Quatre soldats yéménites tués, 25 blessés dans des attaques houthies pendant la trêve

Des combattants houthis nouvellement recrutés (Photo, AFP/Archives).
Des combattants houthis nouvellement recrutés (Photo, AFP/Archives).
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Publié le Dimanche 14 août 2022

Quatre soldats yéménites tués, 25 blessés dans des attaques houthies pendant la trêve

  • L'envoyé américain pour le Yémen, Tim Lenderking, déclare que la communauté internationale a fait des «progrès significatifs» pour mettre fin à la guerre
  • Les habitants de Taïz se sont plaints à plusieurs reprises que les Houthis n'ont pas respecté la trêve et continuent de frapper les quartiers densément peuplés

DJEDDAH: L'armée yéménite a affirmé samedi que quatre de ses soldats ont été tués et 25 autres blessés dans des attaques des Houthis, accusant la milice soutenue par l'Iran d'avoir violé une trêve négociée par les Nations unies des centaines de fois au cours de la semaine écoulée.

La communauté internationale fait pression sur les Houthis pour qu'ils ouvrent les routes de Taïz et transforment la trêve en un accord de paix durable pour mettre fin à la guerre.

Le centre des médias de l'armée a déclaré dans un communiqué que les Houthis ont commis 351 violations rien que la semaine dernière en bombardant et en organisant des attaques terrestres contre les troupes gouvernementales, en lançant des drones équipés d'explosifs, en abattant des troupes de l'armée, en mobilisant de nouvelles forces et en créant de nouveaux postes militaires à Taïz, Hajjah, Marib, Al-Hodeïda, Dhale et Abyan.

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Des Yéménites reçoivent des aides sous forme de tentes, de matelas et de literie dans la province occidentale d’Al-Hodeïda (Photo, AFP).

 

Dans le cadre de la trêve, qui est entrée en vigueur le 2 avril et a été renouvelée deux fois depuis, les deux parties ont accepté de cesser les combats, de faciliter le départ des vols commerciaux de Sanaa, d'assouplir les restrictions imposées à la circulation des bateaux de carburant dans le port d’Al-Hodeïda et d'ouvrir les routes à Taïz et dans d'autres provinces.

Les responsables gouvernementaux et militaires yéménites ont prévenu que la poursuite des frappes meurtrières des Houthis et la non-levée de leur siège de Taïz, qui dure depuis sept ans, mettraient en péril la trêve et les efforts visant à mettre fin à la guerre.

Des habitants de Taïz ont affirmé samedi que les Houthis avaient tiré un certain nombre d'obus d'artillerie sur le quartier d'A-Shemasi, à l'est de Taïz, provoquant de fortes explosions. Le bilan des victimes n’est pas connu.

Les habitants de Taïz se sont plaints à plusieurs reprises que les Houthis n'ont pas respecté la trêve et continuent de frapper les quartiers densément peuplés.  

Malgré la pression locale et internationale, les Houthis ont rejeté la proposition de l'ONU d'ouvrir une route principale et quatre petites routes autour de Taïz, insistant sur l'ouverture d'une seule route étroite et non pavée.

À New York, Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU, a déclaré vendredi que les discussions sur l'ouverture des routes à Taïz et dans d'autres gouvernorats étaient «toujours en cours».

«Ce que nous avons vu depuis que ce cessez-le-feu a été convenu, c'est un bon nombre de vols entrant et sortant de l'aéroport de Sanaa», a-t-il ajouté lors de son point de presse quotidien.

L'envoyé spécial des États-Unis pour le Yémen, Tim Lenderking, a souligné que la communauté internationale avait fait des «progrès significatifs» pour mettre fin à la guerre au Yémen et que sa priorité était d'ouvrir les routes à Taïz, d'ajouter des vols vers plusieurs destinations depuis l'aéroport de Sanaa et d'accélérer le paiement des salaires des fonctionnaires du secteur publique dans les zones contrôlées par les Houthis.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


L'armée israélienne appelle à évacuer de nouveaux villages du sud du Liban

L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
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  • La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations
  • Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune"

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

"Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer", écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays.

La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations afin de protéger la population du nord d'Israël des tirs du Hezbollah.

Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune".

Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, des frappes israéliennes ont visé mardi "plusieurs localités dans le sud" du pays.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir visé un rassemblement de soldats et de véhicules dans le nord d’Israël avec "un essaim de drones d'attaque".

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué plus de 3.000 personnes au Liban selon les autorités libanaises.

Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée ont été tués au Liban depuis le début de la guerre, le 2 mars.


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
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  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.


Les Emirats disent que les drones ayant ciblé la centrale nucléaire provenaient d'Irak

Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak
  • "Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak, où des groupes soutenus par l'Iran mènent des attaques contre la région du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien", a affirmé le ministère de la Défense émirati dans un communiqué.