«J'ai besoin de mon salaire»: colère au Liban après la réouverture des banques

De longues files d'attente étaient visibles lundi devant plusieurs banques au Liban. (Photo, AFP)
De longues files d'attente étaient visibles lundi devant plusieurs banques au Liban. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 26 septembre 2022

«J'ai besoin de mon salaire»: colère au Liban après la réouverture des banques

De longues files d'attente étaient visibles lundi devant plusieurs banques au Liban. (Photo, AFP)
  • Incapables d'accéder à leur argent en dollars, des clients ont eu recours à des braquages pour réclamer leurs épargnes, dont cinq pour la seule journée du 16 septembre
  • Lundi, une dizaine de Libanais, dont des militaires et des policiers, patientent depuis plusieurs heures devant une branche fermée de Fransabank à Beyrouth

BEYROUTH : De longues files d'attente étaient visibles lundi devant plusieurs banques au Liban, dont certaines ont rouvert après une semaine de fermeture à la suite d'une série de braquages de clients voulant retirer leurs économies bloquées dans ce pays ravagé par une crise économique inédite.

Le Liban est plongé depuis 2019 dans de graves difficultés économiques et financières. Les banques imposent des restrictions draconiennes, empêchant ainsi les clients de retirer leurs économies, en particulier en dollars.

Fixée officiellement depuis 1997 au taux de 1 500 livres pour un dollar, la monnaie nationale a perdu 95% de sa valeur en deux ans.

Incapables d'accéder à leur argent en dollars, des clients ont eu recours à des braquages pour réclamer leurs épargnes, dont cinq pour la seule journée du 16 septembre.

Lundi, une dizaine de Libanais, dont des militaires et des policiers, patientent depuis plusieurs heures devant une branche fermée de Fransabank à Beyrouth.

"J'ai besoin de mon salaire!", lance un membre des Forces de sécurité intérieure (FSI), devant les grilles de l'établissement.

A côté de lui, Yolla Sawan, une enseignante retraitée de 67 ans, affirme avoir pris rendez-vous auprès de la banque dans l'espoir de retirer 130 euros, la somme maximale qui lui est autorisée par son institution financière. Sans cet argent, "je ne sais pas ce que je ferai", dit-elle.

Quelques ruelles plus loin, des militaires et policiers se mêlent aux déposants qui patientent devant un distributeur dépourvu de billets à l'entrée de la banque Crédit libanais.

"Je n'ai plus rien à dire, je suis vidé", soupire un policier qui attend depuis deux heures pour retirer son salaire.

A Saïda, dans le sud du pays, des dispositifs de sécurité massifs ont été déployés devant plusieurs établissements, selon un correspondant de l'AFP, après qu'un membre des forces de sécurité a essayé d'entrer de force dans une branche de la BLOM Bank pour retirer son salaire.

L'Association des banques du Liban (ABL) a déclaré dimanche que les banques rouvriront lundi en capacité limitée pour servir les entreprises, les établissements éducatifs et les hôpitaux.

Les distributeurs automatiques sont disponibles "pour tous les clients", afin de permettre aux secteurs public et privé de transférer les salaires de leurs employés, a assuré l'ABL.

Georges el-Hajj, du syndicat des employés de banques au Liban, affirme que plusieurs branches sont restées fermées lundi, et celles qui ont rouvert leurs portes ont renforcé leurs dispositifs sécuritaires.

"Cette semaine servira de test pour voir comment la situation va évoluer", explique-t-il.


Le roi Salmane effectue des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite est actuellement en train de passer des examens médicaux à l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté vendredi l’Agence de presse saoudienne.

Aucune information supplémentaire n’a été communiquée concernant la nature de la visite du souverain ni les détails de son état de santé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite annonce un nouveau soutien financier au gouvernement yéménite

Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
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  • Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi
  • Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires

RIYAD: L'ambassadeur saoudien au Yémen et superviseur du programme saoudien pour le développement et la reconstruction du Yémen, Mohammed Al-Jaber, a annoncé que le Royaume, sous les directives de ses dirigeants, a fourni un nouveau soutien au budget du gouvernement yéménite, visant à payer les salaires des employés de l'État dans tous les secteurs.

Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi. Ce paquet comprend la fourniture des dérivés du pétrole nécessaires au fonctionnement des centrales électriques, ce qui contribuera à améliorer le niveau de vie des habitants du Yémen et à alléger leur fardeau quotidien.

Le poste d'Al-Jaber a souligné, en particulier, que tous les salaires des forces militaires et de sécurité liées au comité militaire supérieur lié à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite seront payés à partir de dimanche.

Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires en guise de moyen de pression. M. Al-Zubaidi est recherché par le gouvernement yéménite pour haute trahison et corruption.

L'ambassadeur a souligné que ces mesures s'inscrivaient dans le cadre du soutien aux efforts déployés par le gouvernement yéménite pour mettre en œuvre le programme de réforme économique, qui vise à assurer la stabilité financière et économique et à renforcer la capacité de l'État à s'acquitter de ses obligations fondamentales.


Liban: de nouvelles frappes israéliennes ciblent l'est du pays

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
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  • L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban
  • "En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban"

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban, après avoir appelé les habitants de deux zones dans l'est du pays à l'évacuer.

"En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban", a indiqué un communiqué militaire.

Plus tôt, elle avait appelé les habitants des localités de Sohmor et de Machgara, situées l'une à proximité et l'autre dans la plaine de la Bekaa, un fief du Hezbollah, à évacuer la zone avant des frappes ciblant des infrastructures du mouvement chiite libanais.

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer.

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le Hezbollah pro-iranien et, de façon moins fréquente, le Hamas.

Le 8 janvier, l'armée libanaise a annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 kilomètres de la frontière avec Israël, conformément à l'accord de cessez-le-feu.

Israël avait jugé que ces efforts constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".

Après les annonces de l'armée libanaise, l'armée israélienne a mené plusieurs frappes dans le sud du Liban, la plupart au nord du Litani, qui ont fait un mort selon les autorités libanaises.

Elle avait alors affirmé cibler un membre du Hezbollah et les infrastructures de la formation libanaise.