassablement victoire… 

Ils affichent encore et toujours trop de carences pour aborder les prochains jours en confiance et convaincre les Tunisiens. Une décennie durant, ils ont fait un fort mauvais usage des notions et des valeurs politiques. Inexistants dans les moments difficiles, effacés face aux problèmes majeurs des citoyens, incapables de se frayer un rôle dans un environnement qui ne leur appartient plus et dont ils ignorent aujourd’hui la raison d’être, ils accusent un déficit de confiance et de crédibilité évident. Le tout sous les yeux des Tunisiens et des Tunisiennes qui ont le moins contribué à l’échec de la période post-révolution, mais qui en paient les frais. Ceux qui se revendiquent aujourd’hui dans la peau de héros après avoir été maintenus en liberté, ne sauront faire disparaître magiquement les réalités auxquelles ils s’étaient identifiés en brandissant tout simplement le V de la victoire. Un geste regrettable aussi bien pour les réactions qu’il suscite, que pour la pensée simpliste qui l’a  déclenché, pensée témoignant d’un rétrécissement de la conscience politique à des formes inarticulées.

Sans faire de mauvais jeux de mots, on ne compte plus les échecs. D’ailleurs, rien n’est rassurant, ni rassuré pour le mouvement islamiste. Et ne parlons plus surtout de l’opération reconquête des cœurs par les fausses évidences, qui n’est plus aujourd’hui qu’un vœu pieu au regard de tout ce qui a été dévoilé et ce qui reste encore à révéler.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, renvoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Festival national du film : "Zanka Contact" d’Ismaël El Iraki remporte le Grand prix de 2022

22ème FNF: Tomber de rideau sur la 22è édition du Festival National du Film (FNF) de Tanger (Photo, Le Matin).
22ème FNF: Tomber de rideau sur la 22è édition du Festival National du Film (FNF) de Tanger (Photo, Le Matin).
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  • Le prix du 2ème meilleur rôle masculin a été octroyé à Azelarab Kaghat
  • L’enfant Zakaria Inan a reçu une mention spéciale de la part des membres du jury

Le film "Zanka Contact" d’Ismaël El Iraki a raflé le Grand prix de la 22ème édition du Festival national du film (FNF) de Tanger, dans la catégorie des longs-métrages, lors de la cérémonie de clôture qui s’est déroulée samedi soir au centre culturel Ahmed Boukmakh, dans la ville du Détroit.

Ainsi, le Prix du jury est revenu ex-aequo aux films “Mica” d’Ismaël Ferroukhi et au long métrage “Murs effondrés” de Hakim Belabbes, qui a aussi remporté le prix de montage.

Le Prix du meilleur rôle masculin a été décerné à Younes Bouab pour son rôle dans "Mont Moussa" de Driss Mrini, tandis que le Prix du meilleur rôle féminin a été remis à Jalila Talemesi pour son rôle dans “Poissons rouges” d’Abdeslam Kelai, qui a aussi gagné le Prix du scénario.

Par ailleurs, le prix du 2ème meilleur rôle masculin a été octroyé à Azelarab Kaghat pour son interprétation dans “Mica” d’Ismael Ferroukhi et celui du 2ème meilleur rôle féminin à Fatima Attif pour son interprétation dans "Zanka Contact".

Le prix de la réalisation a, pour sa part, été attribué à Nabil Ayouch pour son film “Haut et fort”, tandis que le prix de la première œuvre a été attribué ex-aequo à “La vie me va bien” d’Al Hadi Ulad Mohand et à "L’égarée" de Driss Roukhe.

Par ailleurs, le Prix de son a été décerné à Hamza Fakir pour “Annatto” et le prix de la production à Mohamed El Hassan Chaoui pour “La marchandise”.

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El Mezhar El Kassentini : Du théâtre, de la musique et des hommes

L’association El Mezhar El Kassentini : au centre El Hadj El Adjabi Abderrahmane avec à sa droite le père fondateur Ahmed Redha Houhou (en lunettes et costume noir). A sa gauche, le docteur Amor Bendali (Photo, El Watan).
L’association El Mezhar El Kassentini : au centre El Hadj El Adjabi Abderrahmane avec à sa droite le père fondateur Ahmed Redha Houhou (en lunettes et costume noir). A sa gauche, le docteur Amor Bendali (Photo, El Watan).
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  • Le rideau se lève un beau jour du 27 octobre 1949
  • Il possède à son actif plusieurs pièces dont El Maallem Serhane

S’il y a une troupe qui a donné à l’art scénique toutes ses lettres de noblesse, c’est bel et bien cette association chère à Ahmed Redha Houhou qui, malgré les obstacles érigés par l’administration coloniale, a réussi la gageure d’être sous les feux de la rampe. Voici une plongée dans l’histoire, parfois tumultueuse, d’El Mezhar El Kassentini.

Le rideau se lève un beau jour du 27 octobre 1949, où des figures emblématiques de la sphère culturelle de la Médina de Constantine se sont constituées en association, qui par sa conception rénovatrice du théâtre et de la musique estime faire développer chez les jeunes indigènes le goût de l’art dramatique et de la musique andalouse. 

Parmi les fondateurs de cette association, on peut citer Bendali Amor Mostefa, Abderrahmene Ladjabi, Daoudi Malik, Boughaba El Hacene, Belghechi Khelil, Acheuk Youcef Omar, Beladjila Salim, Belakehal Laroussi. L’association possède en son sein deux troupes : l’une à vocation musicale et l’autre théâtrale, dirigées par l’écrivain Ahmed Rédha Houhou, professeur à l’institut Benbadis, dramaturge, précurseur du journalisme satirique en Algérie et le premier écrivain algérien à avoir écrit un roman en langue arabe. Il était secondé par Belguechi Khelil, dit Zouaoui, qui était auparavant directeur artistique de plusieurs troupes dont Echabab El Feni, Music-hall et Théâtre Erradjah et L’Etoile polaire, un dramaturge d’une trempe exceptionnelle.

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