24 000 pèlerins et zéro cas de COVID-19 à la Grande Mosquée pour l'Omra

Des mesures de santé et de sécurité rigoureuses ont été prises pour protéger les pèlerins et empêcher la propagation du virus. (AFP)
Des mesures de santé et de sécurité rigoureuses ont été prises pour protéger les pèlerins et empêcher la propagation du virus. (AFP)
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Publié le Jeudi 08 octobre 2020

24 000 pèlerins et zéro cas de COVID-19 à la Grande Mosquée pour l'Omra

  • Des dizaines de milliers de bouteilles de Zamzam sont distribuées quotidiennement aux pèlerins
  • Les systèmes de climatisation et les filtres sont nettoyés neuf fois par jour à l’ultraviolet

DJEDDAH: Au moins 24000 pèlerins ont accompli l’Omra depuis que la Grande Mosquée de Makkah a rouvert ses portes aux fidèles samedi, sans aucun cas de COVID-19, ont révélé des chiffres.

La présidence générale des affaires des deux saintes mosquées a déclaré mercredi que des mesures strictes de santé et de sécurité avaient été prises pour protéger les pèlerins et aider à arrêter la propagation du virus.

« Notre plan de mesures de précaution pour la Omra dans la phase de le COVID-19 est basé sur la protection, la désinfection, la gestion des foules ainsi que la sensibilisation », a déclaré le porte-parole de la présidence Hani Haider.

« Nous avons préparé quatre sites d'isolement pour les pèlerins présentant des symptômes suspects. Cependant, aucun cas suspect de la COVID-19 n'a encore été signalé. »

Afin d'assurer la distanciation sociale, la présidence a désigné des voies dédiées pour les personnes âgées et les handicapées pour les aider à effectuer les rituels de l’Omra en toute sécurité.

Haider a souligné que les efforts étaient concentrés sur la désinfection de la Grande Mosquée et de ses arènes avec 4 000 travailleurs effectuant en moyenne 10 nettoyages par jour.

Plus de 1 800 litres de désinfectants et stérilisants écologiques sont également utilisés pour nettoyer les toilettes six fois par jour.

Les systèmes de climatisation et les filtres sontnettoyés neuf fois par jour à l’ultraviolets et plus de 200 dispositifs de désinfection des mains sont installés autour de la Grande Mosquée.

L'interdiction de la nourriture et des boissons à la Grande Mosquée est maintenue, mais la présidence considère l’utilisation de nouvelles technologies qui permettraient de distribuer à nouveau les conteneurs d'eau de Zamzam, tout en maintenant des mesures de précaution et en empêchant les contacts entre les pèlerins, a ajouté Haider.

Parallèlement, la présidence distribue quotidiennement des dizaines de milliers de bouteilles de Zamzam aux pèlerins, et sa ligne directe 1966 est disponible 24 heures sur 24 pour répondre aux appels des fidèles.

Le ministère saoudien de la Santé a annoncé mercredi 468 nouveaux cas de la COVID-19 dans le pays, portant le nombre total de cas confirmés dans le Royaume à 337 711. Il y a actuellement 9 556 cas actifs, dont 913 reçoivent des soins médicaux.

Al-Madinah a enregistré le plus grand nombre de cas nouvellement confirmés à 71, Makkah 53, Yanbu 31 et Al-Hofuf 29.

De plus, 596 patients se sont rétablis de la COVID-19, portant le nombre total de guérisons à 323 208. Le bilan des morts a atteint 4 947 avec 24 nouveaux décès signalés.

Al-Madinah est la ville saoudienne qui a connu le plus grand nombre de guérisons à 118, Djeddah et Riyad enregistrant 43 chacune et Makkah 34 guérisons au cours des dernières 24 heures.

Le porte-parole du ministère, le Dr Mohammed Al-Abd Al-Aly, a souligné l'importance du respect des règles relatives au port des masques.

« Les masques sont extrêmement importants pour maintenir la santé dans ces circonstances sans qu’aucun mal en découle de leur port quotidien. Certaines personnes les portent depuis des années en raison de la nature de leur travail sans qu'aucun mal ne leur arrive », a-t-il déclaré.

Al-Aly a noté que le succès du Royaume dans la lutte contre la propagation de l'infection est principalement dû à la diligence du public sur le port de masques, ajoutant que certains pays assistaient ces jours-ci à une deuxième vague de la COVID-19, car les gens ont été moins vigilants et n’ont pas respecté les gestes barrière.

Le ministère a jusqu'à présent réalisé 6 828 117 tests de réaction en chaîne par polymérase depuis le début de l'épidémie au mois de mars, dont 52 184 au cours des dernières 24 heures.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël annonce des frappes sur "plusieurs zones" du Liban contre le Hezbollah

De la fumée s'élève du site d'une frappe aérienne israélienne qui a visé les sommets de la montagne Al-Rihane, dans le sud du Liban, le 9 janvier 2026. (AFP)
De la fumée s'élève du site d'une frappe aérienne israélienne qui a visé les sommets de la montagne Al-Rihane, dans le sud du Liban, le 9 janvier 2026. (AFP)
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  • Israël a mené de nouvelles frappes contre des cibles du Hezbollah au Liban, jugeant insuffants les efforts de désarmement annoncés par Beyrouth malgré l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024.
  • Le Liban, sous pression internationale, a lancé une première phase de désarmement au sud, saluée prudemment par Israël et la France, tandis que le Hezbollah refuse de rendre ses armes au nord du Litani

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé vendredi effectuer des frappes sur le Hezbollah dans "plusieurs zones" du Liban, au lendemain de l'annonce par Beyrouth du désarmement du mouvement islamiste pro-iranien dans le sud du pays, jugé "insuffisant" par Israël.

Les frappes ont "visé des dépôts d'armes et un site de production d'armement, utilisés pour la remise en état et le renforcement militaire de l'organisation terroriste Hezbollah", a affirmé l'armée, sans préciser leur localisation.

"Plusieurs sites de lancement et lance-roquettes, ainsi que des structures militaires", ont également été touchés, précise le communiqué, ajoutant que ces sites étaient "utilisés par le Hezbollah pour mener des attaques" en territoire israélien.

De telles activités "constituent une violation des arrangements entre Israël et le Liban", dénonce l'armée.

L'agence nationale d'information libanaise (Ani) a rapporté pour sa part des frappes sur le sud du pays dans des zones éloignées de la frontière, ainsi que dans la plaine de la Békaa (est), où le Hezbollah est fortement implanté.

Elle n'a fait état d'aucune victime vendredi mais une personne avait été tuée jeudi dans un bombardement près de la ville de Saïda, selon les médias officiels libanais. L'armée israélienne affirme avoir visé un membre du Hezbollah.

Le Liban est soumis à une forte pression des Etats-Unis pour désarmer le Hezbollah, sorti affaibli en novembre 2024 d'une guerre meurtrière avec Israël.

Jeudi, l'armée libanaise a affirmé avoir atteint "les objectifs de la première phase" de son plan, consistant à désarmer le mouvement chiite entre la frontière avec Israël et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

- "Annonces encourageantes" pour Macron -

Comme prévu par l'accord de cessez-le-feu de novembre 2024, Beyrouth doit ensuite appliquer progressivement ce plan de désarmement au reste du territoire, à commencer par toute la région sud du pays. Mais le Hezbollah a annoncé refuser de remettre ses armes au nord du fleuve.

En principe tenu de se retirer de chez son voisin, Israël continue de son côté d'occuper cinq points stratégiques près de la frontière et mène des frappes régulières au Liban.

Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a jugé jeudi que les efforts de désarmement du Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants", justifiant la poursuite de frappes.

Vendredi, Emmanuel Macron a "salué" à son tour les "annonces encourageantes des autorités libanaises", appelant à poursuivre "résolument" ce processus.

"La seconde phase du plan sera une étape décisive. L'accord de cessation des hostilités doit être strictement respecté par toutes les parties", a déclaré le président français sur le réseau X.

"La souveraineté du Liban doit être pleinement restaurée", a-t-il ajouté, annonçant qu'une "conférence internationale se tiendrait prochainement à Paris" pour donner au Liban et à ses forces armées "les moyens concrets de garantir cette souveraineté".


Désarmement du Hezbollah: le Liban demande à l'Iran "une nouvelle approche"

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Rajji, serre la main de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à Beyrouth, le 9 janvier 2026. (AP)
Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Rajji, serre la main de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à Beyrouth, le 9 janvier 2026. (AP)
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  • Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, a appelé l’Iran à adopter une nouvelle approche pour le désarmement du Hezbollah et a insisté sur le monopole des armes par l’État libanais
  • L’armée libanaise a achevé le désarmement dans le Sud du pays, mais Israël juge les efforts insuffisants, tandis que Beyrouth renforce sa vigilance face aux pressions et ingérences iraniennes

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie libanaise a appelé vendredi son homologue iranien, en visite au Liban, à trouver "une nouvelle approche" pour régler l'épineux problème du désarmement du Hezbollah financé par Téhéran.

Beyrouth est soumis à une intense pression des Etats-Unis pour désarmer le Hezbollah, affaibli par une guerre avec Israël, alors que l'Iran, comme la formation islamiste, ont affiché leur opposition à cette mesure.

"La défense du Liban est de la responsabilité de l'Etat libanais (...) qui doit avoir le monopole des armes", a déclaré le ministre Youssef Raggi à son homologue iranien Abbas Araghchi, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Il a demandé à son interlocuteur "si Téhéran accepterait l'existence d'une formation armée illégale sur son territoire".

Dans ces conditions, le ministre a exhorté l'Iran à "discuter avec le Liban afin de trouver une nouvelle approche concernant les armes du Hezbollah, en s'appuyant sur sa relation avec le parti, afin que ces armes ne soient pas un prétexte pour affaiblir le Liban".

En décembre, M. Raggi avait décliné une invitation de son homologue à se rendre en Iran, et proposé une rencontre dans un pays tiers.

L'armée libanaise a annoncé jeudi avoir mené à terme le désarmement du Hezbollah dans la partie sud du pays proche d'Israël, qui a cependant jugé les efforts du Liban "loin d'être suffisants" et de nouveau frappé son voisin vendredi.

Le ministre iranien, arrivé jeudi au Liban, a également été reçu par le président Joseph Aoun vendredi matin et devait rencontrer plusieurs autres hauts dirigeants libanais.

Il s'était rendu jeudi après-midi au mausolée de Hassan Nasrallah, l'ancien chef du Hezbollah tué dans une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth en septembre 2024.

Depuis la guerre entre le Hezbollah et Israël, les responsables libanais se sont montrés plus critiques envers l'Iran.

En août, le Liban avait signifié à un haut responsable iranien, Ali Larijani, en visite à Beyrouth, son refus catégorique de "toute ingérence" dans ses affaires internes, après des critiques par Téhéran de la décision du gouvernement de désarmer le Hezbollah.


Le ministre saoudien de la Défense : Riyad engagé pour une solution juste pour le Sud, la dissolution du STC est une décision courageuse

« Le Royaume soutiendra les résultats de la conférence qui seront présentés lors des discussions sur une solution politique globale au Yémen », a-t-il déclaré. (AFP)
« Le Royaume soutiendra les résultats de la conférence qui seront présentés lors des discussions sur une solution politique globale au Yémen », a-t-il déclaré. (AFP)
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  • Riyad affirme son engagement en faveur d’une solution juste pour le Sud, soutenue par la communauté internationale à travers la Conférence de Riyad
  • Le ministre saoudien de la Défense salue la dissolution du STC comme une décision courageuse favorisant une participation plus inclusive des acteurs du Sud.

RIYAD : Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, a déclaré que l’annonce de la dissolution du Conseil de transition du Sud (STC) allait dans le sens de l’intérêt général. Dans son premier commentaire depuis cette annonce, il a affirmé que « la question du Sud dispose désormais d’une véritable voie, parrainée par le Royaume et soutenue par la communauté internationale à travers la Conférence de Riyad, visant à rassembler nos frères du Sud afin d’élaborer une vision globale de solutions justes répondant à leur volonté et à leurs aspirations ».

Dans un message publié sur la plateforme X, le ministre de la Défense a ajouté : « Le Royaume constituera un comité préparatoire, en concertation avec des personnalités du Sud, afin d’organiser la conférence, laquelle réunira des participants de tous les gouvernorats du Sud, sans exclusion ni discrimination. Le Royaume soutiendra les résultats de la conférence afin qu’ils puissent être présentés dans le cadre du dialogue sur une solution politique globale au Yémen. »

Il a conclu en déclarant : « La décision prise par des figures et des dirigeants du Sud de dissoudre le Conseil de transition est une décision courageuse, motivée par la préoccupation pour l’avenir de la cause du Sud et visant à encourager une participation plus large des forces du Sud à la Conférence de Riyad, au service de leur cause. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com