Le magnat franco-israélien Beny Steinmetz de retour face aux juges genevois

Le magnat franco-israélien Beny Steinmetz revient au palais de justice de Genève lors de son procès pour des allégations de corruption liées à des transactions minières en Guinée, le 11 janvier 2021. (Photo, AFP)
Le magnat franco-israélien Beny Steinmetz revient au palais de justice de Genève lors de son procès pour des allégations de corruption liées à des transactions minières en Guinée, le 11 janvier 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 27 août 2022

Le magnat franco-israélien Beny Steinmetz de retour face aux juges genevois

Le magnat franco-israélien Beny Steinmetz revient au palais de justice de Genève lors de son procès pour des allégations de corruption liées à des transactions minières en Guinée, le 11 janvier 2021. (Photo, AFP)
  • En janvier 2021, le tribunal correctionnel de Genève l'avait condamné à cinq ans de prison ferme et à verser 50 millions de francs suisses (52 millions d'euros) pour «corruption d'agents publics» en Guinée
  • Beny Steinmetz, qui résidait à Genève lorsque les faits qui lui sont reprochés se sont déroulés, a assuré n'avoir «jamais» demandé à quiconque de verser des fonds à Mamadie Touré, et l'a accusée de raconter des «mensonges»

GENÈVE: Le magnat franco-israélien Beny Steinmetz, condamné en 2021 par la justice suisse pour corruption dans un dossier de droits miniers en Guinée, fait son retour lundi devant un tribunal genevois pour son procès en appel. 

L'audience doit durer jusqu'au 7 septembre et le verdict sera connu ultérieurement. 

A 66 ans, l'homme d'affaires, qui a fait fortune dans l'industrie du diamant et vit désormais en Israël, a obtenu un « sauf-conduit » pour se rendre à son nouveau procès, un document l'assurant de pouvoir quitter librement la Suisse à l'issue des deux semaines et demie d'audience. 

En janvier 2021, le tribunal correctionnel de Genève l'avait condamné à cinq ans de prison ferme et à verser 50 millions de francs suisses (52 millions d'euros) pour « corruption d'agents publics » en Guinée. 

Le procès en première instance était l'aboutissement d'une longue enquête internationale ouverte en 2013 portant sur des permis miniers octroyés en Guinée au Beny Steinmetz Group Resources (BSGR), dans lequel M. Steinmetz avait le titre de conseiller. 

Le parquet genevois l'accuse d'avoir mis en place un montage financier via des sociétés-écran afin de verser environ 10 millions de dollars de pots-de-vin à la quatrième épouse de l'ancien président guinéen Lansana Conté (décédé en 2008), Mamadie Touré, afin que BSGR obtienne des droits miniers dans ce pays pauvre d'Afrique. 

Personnage clef de cette affaire, Mme Touré a affirmé avoir reçu des versements et est depuis protégée par la justice américaine. Elle ne s'est pas présentée au procès en 2021, auquel elle avait été convoquée comme témoin par la défense. 

Beny Steinmetz, qui résidait à Genève lorsque les faits qui lui sont reprochés se sont déroulés, a assuré n'avoir « jamais » demandé à quiconque de verser des fonds à Mme Touré, et l'a accusée de raconter des « mensonges ». 

Deux de ses partenaires d'affaires, un Français et une Belge qui ont été condamnés dans ce même dossier à des peines de prison plus courtes, ont également fait appel. 

« Totalement faux »  

En vue de ce nouveau procès, M. Steinmetz a fait appel à un nouvelle équipe de communicants et remanié son équipe juridique, qui entend montrer que le tribunal de première instance n'a pas pleinement entendu les arguments de la défense et a mal compris les faits. 

Le premier procès a dépeint Steinmetz d'une manière qui « ne correspond en rien à la réalité », affirme son porte-parole Marc Comina dans un document relatif à l'affaire. 

Ce document affirme qu'il est « totalement faux » de parler de corruption. Il assure que BSGR a obtenu les droits miniers en Guinée en toute légalité et que le groupe Rio Tinto a perdu ses droits miniers à Simandou car il n'exploitait pas le site. 

Lors du procès en janvier 2021, le parquet genevois a dressé un tableau bien différent, évoquant l'existence d'un véritable « pacte de corruption » entre M. Steinmetz, ses représentants en Guinée, l'ancien président Conté et Mamadie Touré. 

BSGR a obtenu en 2008, peu avant la mort de l'ancien président guinéen Lansana Conté, le droit d'exploiter les blocs 1 et 2 de l'un des plus importants gisements de fer au monde à Simandou, où il a investi 170 millions de dollars. La société a revendu 51% de ses parts au groupe brésilien Vale, pour 2,5 milliards de dollars, en 2010. 

Selon le parquet genevois, Beny Steinmetz aurait promis dès 2005, puis versé ou fait verser, de 2006 à 2012, des pots-de-vin, dont certains auraient transité par des comptes suisses, à Mamadie Touré, afin que BSGR supplante le groupe anglo-australien Rio Tinto dans les blocs 1 et 2 de la mine. 

A la suite de son élection en 2010, le nouveau président Alpha Condé a lancé une remise à plat de tous les permis d'exploitation minière accordés par son prédécesseur, annulant notamment en 2014 les droits de BSGR. 

Après des années de bataille, Beny Steinmetz et la nouvelle présidence guinéenne sont parvenus début 2019 à un accord convenant que BSGR renonce aux droits sur Simandou en échange d'un abandon des poursuites pour corruption. Mais cet arrangement n'a pas mis fin aux poursuites du parquet genevois. 


Le Liban oeuvre à «un retrait israélien global», dit son Premier ministre depuis le sud du pays

Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
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  • "Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya
  • L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités

ZAWTAR AL-GHARBIYAH: Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël.

Cette déclaration intervient au lendemain de la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche, où il a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de cet accord.

"Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités.

Israël a indiqué de son côté avoir tiré "des coups de semonce en l'air" après l'entrée de soldats libanais dans une zone qui "ne faisait pas partie de la zone pilote".

Malgré l'accalmie dans les combats entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud, comme mercredi à Nabatiyé al-Fawqa, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.

"En sécurité et dignité" 

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël -qui occupe toujours une partie du sud du pays- sous réserve d'un désarmement du Hezbollah.

La formation chiite, qui est opposée à l'accord et refuse d'être désarmée, a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud et des responsables israéliens ont déclaré à plusieurs reprises leur intention de s'y maintenir, pour assurer la sécurité du nord d'Israël.

"En parallèle du déploiement en cours de l'armée, nous continuerons d'ouvrir les routes, retirer les décombres, assurer les services essentiels, pour permettre à notre peuple de retourner en toute sécurité et dignité" chez lui, a affirmé Nawaf Salam.

Plus de 700.000 déplacés sont rentrés chez eux depuis la dernière trêve en juin, selon l'ONU.

"La tête haute" 

Des dizaines d'habitants déplacés de Zawtar al-Gharbiya ont attendu en vain mercredi matin aux abords de la localité qu'on les laisse y entrer, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée libanaise les avait appelés mardi à ne pas s'y rendre "en attendant que la situation se stabilise".

"Nous y entrerons la tête haute, grâce à la présence de l'armée libanaise dont nous sommes fiers", a déclaré Abbas Yaghi, 73 ans, à l'AFP.

Les troupes libanaises continuent de ratisser la localité, imbriquée géographiquement avec une autre du nom de Zawtar al-Charqiya, où des forces israéliennes sont toujours présentes, comme elles le sont aussi dans des localités environnantes.

Déplacé de Zawtar al-Charqiya, Moustafa Ammar dit espérer qu'Israël se retire d'autres localités comme la sienne.

"Nous marcherons derrière l'armée si elle nous donne l'autorisation d'entrer", lance le sexagénaire.

Pour Wafaa Ismaïl, 64 ans, déplacée de Zawtar al-Gharbiya, le Premier ministre "aurait dû faire entrer les gens derrière lui pour signaler une victoire".


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
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  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.