France: le salaire de base dans le privé a progressé de 1% au 2e trimestre

Le ministre français du Travail, de l'Emploi et de l'Intégration, Olivier Dussopt. (Photo, AFP)
Le ministre français du Travail, de l'Emploi et de l'Intégration, Olivier Dussopt. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 12 août 2022

France: le salaire de base dans le privé a progressé de 1% au 2e trimestre

  • Sur un an, le salaire mensuel a augmenté de 3,0%, après une hausse de 2,3% au trimestre précédent, selon la Dares, le service de statistiques du ministère
  • Le coût de la vie a augmenté de 6,1% depuis juillet 2021, selon les chiffres définitifs de l'Insee publiés vendredi, soit le niveau d'inflation le plus élevé depuis juillet 1985

PARIS : L'indice du salaire mensuel de base (SMB) dans le privé a augmenté de 1% au deuxième trimestre 2022, soit moins que le coût de la vie, selon des données provisoires publiées vendredi par le ministère du Travail.

Le SMB, mesuré dans les entreprises privées (hors agriculture) de 10 salariés et plus, représente le salaire brut, c'est-à-dire avant la déduction des cotisations sociales et le versement des prestations sociales. Il ne prend en compte ni les primes, ni les heures supplémentaires.

Sur un an, le salaire mensuel a augmenté de 3,0%, après une hausse de 2,3% au trimestre précédent, selon la Dares, le service de statistiques du ministère.

Mais "ces évolutions doivent être mises en regard de l'inflation", rappelle l'organisme dans un communiqué.

Le coût de la vie a en effet augmenté de 6,1% depuis juillet 2021, selon les chiffres définitifs de l'Insee publiés vendredi, soit le niveau d'inflation le plus élevé depuis juillet 1985.

Le salaire mensuel de base, rapporté à l'inflation et en euros constants, a ainsi diminué de 3,1% sur un an.

Par rapport au premier trimestre 2022, le salaire mensuel de base a augmenté de 1,3% pour les employés (+3,7% sur un an), de 1,2% pour les ouvriers (+3,3%), de 0,8% pour les professions intermédiaires (+2,4%) et de 0,7% pour les cadres (+2,3%).


Lego et ses briques continuent de trôner sur le monde du jouet

Numéro un du jouet selon le cabinet d'analyse de marché Statista, Lego devançait en 2020 les japonais Bandai Namco et les américains Mattel et Hasbro. (Photo, AFP)
Numéro un du jouet selon le cabinet d'analyse de marché Statista, Lego devançait en 2020 les japonais Bandai Namco et les américains Mattel et Hasbro. (Photo, AFP)
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  • Au cours du semestre, 66 nouvelles boutiques ont ouvert, dont 46 en Chine, portant à 833 le nombre total des magasins dans le monde, dont 349 sur le marché chinois, sur lequel le groupe se concentre pour le développement de la marque
  • Fondé en 1932 par le Danois Ole Kirk Kristiansen, le groupe fête cette année ses 90 ans

COPENHAGUE: Avec une demande dynamique pour ses célèbres briques en plastique, le danois Lego a conforté au premier semestre sa place de numéro un mondial du jouet, malgré son retrait de Russie, selon ses résultats publiés mercredi. 

"Nous n'avons pas expédié un seul produit en Russie depuis le 24 février", a expliqué le PDG du groupe Niels Christiansen dans un entretien. "A travers le monde, les autres marchés ont connu une croissance plus rapide qui a compensé la perte que nous avons subie avec la sortie de Russie". 

Entre janvier et juin, le bénéfice net de Lego a reculé de 1,6%, à 6,2 milliards de couronnes (833 millions d'euros) mais le chiffre d'affaires a encore grimpé de 17%, à 27 milliards de couronnes. 

Porté par le succès de ses franchises (Star Wars, Harry Potter) et des gloires maisons (Lego Friends, Lego Technic), les performances du fleuron scandinave n'ont pas faibli après deux années où ses ventes avaient profité des confinements liés à la pandémie. 

"Nous avons été capables (...) d'avoir une croissance un peu plus rapide que le marché, grâce à notre solide portefeuille de produits", a affirmé M. Christiansen. Selon lui, la diversité du catalogue, y compris pour les adultes, explique le succès du fleuron danois. 

"Les Legos, c'est pour tout le monde", vante le patron. 

Nouvelles boutiques 

La flambée des ventes qui devrait se poursuivre au deuxième semestre pour toutefois se calmer à terme pour trouver un niveau "durable", a souligné M. Christiansen. 

Avec la levée des restrictions, Lego, dont le nom est une contraction du danois +joue bien+ (+Leg godt+), a poursuivi sa stratégie d'ouverture de nouvelles enseignes. 

Au cours du semestre, 66 nouvelles boutiques ont ouvert, dont 46 en Chine, portant à 833 le nombre total des magasins dans le monde, dont 349 sur le marché chinois, sur lequel le groupe se concentre pour le développement de la marque. 

Dans le monde, une centaine de nouvelles boutiques devrait ouvrir d'ici la fin de l'année. 

Lego, qui mène actuellement d'importants investissements pour rendre ses briques plus durables, se targue de produire ses fameux jouets en plastique au plus près des consommateurs. 

Ses principales usines se trouvent en Hongrie, en République tchèque, au Mexique, en Chine et au Danemark et il construit une nouvelle usine au Vietnam. 

"Ca nous aide sur la durabilité et les émissions de CO2, mais cela nous permet également de fabriquer le produit au plus près des désirs réels des consommateurs", avance M. Christiansen. 

Numéro un du jouet selon le cabinet d'analyse de marché Statista, Lego devançait en 2020 les japonais Bandai Namco et les américains Mattel et Hasbro. 

Fondé en 1932 par le Danois Ole Kirk Kristiansen, le groupe fête cette année ses 90 ans. 

Après des difficultés dans les années 2000, le groupe familial, toujours aux mains des héritiers du fondateur et non coté en Bourse, s'était redressé en misant notamment sur les franchises et les films, notamment Lego Batman ou Ninjago. 

Il a aussi ciblé le multimédia. Au premier semestre, le groupe a étoffé son équipe digitale à hauteur de 40% pour développer son offre numérique et les expériences de jeu interactif avec des jouets connectés, mêlant ainsi construction et réalité augmentée. 


Le Portugal présente un projet de train à grande vitesse pour relier Lisbonne à Porto en 1h15

Une femme attend le train à la gare de Sacavem à Loures, dans la périphérie de Lisbonne, le 30 juin 2020. (Photo, Fichier, AFP)
Une femme attend le train à la gare de Sacavem à Loures, dans la périphérie de Lisbonne, le 30 juin 2020. (Photo, Fichier, AFP)
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  • C'est un projet «stratégique pour l'avenir du pays» qui favorisera «l'autonomie» et «la compétitivité», a expliqué le Premier ministre Antonio Costa
  • Cet axe ferroviaire doit également permettre à terme de relier Porto et Vigo, dans le nord ouest de l'Espagne

LISBONNE: Le gouvernement portugais a présenté mercredi un projet de train à grande vitesse qui permettra de relier Lisbonne à Porto (nord), les deux principales villes du pays, en une heure et quinze minutes après 2030, contre près de 3 heures actuellement. 

C'est un projet "stratégique pour l'avenir du pays" qui favorisera "l'autonomie" et "la compétitivité", a expliqué le Premier ministre Antonio Costa lors d'une conférence de presse à Porto. 

Cet axe ferroviaire doit également permettre à terme de relier Porto et Vigo, dans le nord ouest de l'Espagne. Cette liaison avec l'Espagne sera "le premier pas en vue d'une intégration avec le réseau ibérique à grande vitesse", s'est félicité M. Costa. 

La construction de cette ligne se fera en trois étapes. Les travaux de la première phase entre Porto et Soure, près de Coimbra (centre), doivent débuter dès 2024, tandis que le dernier tronçon d'environ 40 kilomètres au nord de Lisbonne est prévu après 2030. 

Pour la première phase de construction, l'investissement est "de l'ordre de 2,9 milliards d'euros", dont environ "un milliard d'euros de fonds communautaires", a précisé Carlos Fernandes, membre du conseil d'administration de Infraestruturas de Portugal (IP), gestionnaire public des réseaux ferroviaire et routier. 

"Le pays réunit aujourd'hui les conditions financières pour pouvoir réaliser ce projet", a assuré M. Costa appelant à un large "consensus national". 

Cette ligne, qui devrait accueillir quelque 16 millions de passagers en 2031 contre six millions actuellement, permettra aussi d’écourter les distances entre la capitale portugaise et les principales villes du pays comme Guarda (nord) ou Santarem (centre), selon le projet dévoilé mercredi. 

Le Portugal relance ainsi son programme de train à grande vitesse après avoir été contraint par le passé de reporter plusieurs projets de ce type, dont la liaison Lisbonne-Madrid initialement prévue pour 2013, en raison des difficultés économiques et financières causées par la crise financière de 2008. 


Google lance de nouveaux outils pour soutenir le secteur du voyage au Moyen-Orient

Le logo Google (Photo, AFP).
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  • L’outil Destination Insights fournit aux entreprises spécialisées dans le voyage, aux gouvernements et aux offices de tourisme une projection plus précise des principales sources de demandes pour une destination
  • Selon Google, l’outil Hotel Insights fournit aux entreprises des informations détaillées sur l’intérêt porté à leur établissement

DUBAÏ: Google a dévoilé mardi deux nouveaux outils, à l’occasion de la Journée mondiale du tourisme. Ils sont conçus pour soutenir les entreprises en lien avec le secteur du voyage dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

Les outils baptisés respectivement «Destination Insights» et «Hotel Insights» ont été lancés sur le site Travel Insights with Google. Ils aident les entreprises à identifier rapidement les tendances en matière de voyage et à s’organiser en conséquence. Ils sont gratuits et disponibles en anglais et en arabe.

À titre d’exemple, au cours des huit derniers mois, les internautes saoudiens ont recherché des informations sur de nombreux pays, dont l’Azerbaïdjan, l’Égypte, la Géorgie, la Thaïlande, les Émirats arabes unis (EAU) et le Royaume-Uni, selon Google Trends. De plus, les recherches pour une réservation de billets ont augmenté de 153 % dans le Royaume par rapport à l’année précédente.

Au cours de la même période, aux EAU, les internautes ont recherché des destinations de divertissement locales, notamment la fontaine et le jardin aux papillons de Dubaï, ainsi que des hôtels aux EAU et en Arabie saoudite. Le nombre de recherches pour le prix des billets aux EAU a augmenté de 122 % par rapport à l’année précédente.

«De nos conversations continues avec nos partenaires du secteur du voyage dans la région, nous avons appris que les informations pertinentes sont très utiles pour ces entreprises en cette période, en particulier à la lumière des nombreux événements locaux et régionaux à venir», déclare Anthony Nakache, directeur général de Google région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena).

«C’est pourquoi nous sommes ravis de proposer un nouveau portail de connaissances pour le secteur du voyage et du tourisme de la région, en vue d’aider les entreprises à toucher les voyageurs réguliers ainsi que les nouveaux voyageurs.»

Google affirme que son outil Destination Insights fournit aux entreprises spécialisées dans le voyage, aux gouvernements et aux offices de tourisme une projection plus précise des principales sources de demandes pour une destination, ainsi que les lieux et attractions les plus prisés par les voyageurs.

Cet outil permet également aux entreprises et aux autorités d’explorer l’évolution de la demande touristique par rapport aux années ou mois précédents et d’adapter leurs campagnes de marketing en conséquence.

Selon Google, l’outil Hotel Insights fournit aux entreprises des informations détaillées sur l’intérêt porté à leur établissement, ce qui les aide à comprendre les raisons derrière cet intérêt et à découvrir la meilleure façon d’attirer de nouveaux clients en favorisant une plus grande présence numérique.

La création de ces outils intervient au moment où l’industrie du voyage commence à rebondir après quelques années difficiles en raison des restrictions en lien avec la pandémie de Covid-19. La valeur du secteur des voyages et du tourisme au Moyen-Orient devrait atteindre 246 milliards de dollars (1 dollar = 1,05 euro) cette année, selon une étude récente, déclare M. Nakache.

Google soutient qu’il continuera de développer des outils numériques capables d’aider les entreprises du secteur du voyage et du tourisme à mieux interagir avec les clients.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com