L'Arabie Saoudite accueille les premiers pèlerins étrangers depuis sept mois

Mohammed Saleh Benten (2ème à gauche), ministre du Hajj et de l'Omra, accueille les pèlerins pakistanais venus en Arabie Saoudite pour effectuer l'Omra, à l'aéroport international du Roi Abdulaziz à Djeddah dimanche (Photo, AFP)
Mohammed Saleh Benten (2ème à gauche), ministre du Hajj et de l'Omra, accueille les pèlerins pakistanais venus en Arabie Saoudite pour effectuer l'Omra, à l'aéroport international du Roi Abdulaziz à Djeddah dimanche (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 02 novembre 2020

L'Arabie Saoudite accueille les premiers pèlerins étrangers depuis sept mois

  • L'aéroport international du Roi Abdulaziz à Djeddah a accueilli les avions transportant des pèlerins pakistanais et indonésiens
  • Des mesures de prévention strictes sont prises pour assurer la sécurité des pèlerins

DJEDDAH : Pour la première fois en sept mois plus de 250 pèlerins sont arrivés en Arabie Saoudite en route vers La Mecque pour accomplir l'Omra.

L'aéroport international du roi Abdel Aziz à Djeddah a accueilli dimanche les premiers vols de pèlerins étrangers en provenance du Pakistan et de l'Indonésie. Le premier vol est arrivé à 16 heures en provenance du Pakistan avec à son bord 38-huit pèlerins. Le deuxième vol, en provenance d'Indonésie, est arrivé à 18 heures avec 224 pèlerins.

Le ministre du Hajj et de l'Omra, Muhammad Saleh Benten, son adjoint, Abdel Fattah Mashat, ainsi que le directeur de l'aéroport, Issam Nour, ont accueilli les pèlerins.

L'ambassadeur d'Arabie saoudite en Indonésie, Issam Al-Thaqafi, a rejoint les pèlerins indonésiens à l'aéroport international de Djakarta pour leur souhaiter un bon voyage et leur assurer que leur bien-être reste la priorité des dirigeants du Royaume.

Les pèlerins ont subi des tests avant leur arrivée dans le Royaume. «C'est une étape lente et réfléchie au cours de laquelle nous prenons toutes les mesures sanitaires, avant que les pèlerins ne quittent leur pays, et durant tout le pèlerinage dans le Royaume », explique le ministre adjoint du Hajj à la chaîne de télévision satellite Al-Ekhbariya.

«Tout le monde est là pour accueillir le vol des pèlerins», déclare-t-il. « Nous observons tout au jour le jour ».

Le ministère a établi des normes et des contrôles pour tous les fournisseurs de services et les entreprises de l'Omra, afin de garantir que les mesures de précaution et de prévention approuvées par le ministère de la Santé soient appliquées au plus haut niveau.

Les pèlerins peuvent en revanche  rester dans le Royaume seulement 10 jours. Ils subissent un examen de santé à leur arrivée avant de se répartir entre les compagnies du Hajj et de l'Omra; un groupe ne doit compter plus de 50 personnes.

Ils sont ensuite transportés par bus jusqu'à leurs hôtels, où ils passent trois jours en isolement avant d'être examinés et autorisés par le ministère de la Santé à effectuer l'Omra. 

L'arrivée des pèlerins a eu lieu le premier jour de la troisième étape de la reprise de l'Omra; le Royaume se prépare à recevoir 10 000 pèlerins internationaux par jour, et les saintes mosquées fonctionnent à 100 % de leur capacité. L'âge maximum des pèlerins étrangers est fixé à 50 ans.

L'Arabie saoudite recevra des pèlerins venant de pays où la pandémie est stable. Le Centre saoudien de prévention et de contrôle des maladies (Weqaya) procède à une évaluation continue des pays, selon des protocoles préétablis.

Le ministère du Hajj et de l'Omra a exhorté les pèlerins, les visiteurs, ainsi que les fidèles venant de l'intérieur et de l'extérieur du Royaume à respecter les mesures de précaution telles que le port du masque, la désinfection des mains, et la distanciation sociale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com