Liban: le Hezbollah condamne l'amendement au mandat des casques bleus de l'ONU

Hassan Nasrallah a fustigé le gouvernement libanais pour avoir permis l'adoption de la résolution et a averti qu'elle pourrait provoquer «de grands dangers dans la zone au sud du fleuve Litani». (Fichier, AFP)
Hassan Nasrallah a fustigé le gouvernement libanais pour avoir permis l'adoption de la résolution et a averti qu'elle pourrait provoquer «de grands dangers dans la zone au sud du fleuve Litani». (Fichier, AFP)
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Publié le Samedi 17 septembre 2022

Liban: le Hezbollah condamne l'amendement au mandat des casques bleus de l'ONU

Hassan Nasrallah a fustigé le gouvernement libanais pour avoir permis l'adoption de la résolution et a averti qu'elle pourrait provoquer «de grands dangers dans la zone au sud du fleuve Litani». (Fichier, AFP)
  • Présente au Liban depuis 1978, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul), composée de près de 10 000 soldats, est déployée dans le sud du pays pour faire tampon entre Israël et le Liban
  • «C'est un piège que les Israéliens tendent au Liban depuis de nombreuses années», a déclaré samedi le chef du mouvement et parti politique, Hassan Nasrallah

BEYROUTH: Le chef du mouvement armé chiite libanais Hezbollah a condamné samedi une récente modification du mandat de la force de maintien de la paix de l'ONU déployée le long de la frontière avec Israël. 

Présente au Liban depuis 1978, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul), composée de près de 10 000 soldats, est déployée dans le sud du pays pour faire tampon entre Israël et le Liban, deux pays qui restent techniquement en état de guerre après différents conflits. 

Le 31 août, le Conseil de sécurité de l'ONU a renouvelé pour un an le mandat de la Finul, mais en modifiant légèrement la formulation. La Finul, qui coordonne régulièrement ses patrouilles et ses mouvements dans sa zone d'opérations avec l'armée libanaise, est désormais "autorisée à mener ses opérations de manière indépendante". 

Cet amendement a été vivement critiqué par le Hezbollah: "C'est un piège que les Israéliens tendent au Liban depuis de nombreuses années", a déclaré samedi le chef du mouvement et parti politique, Hassan Nasrallah, dans un discours diffusé lors d'un rassemblement à Baalbeck (est). 

A ses yeux, il s'agit d'une "violation de la souveraineté libanaise". 

Nasrallah a fustigé le gouvernement libanais pour avoir permis l'adoption de la résolution et a averti qu'elle pourrait provoquer "de grands dangers dans la zone au sud du fleuve Litani". 

Après la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah, l'armée libanaise s'est déployée au sud du fleuve Litani en application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui y interdit théoriquement le déploiement de toute autre force militaire. 

Le 13 septembre, la Finul a réagi aux inquiétudes du Hezbollah en assurant qu'elle opérait toujours en étroite collaboration avec l'armée libanaise, une déclaration saluée par M. Nasrallah dans son discours télévisé samedi. 


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.