Le Quad condamne le renforcement militaire des Houthis et les attaques qui menacent de faire dérailler la trêve au Yémen

L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni et les États-Unis ont condamné un récent défilé militaire des Houthis à Hodeidah, qui viole l'accord éponyme. (Dossier/AFP)
L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni et les États-Unis ont condamné un récent défilé militaire des Houthis à Hodeidah, qui viole l'accord éponyme. (Dossier/AFP)
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Publié le Dimanche 25 septembre 2022

Le Quad condamne le renforcement militaire des Houthis et les attaques qui menacent de faire dérailler la trêve au Yémen

L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni et les États-Unis ont condamné un récent défilé militaire des Houthis à Hodeidah, qui viole l'accord éponyme. (Dossier/AFP)
  • Les pays du Quad appellent les Houthis à ouvrir les principales routes autour de Taïz.
  • Ils réaffirment leur soutien au Conseil des dirigeants présidentiels du Yémen et soulignent l'importance de la cohésion au sein du conseil.

 

LONDRES : L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni et les États-Unis ont condamné le renforcement militaire à grande échelle des Houthis et toutes les attaques qui menacent de faire dérailler la trêve au Yémen.

Les pays, connus sous le nom de « Quad », se sont récemment réunis pour discuter de la situation au Yémen et ont également condamné les récentes attaques des Houthis contre Taïz et la parade militaire des Houthis qui a eu lieu à Hodeidah au début du mois et qui viole l'accord éponyme.

Le Quad a salué les bénéfices tangibles de la trêve au Yémen pour la population du pays depuis son début le 2 avril et la mise en œuvre continue des mesures de confiance convenues par le gouvernement.

Les pays se sont félicités de l'arrivée de carburant dans le port de Hodeidah, malgré un ordre des Houthis qui a retardé le processus établi pour le dédouanement des navires, et de la reprise des vols à destination et en provenance de l'aéroport de Sanaa.

Ils ont appelé à la mise en œuvre des mesures en suspens, notamment l'ouverture par les Houthis des principales routes autour de Taïz et un accord sur un mécanisme conjoint pour le paiement des salaires des fonctionnaires.

Le Quad a déclaré qu'il soutenait pleinement les efforts de l'envoyé spécial des Nations unies, Hans Grundberg, pour prolonger et étendre la trêve qui doit être renouvelée le 2 octobre, et que tous les termes de la trêve devaient être pleinement appliqués.

Les gouvernements des quatre pays ont également convenu qu'un cessez-le-feu permanent et un règlement politique durable doivent être les objectifs ultimes du processus politique yéménite, sous les auspices des Nations Unies, et qu'un tel règlement doit être fondé sur les références convenues et les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Ils ont réaffirmé leur soutien au Conseil présidentiel des dirigeants du Yémen, souligné l'importance de la cohésion au sein du conseil, et salué l'engagement du conseil à améliorer les services de base et la stabilité économique dans le pays déchiré par la guerre.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.co


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.