Les sympathisants de Khomeini aux États-Unis: Colonne vertébrale de l'agresseur de Rushdie

Hadi Matar, le suspect du New Jersey âgé de 24 ans (Photo, AP).
Hadi Matar, le suspect du New Jersey âgé de 24 ans (Photo, AP).
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Publié le Dimanche 14 août 2022

Les sympathisants de Khomeini aux États-Unis: Colonne vertébrale de l'agresseur de Rushdie

  • Le libano-américain Hadi Matar signale des liens avec le Hezbollah soutenu par Téhéran
  • «Al-Qaïda ne peut pas mettre en place ces centres, Daech ne peut pas mettre en place ces centres, mais l'Iran le peut», a avisé Calamel

WASHINGTON: Hadi Matar, le suspect du New Jersey âgé de 24 ans, accusé de tentative de meurtre à la suite d'une attaque brutale au couteau contre l'auteur Salman Rushdie vendredi, aurait été motivé par des sympathies pour le régime iranien et la fatwa de mort imposée au romancier en 1989 par feu l'ayatollah Khomeini.

Rushdie s'exprimait lors d'un festival littéraire dans le nord de l'État de New York lorsque Matar s'est précipité sur scène et a poignardé l'auteur primé à plusieurs reprises, notamment au visage, au bras et à l'abdomen, a déclaré la police.

Le suspect avait un laissez-passer pour assister à la conférence littéraire organisée par la Chautauqua Institution à Chautauqua, dans l'État de New York, selon la police.

Les responsables de l'hôpital ont révélé que Rushdie, 75 ans, risque de perdre un œil à la suite de l'attaque.

Le célèbre auteur a subi des lésions nerveuses à un bras, une grave blessure au foie et est sous respirateur.

Bien que les responsables de police chargés de l'enquête sur l'attentat n'aient pas émis d'hypothèses sur les motifs de Matar ou sur d'éventuels liens officiels ou officieux avec des groupes extrémistes pro-iraniens, de nombreux experts ont établi un lien entre l'incident et le programme terroriste extrémiste de longue date en Iran.

La page de couverture Facebook de Matar, qui a été largement partagée sur les réseaux sociaux, montre que le suspect est un adepte de la ligne dure du régime de Téhéran.

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La page comprend des images de Khomeini, le fondateur du régime, et de l'actuel guide suprême Ali Khamenei, ne laissant aucun doute sur l'endoctrinement de Matar et ses sympathies pour le régime iranien.

«L'attaque contre Salman Rushdie par un individu qui serait pro-Khomeini semblerait pouvoir être qualifiée d'acte de terrorisme. Les menaces documentées de l'Iran à l'encontre des Américains sont certainement du terrorisme», a posté sur Twitter Norman Roule, conseiller de la coalition United Against Nuclear Iran, basée à Washington.

«Comment aurions-nous réagi si ces attaques avaient été liées à Al-Qaïda ? Pourquoi cette différence ?»

Khalil Jahshan, directeur exécutif de l'Arab Center basé à Washington, un groupe de réflexion sur la politique étrangère américaine au Moyen-Orient, a déclaré à Arab News que des groupes d'activistes pro-iraniens existent aux États-Unis, mais qu'ils restent généralement sous le radar.

Jahshan a signalé qu'il pensait que Matar pouvait être un «loup solitaire» motivé par la fatwa et la rhétorique de longue date du régime iranien à l'encontre de Rushdie et d'autres personnalités occidentales, mais qu'il était surpris que l'attaque ait eu lieu maintenant.

«On pourrait penser qu'après tant d'années, cette fatwa émise par l'Iran et soutenue par beaucoup dans la région, notamment au Liban, s'est quelque peu dissipée, diminuée, si vous voulez, en intensité et en attachement émotionnel à son égard», a indiqué Jahshan à Arab News.

La fatwa contre Rushdie a été tempérée en 1998 après la mort de Khomeini, les successeurs du leader iranien ayant déclaré qu'ils ne soutenaient plus les appels au meurtre de Rushdie. Mais la fatwa n'a jamais été officiellement révoquée.

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Jahshan a souligné que la fatwa reste pertinente pour certains qui continuent de soutenir l'Iran.

«Je ne suis certainement pas surpris qu'il y ait des gens qui prennent encore ces choses au sérieux. Le soutien aux attaques terroristes contre des civils pour des raisons politiques a diminué dans de nombreuses régions du monde, mais elles continuent d'exister au moins au niveau individuel», a-t-il expliqué.

Jahshan a ajouté: «Le fait qu'il s'agisse d'un individu qui ne semble pas être lié à une organisation ou à un dispositif particulier, que ce soit dans ce pays ou à l'extérieur, n'est donc pas surprenant. C'est la mode en ce moment. Mais, encore une fois, il faut attendre que l'enquête se poursuive et voir quels liens ils pourraient établir après l'enquête.»

Immédiatement après l'attaque, les réseaux sociaux pro-iraniens et pro-Hezbollah ont fait l'éloge de l'assaillant présumé, mais beaucoup ont ensuite été supprimés.

Le compte Twitter IranArabic, qui compte plus de 90 000 adeptes, a qualifié Matar de «héros libanais qui a poignardé le satan Salman Rushdie, auteur des ‘versets sataniques’, dans lesquels il a insulté le prophète de la guidance et de la miséricorde, le messager d’Allah, Mohamed».

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Certains activistes de Détroit, où les chiites libanais et le soutien au Hezbollah sont forts, ont déclaré qu'ils n'étaient pas surpris par l'attaque, ajoutant que l'activisme pro-iranien y est souvent très visible, mais aussi qu'ils craignaient de s'exprimer publiquement par peur pour leur sécurité.

«Les gens ont peur de s'exprimer ici à Détroit contre l'Iran ou le Hezbollah», a confié un militant de Détroit, demandant à ne pas être identifié.

Le FBI a émis une alerte en 2020 mettant en garde contre un éventuel terrorisme de sympathisants et d'agents pro-iraniens aux États-Unis après l'assassinat par drone de Qassem Soleimani, chef de la Force Al-Qods d'Iran et responsable d'une série d'attaques terroristes violentes contre des dissidents du régime iranien.

L'attaque contre Rushdie intervient après que le ministère américain de la Justice a révélé l'existence d'un complot visant à assassiner l'ancien conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton.

Shahram Poursafi, identifié par les autorités américaines comme un membre de la Garde révolutionnaire paramilitaire iranienne, est actuellement recherché par le FBI pour des motifs liés au projet de meurtre pour le compte d'autrui.

Matar est né aux États-Unis, mais il n'a peut-être pas échappé à l'endoctrinement extrémiste que de nombreux jeunes, et même des enfants, sont contraints de subir dans les bastions du Hezbollah pro-iranien. L'exportation de l'idéologie extrémiste de la «révolution» iranienne est un objectif clé de ses mandataires au Moyen-Orient.

Mais il semble qu'ils aient également établi une présence dans le cœur de l'Amérique.

Des analystes ont découvert cet été qu'une mosquée pro-iranienne de Houston forçait de jeunes enfants à prendre part à des chants appelés «Salam Farmande», ou «Bonjour Commandant» en farsi. La cérémonie, qui a été diffusée sur les médias sociaux, reflète étroitement l'endoctrinement iranien et du Hezbollah visant à inculquer une loyauté totale à Khamenei.

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Dans un récent rapport publié par le Middle East Forum, un groupe de réflexion qui surveille l'extrémisme, Adrian Calamel, un analyste spécialisé dans le Moyen-Orient et le terrorisme, a déclaré que la chanson fait partie de la campagne de recrutement du régime iranien.

«C'est mobiliser les enfants pour être la prochaine génération de martyrs», a-t-il affirmé. «La chanson elle-même dit: ‘Nous sommes prêts à mourir pour le commandant’.» 

Calamel prévient que les mosquées chiites similaires à celle de Houston sont des centres d'influence iranienne aux États-Unis.

«Al-Qaïda ne peut pas mettre en place ces centres, Daech ne peut pas mettre en place ces centres, mais l'Iran le peut», a-t-il avisé.

On ne sait pas comment Matar a été radicalisé, mais il est clair qu'il existe une tendance plus large d'endoctrinement politique et religieux qui est poussé par les sympathisants de la marque d'extrémisme religieux de l'Iran qui justifie et encourage des attaques comme celle contre Rushdie.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Plus de 200.000 personnes sont parties du Liban vers la Syrie depuis le début de la guerre 

Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR). (AFP)
Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR). (AFP)
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  • "Près d'un mois après l'intensification des hostilités au Liban, la Syrie a connu une forte augmentation du nombre de personnes traversant sa frontière avec le Liban. Entre le 2 et le 27 mars, plus de 200.000 personnes sont entrées en Syrie
  • "Plus de 28.000 Libanais ont également franchi la frontière syrienne. La plupart fuient les bombardements israéliens intensifs. Ils arrivent épuisés, traumatisés et avec très peu d’affaires", a poursuivi la responsable du HCR

GENEVE: Plus de 200.000 personnes, dont une grande majorité de Syriens, ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, a indiqué mardi l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

"Près d'un mois après l'intensification des hostilités au Liban, la Syrie a connu une forte augmentation du nombre de personnes traversant sa frontière avec le Liban. Entre le 2 et le 27 mars, plus de 200.000 personnes sont entrées en Syrie par les trois points de passage officiels", a déclaré Aseer al-Madaien, représentante par intérim du HCR en Syrie, lors d'un point presse donné en visioconférence à Genève depuis Damas.

"Ces chiffres ont été fournis par les autorités et confirmés par nos collègues sur le terrain", a-t-elle ajouté, précisant que "la grande majorité" de ces personnes, soit "près de 180.000, sont des Syriens, notamment des réfugiés syriens qui avaient déjà fui la Syrie pour trouver refuge au Liban et qui sont aujourd'hui contraints de fuir à nouveau".

"Plus de 28.000 Libanais ont également franchi la frontière syrienne. La plupart fuient les bombardements israéliens intensifs. Ils arrivent épuisés, traumatisés et avec très peu d’affaires", a poursuivi la responsable du HCR.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles aux frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême iranien Ali Khamenei.

Le Liban avait accueilli plus d'un million de réfugiés syriens qui ont fui leur pays pendant la guerre civile déclenchée par la répression d'un soulèvement populaire contre le pouvoir de Bachar al-Assad en 2011.

Plus d'un demi-million de ces réfugiés ont regagné leur pays depuis la chute d'Assad fin 2024.

Le HCR a indiqué que son plan d'urgence pour les personnes rejoignant précipitamment la Syrie depuis le Liban prévoyait "un nombre pouvant atteindre de 300 à 350.000 personnes".

"Ce nombre dépendra en grande partie d'éventuelles opérations terrestres supplémentaires. Parallèlement, le gouvernement syrien nous a informés qu'il mettait en place un plan d'urgence au cas où davantage de Libanais se dirigeraient vers la Syrie", a ajouté Mme al-Madaien.


Israël occupera une partie du sud du Liban après la guerre, déclare son ministre de la Défense

 Israël a l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, a déclaré mardi son ministre de la Défense, Israël Katz. (AFP)
Israël a l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, a déclaré mardi son ministre de la Défense, Israël Katz. (AFP)
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  • "Le retour au sud du Litani de plus de 600.000 habitants du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord sera totalement empêché tant que la sécurité et la sûreté des habitants du nord (d'Israël) ne seront pas garanties"
  • "Toutes les maisons des villages (libanais) adjacents à la frontière (avec Israël) seront démolies conformément au modèle de Rafah et de Beit Hanoun à Gaza"

JERUSALEM: Israël a l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, a déclaré mardi son ministre de la Défense, Israël Katz.

"A la fin de cette opération, Tsahal (l'armé israélienne, NDLR) s'installera dans une zone de sécurité à l'intérieur du Liban, sur une ligne défensive contre les missiles antichars, et maintiendra le contrôle sécuritaire de toute la zone jusqu'au Litani", fleuve qui s'écoule à une trentaine de kilomètres au nord de la ligne de démarcation entre Israël et le Liban, a déclaré M. Katz, dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Le retour au sud du Litani de plus de 600.000 habitants du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord sera totalement empêché tant que la sécurité et la sûreté des habitants du nord (d'Israël) ne seront pas garanties", a ajouté M. Katz.

"Toutes les maisons des villages (libanais) adjacents à la frontière (avec Israël) seront démolies conformément au modèle de Rafah et de Beit Hanoun à Gaza, afin d'éliminer une fois pour toutes les menaces le long de la frontière qui pèsent sur les habitants du nord", a encore ajouté M. Katz en référence à deux villes de la bande de Gaza dévastées par les opérations militaires d'Israël dans sa guerre contre le Hamas après le 7 octobre 2023.

Le Liban a été entraîné dans la guerre entre Israël et les Etats-Unis d'une part et l'Iran d'autre part par une attaque le 2 mars du mouvement islamiste Hezbollah contre Israël en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour du conflit.

Depuis lors, les frappes israéliennes massives sur le pays du Cèdre ont tué plus de 1.200 personnes et en ont blessé plus de 3.600, selon le dernier bilan du ministère de la Santé. L'armée israélienne affirme elle avoir éliminé "850 terroristes" au Liban.

M. Katz ne cesse de multiplier les déclarations martiales à l'encontre du Liban et des Libanais.

Dimanche, l'ONG Human Rights Watch (HRW) a indiqué lui avoir écrit pour exprimer ses "vives préoccupations concernant (des propos tenus récemment par des responsables israéliens) qui sapent le respect du droit international humanitaire" et dénotent selon elle une volonté de s'y soustraire.

Dans une copie de la lettre publiée par HRW, cette dernière lui reproche nommément ses propos du 16 mars, dans lesquels il menaçait déjà d'empêcher le retour des personnes ayant fui la région au sud du Litani.

"Utiliser le refus du retour des civils comme outil de négociation constitue un déplacement forcé, ce qui est interdit par les lois de la guerre et peut constituer un crime de guerre", écrit l'ONG.

Depuis le 2 mars, le Hezbollah a tiré "entre 4.000 et 5.000 roquettes, drones et missiles, ainsi que des mortiers (...) en direction d'Israël, certains en direction de nos troupes, d'autres vers des communautés civiles", a déclaré mardi le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l'armée israélienne.


Liban: fin de l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth

Le silo à grains du port de Beyrouth endommagé quatre jours après une explosion monstrueuse qui a fait plus de 220 morts, le 8 août 2020. (AFP)
Le silo à grains du port de Beyrouth endommagé quatre jours après une explosion monstrueuse qui a fait plus de 220 morts, le 8 août 2020. (AFP)
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  • Le juge Tarek Bitar a clôturé l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth en 2020, ouvrant la voie à d’éventuels renvois devant le tribunal de dizaines de responsables politiques, militaires et fonctionnaires interrogés
  • L’explosion, provoquée par 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium stockées sans précaution, avait fait plus de 220 morts et est devenue un symbole de l’impunité au Liban, l’enquête ayant été bloquée par l’hostilité politique avant d’être reprise en 2025

BEYROUTH: Le juge chargé du dossier de l'explosion au port de Beyrouth en 2020 a clôturé son enquête, ouvrant la voie à de possibles renvois devant le tribunal des dizaines de personnes auditionnées au cours des investigations, a indiqué lundi une source judiciaire à l'AFP.

"Le juge d'instruction en charge de l'enquête, Tarek Bitar, a clôturé son enquête" près de six ans après l'explosion qui a ravagé une partie de la capitale libanaise le 4 août 2020 et fait plus de 220 morts, a précisé cette source judiciaire.

Le magistrat a transmis le dossier au procureur général de la Cour de cassation pour avis, avant d'éventuels renvois devant le tribunal, a ajouté cette source.

Près de 70 personnes, dont des personnalités politiques, des responsables des services de sécurité et de l'armée ainsi que des fonctionnaires, avaient été convoquées au cours de l'enquête, a détaillé la source judiciaire. Certaines d'entre elles avaient refusé de répondre aux convocations du juge et d'être interrogées.

Le dossier judiciaire de la déflagration du port est devenu un symbole de l'impunité, le juge d'instruction ayant dû interrompre son enquête en janvier 2023 face à l'hostilité d'une grande partie de la classe politique, notamment du Hezbollah qui accusait le magistrat de partialité.

Il avait été poursuivi un temps pour insubordination, mais avait pu reprendre son enquête début 2025 après l'arrivée au pouvoir d'un nouveau gouvernement et d'un nouveau président qui avaient promis de préserver l'indépendance de la justice.

Considérée comme l'une des plus grandes explosions non nucléaires de l'Histoire, l'explosion du port avait été provoquée par un incendie dans un entrepôt où était stocké sans précaution du nitrate d'ammonium, malgré des avertissements répétés aux plus hauts responsables.

La cargaison de 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium, transportée à bord d'un navire, le Rhosus, était arrivée au port de Beyrouth en novembre 2013.

Les autorités portuaires avaient stocké cette marchandise dans un entrepôt délabré, selon des responsables libanais, tandis que le Rhosus, immobilisé après le lancement de poursuites contre le propriétaire, avait coulé dans le port en 2018.

Un premier juge chargé en 2020 de l'enquête avait jeté l'éponge après avoir inculpé l'ex-Premier ministre, Hassan Diab, et trois anciens ministres.