Mélenchon demande «émulation plutôt que compétition» à la Nupes

Le leader du parti français La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, prononce un discours lors de la manifestation "NUPES universités d'été", à Châteauneuf-sur-Isère, dans le sud-est de la France, le 28 août 2022. (AFP).
Le leader du parti français La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, prononce un discours lors de la manifestation "NUPES universités d'été", à Châteauneuf-sur-Isère, dans le sud-est de la France, le 28 août 2022. (AFP).
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Publié le Dimanche 28 août 2022

Mélenchon demande «émulation plutôt que compétition» à la Nupes

  • M. Mélenchon a expliqué avoir approuvé «la proposition du PS, parce que le PS, qui est en train de se reconfigurer nous intéresse comme partenaire»
  • Il a précisé que les Insoumis «se mobiliseront pour rassembler les 4,5 millions et demi de voix» nécessaires si le processus recueille d'abord, comme il est nécessaire, le soutien de 20% des membres du parlement

CHATEAUNEUF-SUR-ISERE : Jean-Luc Mélenchon a demandé "émulation plutôt que compétition" à ses partenaires socialistes, écologistes et communistes de la Nupes, dimanche en clôture des "Amphis" de LFI dans la Drôme, estimant que les abstentionnistes ne seraient pas convaincus par des "querelles".

Pour preuve, a-t-il souligné devant les 5 000 personnes de l'assistance annoncées par LFI, au Palais des congrès de Châteauneuf-sur-Isère, il a dit oui à Olivier Faure sur sa proposition de référendum d'initiative partagée (RIP) concernant les super-profits.

Le leader insoumis a en effet estimé qu'il fallait davantage "taxer les profiteurs de crise" dans une période de "tiers-mondisation" de la France, et désigné un responsable, Emmanuel Macron, "extra-planétaire". "Comment ose-t-il parler d'abondance, ça fait cinq ans que cet homme a vidé les poches de tout le monde... C'est une sorte de fantôme du XIXe et du XXe siècle qui est apparu là sur son jet-ski?", a-t-il lancé.

M. Mélenchon a expliqué avoir approuvé "la proposition du PS, parce que le PS, qui est en train de se reconfigurer nous intéresse comme partenaire".

Il a précisé que les Insoumis "se mobiliseront pour rassembler les 4,5 millions et demi de voix" nécessaires si le processus recueille d'abord, comme il est nécessaire, le soutien de 20% des membres du parlement.

Par ailleurs, le président LFI de la commission des Finances Eric Coquerel va lancer une "mission flash" sur la taxation des superprofits, et les Insoumis une pétition.

"Merci à Olivier Faure d'avoir fait cette proposition parce qu'elle garantit que la Nupes vivra", a insisté M. Mélenchon.

Car le troisième de la présidentielle (22%), qui a uni la gauche derrière lui aux législatives, a battu le rappel des partenaires tentant de se prémunir de l'hégémonie insoumise. "Il ne s'agit pas d'être en compétition, de se différencier par quelque méchanceté: plutôt que la compétition, l'émulation, être les meilleurs pour défendre le peuple", a-t-il plaidé.

Il s'est projeté sur la marche d'octobre, en cours de négociation entre partis de la Nupes, syndicats et associations: "Tous ensemble nous allons préfigurer ce nouveau front populaire dont nous avons besoin pour renverser la table".

Et Jean-Luc Mélenchon a demandé aux militants de la Nupes d'organiser tous azimuts des "assemblées de circonscription".

«Objet vivant»

Avant lui, plusieurs responsables des autres organisations de la Nupes ont pris la parole. Le porte-parole du PS Pierre Jouvet, très volontariste sur l'alliance dont il a été négociateur, a reçu des applaudissements nourris quand il a remarqué avec malice que "le PS pendant des années était plutôt habitué à clôturer les universités d'été du Medef".

En revanche les écologistes, par la voix de Léa Balage El-Mariky, ont tenu à rappeler leur identité historique - "nous avons parfois défendu l'écologie sans vous" - et mis un bémol, comme le communiste Léon Deffontaines: "Ne nous voilons pas la face, cet accord n'aura pas réussi à inverser la tendance" pour gagner les législatives.

Le député LFI Matthias Tavel, qui contribue aux discours de M. Mélenchon, a en retour prévenu sans ménagement, auprès de l'AFP: "la Nupes, ce n'est pas qu'une machine à cash électorale, les électeurs n'ont pas voté pour payer 23 députés écolos mais une autre politique dans le pays".

Selon lui, "les déséquilibres des forces ce n'est pas nous qui les avons créés ce sont les électeurs". Même si, a-t-il rassuré, "la Nupes est un objet vivant" et c'est à chaque parti d'être créatif.

Impensable il y a plusieurs mois, le PS semble le plus proche de LFI. "Faure est content d'avoir pu solder aussi vite la présidentielle", où sa candidate Anne Hidalgo a réalisé un abyssal 1,7%, a jugé Matthias Tavel.

Le PS va en revanche devoir s'habituer à la conflictualité insoumise, a confié à l'AFP le député de la génération montante Louis Boyard: "Le bloc absentionniste n'attend pas qu'on prenne des gants. C'est à eux qu'on veut parler. On est persuadés que c'est la bonne stratégie".

Déplaire aux modérés ne l'inquiète pas: "Les sociaux-démocrates, ils sont venus à la présidentielle" en vertu du vote utile.


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.