Libye: l'ONU déplore les mesures limitant la liberté de mouvement de civils

Des membres des forces spéciales autoproclamées de l'Armée nationale libyenne orientale se rassemblent dans la ville de Benghazi, en route pour soutenir d'autres combattants de l'ANL sur la ligne de front à l'ouest de la ville de Syrte, le 18 juin 2020 (Photo, AFP).
Des membres des forces spéciales autoproclamées de l'Armée nationale libyenne orientale se rassemblent dans la ville de Benghazi, en route pour soutenir d'autres combattants de l'ANL sur la ligne de front à l'ouest de la ville de Syrte, le 18 juin 2020 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 26 août 2022

Libye: l'ONU déplore les mesures limitant la liberté de mouvement de civils

  • Plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est minée par les divisions entre l'Est et l'Ouest du pays
  • L'un basé à Tripoli est dirigé par Abdelhamid Dbeibah, et l'autre, celui de Fathi Bachagha, est soutenu par le camp du maréchal Khalifa Haftar qui contrôle de facto l'Est du pays et le littoral au nord jusqu'à Syrte

TRIPOLI: L'ONU a exprimé vendredi son inquiétude quant aux mesures restrictives limitant la liberté de mouvement des habitants d'une localité près de Syrte, dans le nord de la Libye, imposées par les forces qui contrôlent la ville, appelant à leur levée.

Selon des médias locaux, c'est un groupe armé sous le commandement de l'un des fils du maréchal Haftar qui impose, depuis plusieurs jours, un siège autour de Gasr Abou Hadi et un couvre-feu total dans cette petite localité située à environ 20 km au sud-est de Syrte (450 km à l'est de Tripoli).

La cible de cette "opération de sécurité" serait, selon la presse locale, les Gadadfa, nom de la tribu de Mouammar Kadhafi, basée à Syrte, et plus précisément à Gasr Abou Hadi où l'ancien dictateur est né.

Dans un communiqué, la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul) a dit suivre "de près les informations faisant état de restrictions à la liberté de mouvement des civils dans le cadre d'opérations de sécurité à Gasr Abou Hadi".

Selon "des informations inquiétantes", ces restrictions "empêchent les civils d'accéder aux hôpitaux, écoles, magasins et autres installations essentielles", a-t-elle ajouté, appelant au "rétablissement de la liberté de mouvement" des civils pour permettre l'accès aux services essentiels.

La Manul a aussi appelé à la "libération de toutes les personnes détenues arbitrairement", affirmant qu'il était "impératif" que toute opération de sécurité soit menée "dans le plein respect des droits et libertés de la population".

Plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est minée par les divisions entre l'Est et l'Ouest du pays et se retrouve de nouveau avec deux gouvernements se disputant le pouvoir.

L'un basé à Tripoli est dirigé par Abdelhamid Dbeibah, et l'autre, celui de Fathi Bachagha, est soutenu par le camp du maréchal Khalifa Haftar qui contrôle de facto l'Est du pays et le littoral au nord jusqu'à Syrte.

Lors du conseil des ministres jeudi, M. Dbeibah a estimé "regrettable et inacceptable l'injustice" que subissent les habitants de Gasr Abou Hadi, déplorant le "silence de tous".


Liban: frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth, combats à la frontière

De la fumée s’élève après une frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, le 27 mars 2026. Plus de 1 100 morts et plus d’un million de déplacés depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, après des tirs de roquettes du Hezbollah, soutenu par Téhéran, sur Israël. (AFP)
De la fumée s’élève après une frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, le 27 mars 2026. Plus de 1 100 morts et plus d’un million de déplacés depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, après des tirs de roquettes du Hezbollah, soutenu par Téhéran, sur Israël. (AFP)
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  • Israël intensifie ses frappes au Liban, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth et le sud du pays
  • Le bilan humain s’alourdit (civils, enfants, secouristes), la situation humanitaire se dégrade fortement avec plus d’un million de déplacés

BEYROUTH: L'aviation israélienne a lancé vendredi une nouvelle série de frappes notamment sur la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah pro-iranien, qui a dit livrer des combats "au corps à corps" contre des troupes israéliennes à la frontière.

L'aviation israélienne a bombardé dans l'après-midi, sans avertissement préalable, un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani) et des images de l'AFPTV. Ce même quartier avait déjà été visé une première fois à l'aube, faisant deux morts selon les autorités libanaises.

L'armée israélienne a ensuite annoncé avoir "entamé une série de frappes contre l'infrastructure terroriste du Hezbollah", et a adressé un avis d'évacuation aux habitants de sept quartiers principaux de la banlieue sud de la capitale.

Dans la soirée, l'Ani a rapporté une nouvelle frappe sur la banlieue sud.

Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités au début du mois.

Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël pour venger l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne en Iran le 28 février.

Vendredi, l'aviation israélienne a également mené une nouvelle série de frappes dans le sud du Liban, selon Ani.

Dans un bilan actualisé, le ministère de la Santé a indiqué qu'un raid mené dans la ville de Saksakiyeh, dans le sud du Liban, avait fait six morts, dont trois enfants, et 17 blessés.

En outre, selon le ministère, un secouriste a été tué et quatre autres blessés par une frappe israélienne contre une ambulance appartenant au Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, à Kfar Tibnit, dans la même région.

Dans la plaine de la Bekaa, dans l'est du pays, une frappe a tué une femme enceinte de jumeaux, et blessé sept autres personnes, selon la même source.

- Situation humanitaire -

Alors qu'Israël manifeste sa détermination à intensifier sa campagne militaire contre le Hezbollah, ses troupes mènent une profonde incursion terrestre dans le sud du Liban en vue d'élargir une "zone tampon" et d'éloigner la menace du mouvement islamiste.

Le Hezbollah a affirmé pour sa part que ses combattants avaient lancé un missile sol-air sur un avion de guerre israélien au-dessus de Beyrouth, et se livraient à des combats "au corps à corps avec des forces de l'armée israélienne ennemie dans les localités de Bayada et Chamaa".

Ces deux localités de la région de Tyr, la principale ville du sud du Liban, se situent à environ 8 km de la frontière.

Le Hezbollah a aussi revendiqué une série d'attaques contre des positions et localités israéliennes frontalières.

Le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l'armée israélienne, a estimé de son côté que les "attaques" du Hezbollah contrastaient avec les affirmations du gouvernement libanais sur un désarmement du mouvement dans le sud du Liban, selon les termes du cessez-le-feu de novembre 2024.

"Si le gouvernement ne désarme pas le Hezbollah, l'armée israélienne le fera", a-t-il prévenu.

"La situation humanitaire s'aggrave, et les civils paient comme d'habitude le prix lourd" au Liban, a de son côté mis en garde le directeur régional du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Nicolas Von Arx.

"Les civils doivent être protégés où qu'ils soient, qu'ils restent chez eux ou qu'ils soient contraints de fuir", a-t-il ajouté, à l'issue d'une rencontre avec le président libanais Joseph Aoun.

Selon le dernier bilan officiel vendredi, la guerre a fait 1.142 morts et plus d'un million de déplacés.


L'Iran appelle les civils à quitter les zones situées à proximité des forces américaines dans la région

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont appelé vendredi les civils à se tenir à l'écart des lieux abritant des forces américaines au Moyen-Orient, près d'un mois après le début de la guerre. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont appelé vendredi les civils à se tenir à l'écart des lieux abritant des forces américaines au Moyen-Orient, près d'un mois après le début de la guerre. (AFP)
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  • Les "lâches" forces américano-israéliennes "tentent d'utiliser des sites civils et des innocents comme boucliers humains", ont affirmé les Gardiens sur leur site Sepah News, après que l'Iran a menacé de cibler les hôtels du Golfe
  • "Nous vous recommandons de quitter de toute urgence les lieux où sont stationnées les troupes américaines afin qu'aucun mal ne vous soit fait", ajoutent-ils

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution iraniens ont appelé vendredi les civils à se tenir à l'écart des lieux abritant des forces américaines au Moyen-Orient, près d'un mois après le début de la guerre.

Les "lâches" forces américano-israéliennes "tentent d'utiliser des sites civils et des innocents comme boucliers humains", ont affirmé les Gardiens sur leur site Sepah News, après que l'Iran a menacé de cibler les hôtels du Golfe.

"Nous vous recommandons de quitter de toute urgence les lieux où sont stationnées les troupes américaines afin qu'aucun mal ne vous soit fait", ajoutent-ils.

 


Attaque de drones sur le principal port de Koweït, des dégâts

Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
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  • L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X
  • Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics

KOWEIT: Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires.

L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X.

Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics.

Selon cette source, le port de Mubarak al-Kabeer a été touché tôt vendredi matin par des drones et des missiles qui ont causé, là aussi, des dégâts matériels mais n'ont pas fait de victimes.

Les pays du Golfe font l'objet d'une campagne de représailles iraniennes depuis le début de l'offensive américano-israélienne sur l'Iran il y a un mois et les tirs - pour la plupart interceptés - sont quasiment quotidiens.