La ligue de football féminin renforcera l’écosystème sportif saoudien, selon le président de la SFA

Le prince Khaled déclare que la SFA véhicule les aspirations de la Ligue de football féminin qui sont celles d'une société saine et active. (Photo fournie)
Le prince Khaled déclare que la SFA véhicule les aspirations de la Ligue de football féminin qui sont celles d'une société saine et active. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 06 novembre 2020

La ligue de football féminin renforcera l’écosystème sportif saoudien, selon le président de la SFA

  • • La première Ligue de football féminin d’Arabie saoudite jouera un rôle important dans l’objectif de la Fédération du sport pour tous d’intégrer les femmes dans la scène sportive du Royaume
  • • Les Saoudiens veulent voir chacun inclus dans le sport, quel que soit son âge ou ses capacités, qu'il soit une femme ou un homme

DJEDDAH : La première ligue de football féminin (WFL) d’Arabie saoudite jouera un rôle important dans l’objectif de la Fédération du sport pour tous (SFA) d’intégrer les femmes sur la scène sportive du Royaume, a déclaré le président de la SFA, le prince Khaled ben Walid ben Talal al Saoud.

Alors que les préparatifs étaient en cours après la conclusion des inscriptions le 30 septembre, le prince Khaled a fait part à Arab News des attentes et des espoirs de la SFA pour le tournoi.

«La WFL donne aux femmes la possibilité de se perfectionner dans le sport, que nous considérons comme un élément très important pour renforcer notre communauté saine et active et l’écosystème sportif du pays dans son ensemble», explique-t-il.

Le président de la SFA considère la WFL comme un pas en avant vers la réalisation de l’objectif de la SFA de faire en sorte que 40 % de la société devienne active d’ici à 2030. «À quoi le public peut-il s’attendre? À de bons matchs, forts et équitables, joués par nos athlètes de tout le Royaume», ajoute-t-il.

Le prince Khaled déclare que la FSA véhicule les aspirations de la Ligue de football féminin qui sont celles d'une société saine et active.

«Enthousiasme, fierté et sentiment d'accomplissement – le public est déjà investi pour voir les femmes et les filles mener une vie saine et active en participant à tous les types de sports», poursuit-il. «Les Saoudiens veulent que tout le monde puisse faire du sport, quel que soit l’âge ou les capacités, que l’on soit une femme ou un homme. Les championnats dans tous les sports et activités sportives sont une excellent chose pour le moral de tous, et c'est inspirante!»

 

Prince Khaled ben Alwaleed ben Talal al Saoud

Prince Khaled ben Alwaleed ben Talal al Saoud (photo fournie)

En ce qui concerne les attentes de la SFA à l’égard de la première ligue de football féminin, le prince Khaled explique que, lorsque les femmes rejoignent la ligue, elles «militent pour que d’autres y adhèrent», et encouragent le bien-être, la santé, la remise en forme, l’inclusion et l’accomplissement.

La WFL a été étroitement soutenue par le ministère des Sports, ajoute le président de la SFA. Il remercie également les personnes qui travaillent dans le cadre du programme Quality of Life pour leur soutien. «L'équipe de Quality of Life veut vraiment que chaque femme saoudienne ait la possibilité de poursuivre sa passion pour le sport et le bien-être dans le cadre de notre travail collectif dont l’objectif est de faire du plan de Vision 2030 une réalité», explique-t-il.

Le programme Quality of Life vise à accroître la participation du public aux sports, à des événements professionnels aux niveaux régional et mondial et à créer des possibilités de divertissement qui répondent à ses besoins d'ici à 2030.

En attendant, de nombreuses équipes de football féminines populaires devraient participer à la ligue, notamment les Jeddah Eagles, les Miraas et les Kings United.

Avec l’apparition de la pandémie de coronavirus, la date de la WFL, initialement annoncée pour février, n’a pas encore été fixée.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 

 


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.


Guerre Israël-Hezbollah: JD Vance discute avec le président libanais d'une cellule de prévention

Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
  • L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin"
  • De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a reçu un appel du vice-président américain JD Vance portant notamment sur la création d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué son bureau lundi.

Au terme d'une première séance de négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une "cellule de gestion des conflits", selon les médiateurs pakistanais et qatari.

M. Aoun a reçu à ce sujet "un appel téléphonique du vice‑président américain JD Vance, du principal conseiller du président américain Jared Kushner et du Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani", a précisé la présidence libanaise.

L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin", selon la même source.

Cette cellule constituera "le premier test réel", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur".

"Nous pensons (...) que nous pouvons parvenir à une situation dans laquelle la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban est protégée, comme la sécurité d'Israël", a ajouté le vice-président américain à l'issue des pourparlers en Suisse.

"Cela va nécessiter une certaine coordination avec les forces armées libanaises, et aussi que les Iraniens maîtrisent le Hezbollah", a-t-il avancé.

Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant vaciller le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.

"Nous négocions pour nous-mêmes" 

Le Liban connaît désormais une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Dimanche "a été le premier jour depuis la reprise des hostilités le 2 mars au Liban" où les Casques Bleus "n'ont pas détecté des tirs ou des interceptions", a affirmé Stéphane Dujarric, selon qui ce calme "s'est poursuivi ce (lundi) matin".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois prévenu lundi que les soldats déployés dans le sud du Liban "disposent d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

"L'armée israélienne ne fait l'objet d'aucune restriction sur cette question", a ajouté M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

L'entente pour créer une cellule de crise, qui n'inclut pas Israël, intervient à la veille de nouvelles discussions directes à Washington entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Il s'agira de la cinquième session depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars.

Le mouvement chiite a attaqué Israël pour venger la mort le 28 février du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans l'offensive américano-israélienne. Les frappes israéliennes de représailles ont fait plus de 4.000 morts.

Une trêve, théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, n'a jamais été respectée.

"Nous négocions pour nous-mêmes, et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous", a insisté Joseph Aoun lundi.

"Nous accueillons toute aide venant de tout pays pour mettre fin à la guerre (...) mais il y a une grande différence entre oeuvrer à nous aider et s'ingérer dans nos affaires internes", a-t-il rappelé, dans une allusion à l'Iran, qui a longtemps exercé une forte influence au Liban à travers le Hezbollah.

Beyrouth, qui s'est employé au cours des derniers mois à dissocier les dossiers libanais et iranien, pousse en faveur de la réussite des pourparlers de Washington, auxquels s'oppose le Hezbollah, afin de mettre fin à la guerre et de déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.