Les restrictions houthies sur la vaccination infantile risquent de propager des maladies contagieuses

Une fillette recevant un vaccin contre la poliomyélite lors d'une campagne de vaccination de trois jours à Sanaa, au Yémen, le 29 novembre 2020. (Reuters)
Une fillette recevant un vaccin contre la poliomyélite lors d'une campagne de vaccination de trois jours à Sanaa, au Yémen, le 29 novembre 2020. (Reuters)
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Publié le Lundi 22 août 2022

Les restrictions houthies sur la vaccination infantile risquent de propager des maladies contagieuses

  • Pour le ministre yéménite de l’Information, les pratiques des Houthis ont conduit à l'émergence de centaines de cas de poliomyélite alors que le Yémen a éradiqué cette maladie en 2009
  • La milice houthie a par ailleurs commis vendredi et samedi 230 violations de la trêve négociée par l'ONU

DUBAÏ: Le ministre yéménite de l'Information, Mouammar al-Eryani, a mis en garde contre les restrictions continues imposées par les Houthis sur les programmes de vaccination des enfants dans la capitale Sanaa, ainsi que dans d'autres zones sous le contrôle de la milice.

Al-Eryani a indiqué que les restrictions imposées par les Houthis sur les campagnes de vaccination des enfants pourraient entraîner l'émergence et la propagation d'un certain nombre de maladies contagieuses dont le Yémen avait précédemment été déclaré libéré.

Il a affirmé que les pratiques des Houthis avaient conduit à l'émergence de centaines de cas de poliomyélite après que le Yémen a éradiqué cette maladie en 2009.

La poliomyélite est réapparue au Yémen en 2019 avec une contamination enregistrée dans le gouvernorat de Saadah. En 2020, a indiqué le ministre, 30 cas ont été enregistrés à Saadah, et un à Sanaa. En 2021, la poliomyélite s'est propagée dans d'autres régions et, à la mi-2022, 160 cas avaient été détectés.

La milice houthie a par ailleurs commis vendredi et samedi 230 violations de la trêve négociée par l'ONU, sur les fronts de guerre de Hodeidah, Taïz, Dhale, Hajjah, Saadah, Jouf et Marib.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.