«La sécurité alimentaire est la priorité mondiale», déclare le roi de Jordanie à l’ONU

Le roi Abdallah II de Jordanie a participé mardi au débat de la 77e session de l’Assemblée générale de l’ONU. (Capture d’écran/UNTV)
Le roi Abdallah II de Jordanie a participé mardi au débat de la 77e session de l’Assemblée générale de l’ONU. (Capture d’écran/UNTV)
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Publié le Mercredi 21 septembre 2022

«La sécurité alimentaire est la priorité mondiale», déclare le roi de Jordanie à l’ONU

  • «Pour que les pays réussissent, ils doivent se nourrir. Nous avons besoin de partenariats mondiaux pour apporter les changements nécessaires à cet effet»
  • «Nous ne devons pas ignorer les sonnettes d’alarme qui retentissent tout autour de nous»

LONDRES: Mardi, le roi Abdallah de Jordanie a appelé à la mise en place de partenariats mondiaux pour faire face au nombre croissant de crises étroitement liées qui secouent le monde, en désignant la faim dans le monde comme la priorité absolue.

S’adressant à l’Assemblée générale de l’ONU, il déclare que les conflits, les catastrophes climatiques, la faim et l’inflation galopante s’entremêlent et tirent «la sonnette d’alarme» pour les gouvernements des pays en développement comme pour les nations plus riches.

«La sonnette d’alarme retentit tout autour de nous. Les pays en développement sont les plus durement touchés, mais de nombreuses nations riches voient leurs rayons se vider», ajoute-t-il.

«La sécurité alimentaire est la priorité mondiale. Les gens se couchent le ventre vide et ce chiffre ne cesse d’augmenter. Comment les enfants peuvent-ils dormir s’ils ont faim? Comment les étudiants peuvent-ils apprendre ou les travailleurs donner le meilleur d’eux-mêmes?»

«Les pays riches vivent une réalité que les pays en développement connaissent depuis longtemps. Pour que les pays réussissent, ils doivent se nourrir. Nous avons besoin de partenariats mondiaux pour apporter les changements nécessaires à cet effet.»

Selon le roi, la Jordanie cherche à agir comme une tête de pont unissant les alliés régionaux dans une série de partenariats efficaces susceptibles de relever de manière durable les défis auxquels le monde est confronté.

Il a exhorté les dirigeants à ne pas laisser les crises immédiates à court terme faire dérailler les efforts, ajoutant: «Trop souvent, la croissance et le développement durables sont la première victime d’une crise mondiale.»

Ayant établi des partenariats avec les pays du Moyen-Orient sur diverses questions, il a expliqué que le but était de changer la perception de la région, qui n’est plus «synonyme de conflit et de crise», mais de stabilité et d’espoir.

Optimiste quant à la possibilité d’un tel changement de perception, il a néanmoins averti que la communauté internationale devait apporter un soutien plus important pour relever les défis régionaux.

«En 2012, je me suis adressé à cette assemblée et j’ai discuté pour la première fois de la pression exercée par le flux de réfugiés syriens en Jordanie – longtemps source de stabilité régionale et de refuge pour ceux qui en ont besoin –, les entrées dans le pays se comptant par milliers», rappelle le roi. 

«Nous accueillons aujourd’hui plus de 1,3 million de réfugiés syriens. Il est de notre devoir, au niveau international, de répondre aux besoins de ces personnes, sans parler des autres qui sont venues en Jordanie», poursuit-il.

«Nous pouvons surmonter la crise la plus grave si nous travaillons ensemble. Nous devons maintenant œuvrer à un avenir de dignité et d’espoir pour tous les peuples. Nous ne devons pas ignorer les sonnettes d’alarme qui retentissent tout autour de nous.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.

 

 


Sous des chaleurs extrêmes, le hajj met les pélerins à rude épreuve

La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures. (AFP)
La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures. (AFP)
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  • Pour protéger les fidèles, les autorités ont déployé sur les esplanades de la Grande Mosquée  - dont le marbre blanc brûle sous le soleil de plomb - un puissant circuit de climatisation
  • Immenses ventilateurs, brumisateurs et systèmes de refroidissement des sols complètent le dispositif, tandis que des bouteilles d'eau glacée sont distribuées gratuitement aux pèlerins

LA MECQUE: Sous des températures dépassant les 40°C, Inas Gamal s'est résolue à rester dans la chambre, climatisée, de son hôtel, pour faire, entre le lever et le coucher du soleil les prières du hajj, qui débute lundi en Arabie saoudite.

"Il fait très chaud, beaucoup plus que je ne l'imaginais", dit à l'AFP cette Egyptienne mère de quatre enfants, qui effectue pour la première fois le grand pèlerinage annuel musulman.

"Je n'arrive pas à m'adapter" à la chaleur extrême de la péninsule arabique, admet avec gêne cette quadragénaire, en ajustant ses lunettes de soleil.

"J'avais prévu de faire toutes mes prières à la Grande Mosquée", au coeur de laquelle trône la Kaaba, ce cube noir géant vers lequel les musulmans du monde entier se tournent pour prier, "mais je n'ai pas pu y aller pour les prières qui se tiennent en journée", explique-t-elle.

Le Centre national de météorologie prévoit des températures diurnes comprises entre 42 et 47 degrés pendant le hajj et sa série de rites codifiés se déroulant, souvent en plein air, sur plusieurs jours à la Mecque et dans ses environs.

Sous un soleil brûlant et dans une atmosphère étouffante, les pèlerins s'exposent aux coups de chaleur, malaises et même arrêts cardiaques.

Comme Mme Gamal, 1,5 million de fidèles sont déjà arrivés en Arabie saoudite pour effectuer ce pèlerinage, un des cinq piliers de l'islam, qui doit être entrepris par tout musulman au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens.

"Le seul obstacle" 

Pour beaucoup, la chaleur et l'aridité du climat sont un choc.

"Je veille à boire de grandes quantités d'eau et des boissons riches en sels et en minéraux, parce que nous transpirons en permanence et que nous sommes constamment en mouvement", assure à l'AFP Imad Ahmed, venu du Royaume-Uni.

Pour protéger les fidèles, les autorités ont déployé sur les esplanades de la Grande Mosquée  - dont le marbre blanc brûle sous le soleil de plomb - un puissant circuit de climatisation, que la télévision d'Etat saoudienne vante comme sans équivalent au monde.

Immenses ventilateurs, brumisateurs et systèmes de refroidissement des sols complètent le dispositif, tandis que des bouteilles d'eau glacée sont distribuées gratuitement aux pèlerins.

Mais quand même "il fait vraiment très chaud", souffle sous son chapeau Mohamed Nabil, Algérien venu d'Oran, où les températures ne dépassent actuellement pas les 25°C.

Pour ce professeur de 43 ans, qui explique parcourir plus de 30.000 pas par jour, la chaleur constitue "le seul obstacle" au plaisir d'accomplir les rites à La Mecque, berceau de l'islam.

Coups de chaleur 

Les stands de glaces sont pris d'assaut, les pèlerins faisant la queue pour obtenir un pot vendu environ deux euros.

La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures.

Certains rites du hajj restent particulièrement éprouvants, comme l'étape phare du Mont Arafat, mardi, où les pèlerins seront exposés au soleil brûlant sur un promontoire rocheux.

Le ministère saoudien de la Santé a annoncé samedi que ses équipes médicales avaient déjà pris en charge 144 personnes souffrant de coups de chaleur.

En 2024, plus de 1.300 pèlerins avaient péri sous des températures dépassant les 50°C, d'après les autorités.

Dans la vallée de Mina, près de La Mecque, où le pèlerinage doit se conclure avec le rituel de la lapidation de Satan, un hôpital se tient prêt à accueillir les personnes souffrant de coups de chaleur.

Sans cacher sa préoccupation, Jamil Abualenain, directeur général exécutif du Centre national de gestion des crises et des catastrophes sanitaires, y répète pour l'AFP les consignes de base: "consommer suffisamment d'eau, utiliser des parapluies et éviter toute exposition prolongée aux rayons du soleil".


L'Iran "n'abandonnera pas le Hezbollah", assure le groupe libanais

Le Hezbollah a déclaré samedi qu’un message en provenance de Téhéran indiquait que l’Iran n’abandonnerait pas le groupe militant libanais, et que la dernière proposition de la République islamique visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran incluait un cessez-le-feu au Liban. (Reuters/File)
Le Hezbollah a déclaré samedi qu’un message en provenance de Téhéran indiquait que l’Iran n’abandonnerait pas le groupe militant libanais, et que la dernière proposition de la République islamique visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran incluait un cessez-le-feu au Liban. (Reuters/File)
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  • Le Hezbollah affirme avoir reçu un message iranien confirmant que Téhéran continuera de soutenir le mouvement libanais malgré les tensions régionales et la guerre avec les États-Unis
  • Selon le Hezbollah, la dernière proposition iranienne transmise à Washington via des médiateurs pakistanais inclut un cessez-le-feu au Liban dans le cadre d’un accord visant une “fin permanente” du conflit

BEYROUTH: Le Hezbollah a affirmé samedi qu'un message en provenance de l'Iran montrait qu'il n'abandonnerait pas le groupe libanais pro-iranien, et que la dernière proposition de Téhéran visant à mettre fin à la guerre avec les Etats-Unis incluait un cessez-le-feu au Liban.

Le Hezbollah a indiqué dans un communiqué que son chef Naïm Qassem avait reçu un message du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, assurant que l'Iran "ne renoncera pas à son soutien aux mouvements qui réclament la justice et la liberté, au premier rang desquels le Hezbollah".

Dans la dernière proposition iranienne transmise à Washington par des médiateurs pakistanais visant à obtenir "une fin permanente" de la guerre, la demande d'inclure le Liban dans le cessez-le-feu a été mise en avant, ajoute le communiqué.