Les dirigeants de l’ONU et de la Ligue arabe discutent de la cause palestinienne à New York

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à gauche, et le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit. (Twitter: @arableague_gs)
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à gauche, et le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit. (Twitter: @arableague_gs)
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Publié le Jeudi 22 septembre 2022

Les dirigeants de l’ONU et de la Ligue arabe discutent de la cause palestinienne à New York

  • Un porte-parole de M. Aboul Gheit déclare que le chef de la Ligue arabe avait fait part de son appréciation au chef de l’ONU, le remerciant pour le rôle qu’il avait joué dans le conflit entre la Russie et l’Ukraine
  • Les deux dirigeants ont exprimé leur engagement à travailler ensemble dans le cadre d’une approche coordonnée pour rechercher des solutions politiques aux crises auxquelles sont confrontés certains pays de la région

LE CAIRE: La cause palestinienne faisait partie des sujets abordés lors de la rencontre qui s’est tenue mercredi entre Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue des États arabes, et Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, en marge de la 77e session de l’Assemblée générale de l’ONU.

Leurs représentants affirment que les deux responsables ont évoqué un certain nombre de questions liées aux crises internationales, ainsi que les derniers événements au Moyen-Orient.

Un porte-parole de M. Aboul Gheit déclare que le chef de la Ligue arabe avait fait part de son appréciation au chef de l’ONU, le remerciant pour le rôle qu’il avait joué dans le conflit entre la Russie et l’Ukraine. M. Guterres aurait parlé de la situation actuelle au Moyen-Orient et du rôle de l’ONU en Somalie, au Yémen et en Syrie.

M. Aboul Gheit a également souligné la grande frustration ressentie par les Palestiniens face au nombre d’obstacles politiques entravant leur cause. Les deux hommes s’accordent pour dire que la question palestinienne reste une priorité dans le cadre des efforts visant à assurer la stabilité et la prospérité dans la région.

Ils ont exprimé leur engagement à travailler ensemble dans le cadre d’une approche coordonnée pour rechercher des solutions politiques aux crises auxquelles sont confrontés certains pays de la région.

Dans un message publié sur Twitter, M. Aboul Gheit écrit: «Nous nous sommes mis d’accord sur le danger de faire fi des efforts sérieux pour régler la question palestinienne et l’importance de poursuivre notre travail commun à cette fin.»

«La situation internationale est très difficile et épineuse, pourtant M. Guterres travaille sans relâche sur plusieurs fronts politiques, environnementaux et de développement, entre autres.»

M. Aboul Gheit a également rencontré mercredi Ian Borg, ministre maltais des Affaires étrangères et européennes et du Commerce, le félicitant pour le siège non permanent décroché par son pays au Conseil de sécurité de l’ONU pour 2023-2024. Il précise que la Ligue arabe compte sur le soutien de Malte pour les enjeux arabes à l’ordre du jour du conseil pendant cette période, en particulier celles liées à la cause palestinienne.

La semaine dernière, M. Aboul Gheit a appelé l’Espagne à soutenir la candidature de la Palestine à l’adhésion à part entière à l’ONU, dans le cadre des préparatifs d’une nouvelle campagne diplomatique de reconnaissance de l’État. La Palestine bénéficie actuellement du statut d’observateur auprès de l’ONU. Mahmoud Abbas, le président palestinien, devrait prendre la parole à l’Assemblée générale le 23 septembre et promouvoir la campagne pour l’adhésion à part entière.

Un porte-parole déclare que M. Abou Gheit avait rencontré le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, à Madrid, pour discuter de questions d’intérêt commun et des moyens de renforcer les relations bilatérales.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.

 

 


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.