Tunisie: un journaliste condamné à 3 mois de prison pour «atteinte» à l'armée

Cette photo prise le 11 mai 2022 montre une vue du siège principal du diffuseur d'informations qatari Al Jazeera dans la capitale Doha. (AFP).
Cette photo prise le 11 mai 2022 montre une vue du siège principal du diffuseur d'informations qatari Al Jazeera dans la capitale Doha. (AFP).
Short Url
Publié le Mercredi 17 août 2022

Tunisie: un journaliste condamné à 3 mois de prison pour «atteinte» à l'armée

  • En juin, le parquet militaire a ouvert une information judiciaire contre Salah Attia, journaliste dans un quotidien local, à la suite de propos tenus sur la chaîne qatarie Al Jazeera
  • M. Attia a été condamné mardi à trois mois de prison ferme pour avoir «porté atteinte à l'armée» et «incité les Tunisiens à la violence», d'après son avocat qui va faire appel

TUNIS : La justice militaire tunisienne a condamné un journaliste, opposé à la politique du président Kais Saied, à trois mois de prison ferme pour "atteinte à l'armée", a indiqué mercredi à l'AFP son avocat Samir Ben Amor.

En juin, le parquet militaire a ouvert une information judiciaire contre Salah Attia, journaliste dans un quotidien local, à la suite de propos tenus sur la chaîne qatarie Al Jazeera.

M. Attia a été condamné mardi à trois mois de prison ferme pour avoir "porté atteinte à l'armée" et "incité les Tunisiens à la violence", d'après son avocat qui va faire appel.

Dans ses déclarations à Al Jazeera, le journaliste a affirmé que M. Saied avait "demandé officiellement à la force militaire d'intervenir contre l'Union générale tunisienne du travail", la puissante centrale syndicale UGTT, et d'encercler ses locaux avant une grève générale. L'armée aurait informé l'UGTT de son refus face à la demande du président, selon M. Attia.

Mardi, Amnesty International a appelé les autorités tunisiennes à "abandonner immédiatement toutes les charges retenues contre Salah Attia".

Pour cette ONG, "les autorités sont parfaitement libres de contester ce que les médias rapportent à leur sujet mais sans arrêter et poursuivre les journalistes (...) Aucun civil ne devrait être jugé devant les tribunaux militaires".

Des ONG locales et internationales ont régulièrement dénoncé ces dernières années les poursuites judiciaires engagées contre des civils par des tribunaux militaires, estimant qu'elles se sont intensifiées depuis le coup de force le 25 juillet 2021 de M. Saied qui s'est arrogé les pleins pouvoirs.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

Short Url
  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
Short Url
  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.