Turquie: le gouverneur de la banque centrale remplacé

Le désormais ex-gouverneur de la banque centrale turque, Murat Uysal (Photo, Adem ALTAN/AFP).
Le désormais ex-gouverneur de la banque centrale turque, Murat Uysal (Photo, Adem ALTAN/AFP).
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Publié le Samedi 07 novembre 2020

Turquie: le gouverneur de la banque centrale remplacé

  • Le gouverneur de la banque centrale de Turquie, Murat Uysal, a été limogé et remplacé par l'ancien ministre des Finances Naci Agbal, selon un décret présidentiel
  • Le président Erdogan s'oppose fermement à toute hausse des taux d'intérêt, qu'il a un jour qualifiés de « mère et père de tous les maux »

ANKARA: Le gouverneur de la banque centrale de Turquie, Murat Uysal, a été limogé et remplacé par l'ancien ministre des Finances Naci Agbal, selon un décret présidentiel publié samedi alors que la livre turque est au plus bas.

Uysal avait accédé à son poste en juillet 2019 après le limogeage de son prédécesseur, également par décret.

Ministre des Finances de 2015 à 2018, Agbal a été nommé nouveau gouverneur et aucune raison n’a été donnée au remplacement de Uysal. 

Uysal avait hérité du poste à la suite de désaccords entre le gouverneur précédent, Murat Cetinkaya, et le président turc Recep Tayyip Erdogan au sujet de la réduction des taux d’intérêt.

Le président Erdogan s'oppose fermement à toute hausse des taux d'intérêt, qu'il a un jour qualifiés de « mère et père de tous les maux ».

Samedi dernier, le chef de l'Etat a déclaré que la Turquie luttait contre le « triangle diabolique des taux d’intérêt, des taux de change et de l'inflation ».

Au cours des derniers mois, la livre turque a atteint des niveaux historiquement bas par rapport au dollar américain, et se situait à 8,52 par rapport au billet vert vendredi soir.

La monnaie turque a perdu près de 30% de sa valeur par rapport au dollar cette année. 

Les marchés s’inquiètent de la persistance d’une inflation élevée, toujours à deux chiffres, et de la forte baisse des réserves de devises.

Le mois dernier, beaucoup espéraient que la banque centrale relève le principal taux d’intérêt en raison de la faiblesse de la livre, mais les marchés avaient été déçus lorsqu’il était resté inchangé.

La banque avait surpris les investisseurs en septembre lorsqu'elle avait relevé le taux directeur pour la première fois depuis 2018, le faisant passer de 8,25 à 10,25 %. 

La prochaine décision du comité de politique monétaire de la Banque sur les taux d’intérêt doit être prise le 19 novembre.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.