Tunisie: enquête après la mort d'un jeune par des tirs d'un agent douanier

Agent de la douane tunisienne. (Photo d'illustration/AFP).
Agent de la douane tunisienne. (Photo d'illustration/AFP).
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Publié le Jeudi 08 septembre 2022

Tunisie: enquête après la mort d'un jeune par des tirs d'un agent douanier

  • Mohsen Zeyani, 23 ans, est décédé mercredi soir dans un hôpital de Tunis après avoir été touché par des tirs de l'agent douanier dans le centre de la capitale lors d'une opération visant une voiture transportant des cigarettes de contrebande
  • Les membres de la patrouille ont été placés en garde à vue pour la durée de l'enquête ouverte par le parquet

TUNIS : Le Parquet de Tunis a ouvert jeudi une enquête après la mort la veille d'un jeune soupçonné de contrebande de cigarettes par les tirs d'un agent douanier, ont rapporté les médias.

Mohsen Zeyani, 23 ans, est décédé mercredi soir dans un hôpital de Tunis après avoir été touché par des tirs de l'agent douanier dans le secteur dit du Passage, dans le centre de la capitale, lors d'une opération visant une voiture transportant des cigarettes de contrebande, selon ces sources.

La direction générale de la douane a affirmé de son côté dans un communiqué que l'une de ses patrouilles avait effectué des "tirs de sommation en l'air et en direction des pneus du véhicule de contrebande" après avoir été la cible de "projectiles" lancés par une "foule de contrebandiers".

L'un des membres de cette patrouille a été "grièvement blessé" à la tête, selon la même source.

Les membres de la patrouille ont été placés en garde à vue pour la durée de l'enquête ouverte par le parquet, ajoute le communiqué.

Des vidéos montrant un agent douanier tirant en direction du véhicule ont été diffusées mercredi soir sur les réseaux sociaux.

Des membres de la famille et des amis du jeune homme se sont rassemblés dans la nuit devant l'hôpital où son décès a été constaté et des protestations contre sa mort ont eu lieu dans plusieurs quartiers de la capitale, ont ajouté les médias.

Cet incident est survenu alors qu'une grogne sociale couve en Tunisie, confrontée à une grave crise économique qui s'est traduite ces derniers mois par des pénuries récurrentes de plusieurs produits de base.

En outre, des ONG de la société civile et l'opposition accusent les services de sécurité tunisiens de recourir à des méthodes rappelant celles de l'Etat policer sous l’ancienne dictature de Zine el Abidine ben Ali, depuis que le président Kais Saied s'est arrogé les pleins pouvoirs en juillet 2021.

Le coup de force du président Saied a fait vaciller la jeune démocratie dans le pays d'où les révoltes du Printemps arabe étaient parties en 2011.

La révolte en Tunisie avait commencé après l'immolation par le feu du vendeur ambulant Mohamed Bouazizi après la confiscation de sa marchandise par des policiers.

L'ONG anti-corruption I Watch a dénoncé jeudi les agissements des services de sécurité tunisiens, qualifiant la mort du jeune tunisien mercredi de "scène de barbarie et une infamie qui hantera cet Etat policier".


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.