Le Comité pour la protection des journalistes condamne l'emprisonnement d'un journaliste iranien

Pour avoir dénoncé la corruption financière présumée de fonctionnaires locaux, le journaliste iranien Mansour Iranpour a été condamné à un an de prison. (Photo d'illustration Shutterstock)
Pour avoir dénoncé la corruption financière présumée de fonctionnaires locaux, le journaliste iranien Mansour Iranpour a été condamné à un an de prison. (Photo d'illustration Shutterstock)
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Publié le Jeudi 15 septembre 2022

Le Comité pour la protection des journalistes condamne l'emprisonnement d'un journaliste iranien

  • Mansour Iranpour est incarcéré à la prison centrale de Kerman pour avoir diffusé de fausses informations sur les réseaux sociaux
  • «La condamnation d'un journaliste à un an de prison est un nouvel exemple du mépris flagrant du pays pour la liberté de la presse»

LONDRES: Une organisation internationale de défense de la liberté de la presse a condamné mercredi les autorités iraniennes pour la détention du journaliste iranien Mansour Iranpour, condamné à un an d'emprisonnement en janvier.

Le Comité pour la protection des journalistes a appelé Téhéran à libérer le journaliste dans les plus brefs délais.

Sherif Mansour, coordinateur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord du comité, déclare: «Les autorités iraniennes doivent libérer immédiatement le journaliste Mansour Iranpour et veiller à ce qu'il ne subisse pas d'autres représailles en raison de son travail.»

«La condamnation d'un journaliste à un an de prison est un nouvel exemple du mépris flagrant du pays pour la liberté de la presse.»

Selon certaines sources, M. Iranpour, reporter et chroniqueur à Ashkan News et collaborateur de Tabnak, a été battu en détention et privé de soins médicaux.

En janvier, un tribunal iranien l'a accusé de diffuser de fausses informations sur ses comptes de réseaux sociaux et par le biais d'articles qu'il a écrits pour divers médias financés par l'État, dont le site d'information Tabnak.

Mansour Iranpour a commencé à purger sa peine d'un an d'emprisonnement en mai, après avoir été convoqué par le principal bureau judiciaire de la province de Kerman, arrêté et transféré à la prison centrale de Kerman.

Dans ses derniers reportages, il a critiqué les responsables du gouvernement local et les supposées corruptions financières ainsi que les détournements de fonds des différents services gouvernementaux de la ville.

Selon le groupe de défense des droits des médias Reporters sans frontières, l'Iran est considéré comme l'un des dix pires pays au monde en termes de liberté de la presse et il se classe 178e sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse 2022.

Depuis la révolution de 1979, au moins 1 000 journalistes et citoyens-journalistes ont été poursuivis, arrêtés, emprisonnés et, dans certains cas, exécutés par le régime iranien.

Au cours des deux dernières semaines, plusieurs journalistes iraniens ont été arrêtés arbitrairement, certains sans inculpation.

Dimanche, Hossein Razzagh, un journaliste iranien emprisonné dans la tristement célèbre prison d'Evin à Téhéran, a été inculpé pour ses activités sur les réseaux sociaux. Il était notamment accusé de «sédition contre le régime» pour avoir géré un forum populaire sur le réseau social Clubhouse, et de «propagande contre le système et publication de mensonges dans l'intention de troubler l'esprit public».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com